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Précisons que la B 111, est maintenant entièrement tôlée.
Il reste encore à poser les couvre-joints, à terminer les portières, les
porte-bagages et les caillebotis au sol, avant la peinture générale. Nous
recrutons toujours des bénévoles, surtout que les travaux sur le wagon
récupéré cet été vont commencer...
Ainsi que nous l'avions annoncé dans le précédent numéro,
la halte restaurée du Petit Princé a été inaugurée. La cérémonie a eu
lieu le samedi 13 novembre en fin de matinée. La météo n'a eu aucune pitié
pour les participants, puisqu'elle nous a gratifiés d'un vent glacial
avec, en prime, une averse cinglante juste au moment des discours. L'avantage
c'est que le vin d'honneur était bien frais ! Tout ceci n'a pas empêché
la réussite de la cérémonie qui a regroupé différents élus du secteur,
dont Jean-Patrick Defours, le maire de Fontaine-Guérin, Jean-Charles Taugourdeau,
conseiller général et maire de Beaufort, Christian Martin, conseiller
Général, ainsi que les instigateurs ou artisans de la restauration.
Nous précisons qu'il s'agit de la seconde inauguration de cette halte,
et que la précédente remonte à plus d'un siècle... Seule différence, cette
fois, le train n'était pas au rendez-vous... à notre grand regret !
A défaut de train, la draisine était là, devant la halte ! (Nous ne sommes
pas au mois d'avril pour vous faire des farces... !) Même qu'une poignée
de nos membres en a bavé pour la placée sur les quatre mètres de voie
installés devant, et "rebavé" pour la sortir de sa tanière 2
jours plus tard... (voir article "Déraillement au Petit Princé")
Avouons que les choses ont été bien faites : la halte a hérité d'une
charpente toute neuve offerte par les artisans de Fontaine-Guérin avec
une couverture en ardoises offertes par le Musée de l'Ardoise de Trélazé.
Les enduits ont été refaits à l'ancienne, tandis que le panneau "Halte
du Petit Princé" a été remis en place et qu'une courte voie a été
posée juste devant la halte par notre association. Enfin un panneau commémoratif
a été installé près du parking du poste de péage avec un fléchage conduisant
à la halte.
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La pose de la voie avait eu lieu pendant les
beaux jours d'octobre. |
Rappelons que la restauration s'est déroulée grâce au
concours financier de Cofiroute, conjugué au dévouement d'une dizaine
de bénévoles de cette société autoroutière, laquelle exploite la nouvelle
section de Seiches à Bourgueil en plus de la section Angers-Nantes dans
notre région.
En ouvrant les allocutions, Monsieur Beucherit de Cofiroute s'est plu
à faire un parallèle entre le Petit Anjou et l'autoroute en ces lieux,
unissant le rail et la route... Le maire de Fontaine-Guérin a surtout
rappelé le rôle primordial de Cofiroute en soulignant les coïncidences
qui entourent la halte, et aussi celui de notre association qui a été
l'instigatrice de l'affaire en adressant un courrier à Jean-Charles Taugourdeau
au moment des projets (rappelons que c'est la famille Robineau de Fontaine-Guérin,
dont Frédéric est membre, qui fut à l'origine de l'affaire). Cette démarche
permit en effet de sauver le petit édifice de la destruction au moment
de l'implantation du poste de péage. M. Defours a notamment dit : "Cette
restauration a été possible grâce à la générosité exemplaire de tous les
bénévoles qui y ont participé. Cela donne matière à réflexion"
Christian Martin qui a évoqué ses souvenirs du Petit Anjou en insistant
sur l'intérêt du patrimoine que représente le Petit Anjou, a fait part
d'une intéressante nouvelle à propos de l'ancienne gare d'Auverse. (voir
article à ce sujet)
Les personnalités coupent le ruban
inaugural.
