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Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 44, mars 2000

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Au sommaire du n° 44, mars 2000

Edito : assemblée générale 2000
Un nouveau bulletin virtuel, internet, etc.
Billard, Billard... Vous avez dit Billard ? Comme c'est étrange...
Dons, adhésions, expos et autres nouvelles.
Plein d'expos en projet.
Quand nous ne dirons plus quoi de neuf au Sauloup ?...
Quand le P'tit Anjou avait l'air Ballot...

Bulletin n°44

 

Six semaines d'honneur avec les gares d'Angers

De la fin novembre à la mi-janvier 2000, s’est tenue, à la salle Chemellier (juste à côté de la mairie d'Angers), une exposition sur les gares d'Angers. Cette manifestation était organisée par la "Mission Evénementielle" de la mairie dans le cadre des travaux de la nouvelle gare d'Angers.
Y participaient, la SNCF et notre association. Un autre partenaire, M. Lefort, de Saint-Hillaire-de-Chaléon en Loire-Atlantique, devait également présenter quelques très belles pièces de son importante collection de matériels ferroviaires. Malheureusement, pour d’obscures raisons, celui-ci fit faux bond au dernier moment, posant des problèmes aux organisateurs et mettant à mal notre crédibilité du fait que nous avions établi le contact entre la mairie et lui.
Cette exposition retraçait l’histoire des gares d'Angers depuis leur origine jusqu’à nos jours, par une série de panneaux ainsi que divers éléments de décors provenant soit de la SNCF soit du Petit-Anjou. La partie historique était retracée grâce aux précieux renseignements fournis par les archives de la mairie, du département et de nos historiens maison, Michel Radin et Michel Harouy. Le tout était agrémenté par une maquette de la future gare d'Angers et une présentation vidéo d’anciens films sur la vapeur dans la région. Le Petit Anjou avait sa place, avec notamment la rame complète de notre maquettiste Henri. Rappelons qu’il présentait en primeur son nouvel autorail De Dion JM 3, remarquablement réussi comme tout le reste...

Maquette d'autorail De Dion Bouton Autorail De Dion Bouton (type JM3) n° 24 du Petit Anjou réalisé par Henri Ménard. Comme pour les autres maquettes du même auteur, il s'agit d'une construction intégrale à l'échelle 1/10ème.

Près de 18 000 visiteurs, dont plusieurs classes d’écoliers, ont fréquenté celle exposition. Selon le compte-rendu des organisateurs, il s’agit d’un record d’affluence si on se réfère aux expositions organisées habituellement.
Un petit stand de vente diffusait la nouvelle série de cartes postales de l’association ainsi que le dernier-né des livres de Michel Radin sur les gares d'Angers. Les ventes furent à l’image de la fréquentation de l’expo !
Parmi le public dominical, en celle fin décembre, un charmant Monsieur vint nous voir pour nous expliquer qu’il venait d’acquérir un terrain ayant appartenu au Petit-Anjou (près du pont disparu enjambant les voies SNCF avant la gare des Noyers) et qu’au cours des travaux de terrassement, il y avait trouvé une mystérieuse pièce métallique, peinte en vert et qui semblait provenir du matériel roulant du tortillard. Après moultes explications à Henri et Pascal, qui commençaient à baver à l’idée d’avoir déniché une perle, notre homme s’en retourna chez lui chercher l’objet en question. Nous le vîmes réapparaître avec… une mâchoire de frein d’une 4 CV Renault Comme quoi, 50 ans après, au Petit-Anjou, on y croit toujours au Père Noël !
Plusieurs anciens cheminots de la gare Saint-Laud, ou fils de mécaniciens des anciennes compagnies de chemin de fer (PO, ETAT), nous ont également raconté quelques souvenirs.
Enfin pour que le souvenir soit plus vivace, un petit couac a perturbé l’exposition. Il s’agit d’un incident dû à la malveillance en l’absence d’Henri, un visiteur inconscient a branché les rails directement sur une prise de courant Ce geste s’est soldé par la destruction du moteur électrique de la locomotive (prévu pour du 24 volts !) et de tout le système d’automatisation. A l’heure actuelle, le moteur a été remplacé, mais le système électronique n’est pas encore réinstallé.
Un grand coup de chapeau à Henri qui a essuyé le fracas et à Monique puisqu’ils ont assuré 9 permanences, dont tous les dimanches entre e 20 novembre et le 16 janvier dernier. Merci aussi à tous ceux qui les ont accompagnés chaque dimanche.

