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Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 42, septembre 1999

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Au sommaire du n° 42, septembre 1999

Edito : opportunités ratées...
Les portes grandes ouvertes...
Wagon et dons divers... Le patrimoine augmente.
La B111 prête au premier voyage.
Bienvenue aux petits nouveaux.
La dernière assemblée générale du 20ème siècle.
L'actualité chez les autres.
Quand sifflait le Petit Anjou... Histoires drôles.

Billetin n°42

 

Un couvert de plus à la six

…Ou plus exactement un couvert de plus au Sauloup. En terme de chemin de fer, un couvert est un wagon à bestiaux, et c'est un engin de ce type que nous venons de récupérer. C'est le troisième qui vient ainsi de rejoindre le dépôt du Sauloup, après un wagon récupéré en 1987 à Saint Macaire en Mauges et un autre en 1996 au Fief Sauvin.
Notre dernière acquisition provient du manoir de la Chaperonnière entre Jallais et Beaupréau où il servit à la fois de porcherie et de poulailler. La récupération a demandé un investissement humain important et un investissement financier non négligeable. En effet, nous avons du construire un poulailler pour palier au départ du wagon qui remplissait encore ce rôle. En outre l'accès n'était pas des plus aisé, puisque le camion devait traverser deux prés (dont l'un comportait un passage avec un passage à niveau à vache avec écoulement de purin) et un jardin avant d'arriver sur les lieux, le tout sur terrain assez pentu. Une période de sécheresse était donc indispensable. Les préparatifs ont duré 5 à 6 jours, avec approvisionnement de parpaing, de sable, de ciment, de chevrons, de tôles, de poteaux, de grillage, etc. Ils ont été assurés par les deux Gérard, Olivier, Pascal et Roger Audoin. Puis il a fallu désolidariser notre wagon d'un socle en béton à l'aide d'un marteau piqueur… Enfin, il fallut retirer le planché en béton qui recouvrait le plancher en bois. C'est à ce moment que nous avons eut la confirmation que le béton avait réellement protégé le châssis. Ainsi, des trois wagons que nous possédons, c'est très nettement le meilleur malgré l'absence de tous les organes de roulement, de freinage et de suspension.
Le transport s'avéra problématique avec une première tentative le 17 août qui avorta pour cause de pluies à la dernière minute. La seconde, quelques jours plus tard, nécessita quelques manœuvres en force pour aboutir.

Arrivée du wagon couvert à l'atelier du Sauloup.
Dépose sur un châssis de berline des ardoisières de Trélazé.
23 août 1999
.

Wagon de la Chaperonnière

La carcasse est maintenant au Sauloup, sur un chariot, et sa restauration devrait débuter dans six mois environ, une fois la B 111 terminée. Rendez-vous dans deux ans pour l'inauguration du premier couvert restauré…
Nous remercions la famille Froger (ancien propriétaire) qui a accepté et aidé à un échange de bons procédés pour aboutir à ce sauvetage.

 

Un grand pas pour la B 111

Quatre ans après avoir quitté son châssis, la B 111 vient de le retrouver. L'un comme l'autre ont pris un grand coup de jeune entre temps, et on peut désormais contempler l'ensemble avec fierté, puisqu'il s'approche fortement de son aspect final.
L'opération s'est déroulée à la fin de juillet. Dès l'aube, les crics entraient en action pour soulever la caisse à un bon mètre de hauteur au-dessus de la voie. Quatre empilages de cales allaient alors fournir l'appui à deux rails en travers de la caisse, afin que le châssis puisse se glisser en dessous. Ce fut un grand moment et il ne manquait que la fanfare pour célébrer l'instant. Bref, les acteurs et quelques spectateurs bien informés se sont rués à bord pour le voyage inaugural.


Levage de la caisse de la B111

Levage de la caisse de la B111

Levage de la caisse à l'aide de quatre empilages de cales donnant appui à deux rails en travers de la caisse.
26 juin 1999.
Arrivé à la bonne hauteur, le châssis peut être glissé sous la caisse.
26 juin 1999.

Mise sur châssis de la B111

Mise sur châssis de la B111

Mise sur châssis de la B111

Mise sur châssis de la B111

Deux étapes de la mise en place du châssis.
26 juin 1999.

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Comme les marchepieds n'étaient pas encore installés, l'accès relevait un peu de l'escalade, mais personne ne pensa à faire de réclamation à la compagnie du Petit Anjou, comme cela n'aurait pas manqué il y a un siècle… En guise de locomotive, il a fallu réquisitionner quelques volontaires qui durent effectuer deux allers et retours…Heureusement qu'il n'y a pas dix kilomètres de voie !…
Depuis cet instant mémorable, la voiture a été équipée de marchepieds. En juillet et août, Olivier, Jean et Gérard ont fabriqué les douze supports en fer forgé, à l'aide des machines-outils de l'atelier et aussi avec le concours d'un maître forgeron d'Andard : Jean-Yves Marais qui s'est prêté de bonne grâce, malgré la canicule et la chaleur de la forge, aux exigences des puristes que nous sommes. Dans la foulée, les planches ont été découpées et installées.
La toiture a reçu son revêtement final en août, tandis que le tôlage du second coté touche à sa fin.
Ensuite, il ne manquera plus que les portières à refaire ou à finir de réparer avant de les installer, les ports bagages qui sont en cours de fabrication et les différentes ferrures à remettre en place. Si tout va bien, on peut espérer que la peinture se réalise au début de 2000…
Un autre moment historique a été consigné : le samedi 21 août à 20h30, pour la première fois nous avons tracté notre B 111 avec le locotracteur Dujardin. C'était le premier train de voyageurs depuis 51 ans ! Ce voyage de 30 mètres s'est effectué avec un seul voyageur à bord : Alain Laurent, et c'est Olivier Simonin qui était aux commandes…
Le voyage s'est déroulé sans encombre avec Gérard Dezaire comme chef de train, et nous avons fait l'heure au terminus… ! Le voyageur a avoué son émotion et a tenu à faire remarquer que le confort, tout sommaire qu'il fut et malgré l'absence des portières, était bien meilleur que celui de la draisine…
Quant au mécanicien, il a déploré l'absence de sablières, ce qui a occasionné un patinage. Il déplore aussi un siège non rembourré, un levier de frein mal placé, l'absence d'essuie-glaces, une cabine mal insonorisée, une climatisation déficiente, et menace (déjà !) de faire grève…
Un grand pas, n'est ce pas…?
Cette composition a nécessité la confection d'un attelage spécial sur le Dujardin, lequel a été plutôt conçu pour le matériel de carrière avec un tamponnement rase motte. Des récidives officielles ont eu lieu aux journées portes ouvertes (article dans le prochain bulletin).

Lors des journées portes ouvertes, le curieux attelage constitué par le locotracteur Dujardin et la voiture B111.
11-12 septembre 1999.

La B111 remorquée par le Dujardin

 

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