13 novembre 1999 |
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Notre président prit aussi la parole pour évoquer l'histoire
du tortillard et expliquer le rôle et les objectifs de notre association.
De notre coté, nous remarquons que cette opération, au-delà de son intérêt
pour le patrimoine, a eu le mérite de favoriser la rencontre entre des
gens qui ne se connaissaient pas et qui ont trouvé un point commun. Celui-ci
sera peut-être le départ d'une longue histoire...
D'ailleurs, au fil des conversations, nous avons noté une idée à étudier
: quelqu'un a émis le souhait de voir une draisine à demeure devant la
halte... Eh bien, y'a pluka en faire une ! Nous, on peut certainement
fournir le châssis à partir d'un wagonnet ex Ardoisières...
Attention, le virus du Petit Anjou attaque parfois à l'insu du plein
gré de ses victimes...
En tous cas, après les cérémonies officielles, presque en cachette, un
petit groupe s'est retrouvé à bord de la draisine mise en route par Eric,
et conduite par Karelle (sur les genoux de Gérard...), pour un voyage
de... un mètre cinquante ! ... (Trois mètres, si on compte le retour !)
N'empêche, l'enthousiasme était là... !
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La draisine devant la halte fraîchement rénovée.
13 novembre 1999 |
Rappelons que c'est la seconde halte du Petit Anjou qui
se trouve préservée. La première, dite de "Passavant, et située à
Nueil-sur-Layon, avait été restaurée en 1995, sur l'initiative d'un groupe
de jeunes de cette commune, sous les directives de Georges Mauneau de
Nueil, qui, du reste, est membre de notre association. Petite nuance entre
les deux bâtisses, celle de Passavant existait en plusieurs exemplaires
au fil des lignes, tandis que celle du Petit Princé était unique en son
genre, avec ses épais murs de pierre. Ceci n'enlève pas de valeur à la
remarquable préservation de la halte de Passavant, bien évidemment. Un
autre modèle, lui aussi unique, mériterait bien d'être restauré, c'est
la halte de la Mornais, près du Louroux-Béconnais, qui affichait un style
luxueux avec des parements en briques et tuffeau. La famille Huault-Dupuis,
propriétaire du château de la Mornais étaient à l'origine de cette particularité.
Avis aux amateurs...
| Déraillement au Petit Princé le 12 novembre dernier |
Il ne s'agit pas d'un titre piqué dans le "Petit
Courrier" de 1937, mais d'une aventure inédite de notre brave draisine
Billard à l'occasion de la manifestation d'inauguration de la halte du
Petit Princé l'autre jour.
Ca devait arriver dira Olivier le chef de la voie... le pont était trop
étroit et le remblai trop récent... Et la tête de mule de secrétaire n'en
démordait pas de vouloir contempler la draisine devant la halte !
Bref, Dame Billard s'est retrouvée le train arrière dans le ballast avec
une roue à 3 centimètres du ravin. Heureusement qu'il n'y avait pas la
télé,..."ils" auraient fait un scoop catastrophe avec un plan
ORSEC à la clé...
Le pire, c'est que le déraillement ne s'est même pas produit sur les quatre
mètres de voie posés à demeure devant la halte restaurée, mais sur une
sorte de piste mi-bois, mi-ferraille improvisée pour mettre la bestiole
en place la veille du jour J. Faut que je vous dise,... les quatre mètres
de voie sont de l'autre coté d'un profond fossé. La manuvre consistait
à passer la draisine par un pont moins large qu'une piste cyclable, puis
à tourner l'engin d'un quart de tour, tout ça coincé entre la halte, le
fossé et un grillage. Belmondo n'aurait pas osé !
Le tout s'est terminé à la lueur des bougies !
Comme on dit, "Y'aura des souvenirs..."
| Ne croirait-on pas (hormis les
panneaux modernes qui sont provisoires), que notre draisine vient
d'arriver de Baugé avec son équipe et marque une courte halte
au Petit Princé ? |
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