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Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 43, décembre 1999

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Au sommaire du n° 43, décembre 1999

Edito : le dernier témoin...
Retour sur les journées portes ouvertes.
Les potins du Sauloup.
Ca bouge au Petit Princé.
Dons, expositions, maquettes, etc.
Trois nouveaux amis du P'tit Anjou.
Quand le tortillard surf sur le web...
Un livre sur les gares d'Angers et 12 cartes postales nouvelles.
Portrait : Jean-Baptiste Boiziau, chaudronnier au P'tit Anjou.

Bulletin n°43

 

Retrospective

Avec le précédent bulletin, vous avez eu quelques nouvelles des 2 journées "Portes Ouvertes" qui se sont déroulées les 11 et 12 septembre dernier.
Nous ne reviendrons pas sur le succès de la B 111 à cette occasion, si ce n'est pour vous présenter les photos souvenirs.

La B111 remorquée par le Dujardin

La B111 remorquée par le Dujardin

Quelques vues des journées portes ouvertes, avec la "rame voyageur" composée du locotracteur Dujardin et de la voiture B 111.
Ce fut également pour certains visiteurs l'occasion de se faire les muscles en démarrant à la manivelle le bon vieux Dujardin.
Démarrage du Dujardin
Pause repas La pause repas bien méritée, animée par nos cuisinières émérites.

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Précisons que la B 111, est maintenant entièrement tôlée. Il reste encore à poser les couvre-joints, à terminer les portières, les porte-bagages et les caillebotis au sol, avant la peinture générale. Nous recrutons toujours des bénévoles, surtout que les travaux sur le wagon récupéré cet été vont commencer...

 

Une halte toute neuve

Ainsi que nous l'avions annoncé dans le précédent numéro, la halte restaurée du Petit Princé a été inaugurée. La cérémonie a eu lieu le samedi 13 novembre en fin de matinée. La météo n'a eu aucune pitié pour les participants, puisqu'elle nous a gratifiés d'un vent glacial avec, en prime, une averse cinglante juste au moment des discours. L'avantage c'est que le vin d'honneur était bien frais ! Tout ceci n'a pas empêché la réussite de la cérémonie qui a regroupé différents élus du secteur, dont Jean-Patrick Defours, le maire de Fontaine-Guérin, Jean-Charles Taugourdeau, conseiller général et maire de Beaufort, Christian Martin, conseiller Général, ainsi que les instigateurs ou artisans de la restauration.
Nous précisons qu'il s'agit de la seconde inauguration de cette halte, et que la précédente remonte à plus d'un siècle... Seule différence, cette fois, le train n'était pas au rendez-vous... à notre grand regret !
A défaut de train, la draisine était là, devant la halte ! (Nous ne sommes pas au mois d'avril pour vous faire des farces... !) Même qu'une poignée de nos membres en a bavé pour la placée sur les quatre mètres de voie installés devant, et "rebavé" pour la sortir de sa tanière 2 jours plus tard... (voir article "Déraillement au Petit Princé")
Avouons que les choses ont été bien faites : la halte a hérité d'une charpente toute neuve offerte par les artisans de Fontaine-Guérin avec une couverture en ardoises offertes par le Musée de l'Ardoise de Trélazé. Les enduits ont été refaits à l'ancienne, tandis que le panneau "Halte du Petit Princé" a été remis en place et qu'une courte voie a été posée juste devant la halte par notre association. Enfin un panneau commémoratif a été installé près du parking du poste de péage avec un fléchage conduisant à la halte.

Pose de voie au Petit Princé La pose de la voie avait eu lieu pendant les beaux jours d'octobre.

Rappelons que la restauration s'est déroulée grâce au concours financier de Cofiroute, conjugué au dévouement d'une dizaine de bénévoles de cette société autoroutière, laquelle exploite la nouvelle section de Seiches à Bourgueil en plus de la section Angers-Nantes dans notre région.
En ouvrant les allocutions, Monsieur Beucherit de Cofiroute s'est plu à faire un parallèle entre le Petit Anjou et l'autoroute en ces lieux, unissant le rail et la route... Le maire de Fontaine-Guérin a surtout rappelé le rôle primordial de Cofiroute en soulignant les coïncidences qui entourent la halte, et aussi celui de notre association qui a été l'instigatrice de l'affaire en adressant un courrier à Jean-Charles Taugourdeau au moment des projets (rappelons que c'est la famille Robineau de Fontaine-Guérin, dont Frédéric est membre, qui fut à l'origine de l'affaire). Cette démarche permit en effet de sauver le petit édifice de la destruction au moment de l'implantation du poste de péage. M. Defours a notamment dit : "Cette restauration a été possible grâce à la générosité exemplaire de tous les bénévoles qui y ont participé. Cela donne matière à réflexion"
Christian Martin qui a évoqué ses souvenirs du Petit Anjou en insistant sur l'intérêt du patrimoine que représente le Petit Anjou, a fait part d'une intéressante nouvelle à propos de l'ancienne gare d'Auverse. (voir article à ce sujet)

Les personnalités coupent le ruban inaugural.
13 novembre 1999
Inauguration de la halte

Notre président prit aussi la parole pour évoquer l'histoire du tortillard et expliquer le rôle et les objectifs de notre association.
De notre coté, nous remarquons que cette opération, au-delà de son intérêt pour le patrimoine, a eu le mérite de favoriser la rencontre entre des gens qui ne se connaissaient pas et qui ont trouvé un point commun. Celui-ci sera peut-être le départ d'une longue histoire...
D'ailleurs, au fil des conversations, nous avons noté une idée à étudier : quelqu'un a émis le souhait de voir une draisine à demeure devant la halte... Eh bien, y'a pluka en faire une ! Nous, on peut certainement fournir le châssis à partir d'un wagonnet ex Ardoisières...
Attention, le virus du Petit Anjou attaque parfois à l'insu du plein gré de ses victimes...
En tous cas, après les cérémonies officielles, presque en cachette, un petit groupe s'est retrouvé à bord de la draisine mise en route par Eric, et conduite par Karelle (sur les genoux de Gérard...), pour un voyage de... un mètre cinquante ! ... (Trois mètres, si on compte le retour !) N'empêche, l'enthousiasme était là... !

La halte et la draisine La draisine devant la halte fraîchement rénovée.
13 novembre 1999

Rappelons que c'est la seconde halte du Petit Anjou qui se trouve préservée. La première, dite de "Passavant, et située à Nueil-sur-Layon, avait été restaurée en 1995, sur l'initiative d'un groupe de jeunes de cette commune, sous les directives de Georges Mauneau de Nueil, qui, du reste, est membre de notre association. Petite nuance entre les deux bâtisses, celle de Passavant existait en plusieurs exemplaires au fil des lignes, tandis que celle du Petit Princé était unique en son genre, avec ses épais murs de pierre. Ceci n'enlève pas de valeur à la remarquable préservation de la halte de Passavant, bien évidemment. Un autre modèle, lui aussi unique, mériterait bien d'être restauré, c'est la halte de la Mornais, près du Louroux-Béconnais, qui affichait un style luxueux avec des parements en briques et tuffeau. La famille Huault-Dupuis, propriétaire du château de la Mornais étaient à l'origine de cette particularité. Avis aux amateurs...

 

Déraillement au Petit Princé le 12 novembre dernier

Il ne s'agit pas d'un titre piqué dans le "Petit Courrier" de 1937, mais d'une aventure inédite de notre brave draisine Billard à l'occasion de la manifestation d'inauguration de la halte du Petit Princé l'autre jour.
Ca devait arriver dira Olivier le chef de la voie... le pont était trop étroit et le remblai trop récent... Et la tête de mule de secrétaire n'en démordait pas de vouloir contempler la draisine devant la halte ! Bref, Dame Billard s'est retrouvée le train arrière dans le ballast avec une roue à 3 centimètres du ravin. Heureusement qu'il n'y avait pas la télé,..."ils" auraient fait un scoop catastrophe avec un plan ORSEC à la clé...
Le pire, c'est que le déraillement ne s'est même pas produit sur les quatre mètres de voie posés à demeure devant la halte restaurée, mais sur une sorte de piste mi-bois, mi-ferraille improvisée pour mettre la bestiole en place la veille du jour J. Faut que je vous dise,... les quatre mètres de voie sont de l'autre coté d'un profond fossé. La manœuvre consistait à passer la draisine par un pont moins large qu'une piste cyclable, puis à tourner l'engin d'un quart de tour, tout ça coincé entre la halte, le fossé et un grillage. Belmondo n'aurait pas osé !
Le tout s'est terminé à la lueur des bougies !
Comme on dit, "Y'aura des souvenirs..."

Ne croirait-on pas (hormis les panneaux modernes qui sont provisoires), que notre draisine vient d'arriver de Baugé avec son équipe et marque une courte halte au Petit Princé ? Le Petit Princé en 1935?

 

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