P. R. & G.D.

NDLR : il est fort regrettable que les règles strictes édictées par les organisateurs, notamment l’interdiction de faire des photos (à l’ère de limage), y compris pour les partenaires directs de l’expo, nous en l’occurrence, nous empêchent (au-delà de l’absence de toute trace dans nos archives), de vous présenter ici un aperçu photographique.

 

L'effet d'une bombe...

Notre atelier-dépôt du Sauloup est en sursis !
Voici juste 9 ans, les Amis et Compagnons d’Emmaüs nous prêtaient généreusement un bout de terrain pour y installer un hangar. Un an plus tard, avec 50 m² couvert, nous inaugurions notre atelier. Depuis, les installations ont atteint 120 m², et nous occupons environ 1500 m² de terrain. Notre espoir était d’agrandir encore atelier dans le courant de cette année, et de poser une troisième voie afin d’accueillir les 4 wagons du Velay que nous avons achetés, ainsi que 2 motrices Thomson, ex-Ardoisières, obtenues en dédommagement lors de l’affaire des rails en 1998. Il n’en sera rien, puisque les responsables d’EMMAUS-ANGERS (celle appellation a remplacé la précédente) nous ont fait savoir qu’ils souhaitaient récupérer le terrain en vue de réaliser un centre de stockage pour l’ouest de la France. Nous aurons donc à plier bagages pour le milieu de 2001 environ, à moins d’un report du projet. Par conséquent, et sauf élément nouveau, les préparatifs pour le déménagement devront donc débuter dès l’automne prochain.
Il s’agit évidemment d'une nouvelle fort contrariante à laquelle nous ne nous attendions pas vraiment. Mais, nous avons la chance d’avoir un peu de temps pour nous organiser. Des démarches ont même commencé dès janvier.
Comme nous l’avons déjà souvent entendu, beaucoup de nos membres se demanderont pourquoi nous ne nous étions pas entourés de garanties pour assurer la pérennité de ces installations. La question a bien été étudiée en temps voulu, mais en réalité, il faut savoir qu’un prêt (de terrain ou autre) ne peut être assorti d’aucune contrainte pour le prêteur, et c'est bien légitime. Le seul autre choix pour l’AAPA à l’époque, aurait été tout simplement de ne rien faire du tout !
Sachons en effet que 2000 m² en zone artisanale représente environ 90000 F d’investissement, et que la capacité financière de notre association était de 2000 F/an à cette époque là, soit, même pas de quoi couvrir le dixième des frais financiers de l’emprunt nécessaire.
Eut-il été préférable de ne rien faire ? Faute de matériel préservé et restauré, il n’y aurait eu aucun projet de musée, et l’association n’existerait peut-être même plus ! Donc, depuis neuf ans, sachant que nous ne sommes pas chez nous, nous vivons consciemment avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes... Mais nous vivons, et nous avons avancé.
Le projet de musée n’étant pas réalisable avant plusieurs années, il nous faut donc maintenant trouver une solution de rechange. Les problèmes posés sont énormes. Il nous faut d’abord trouver un site d’accueil, c’est-à-dire un terrain constructible ou un entrepôt existant. Le cas échéant, il faudra faire bâtir, car un atelier équivalent à l’actuel demanderait au moins 2 ans de travaux à nos bénévoles, ce qui n’est pas acceptable pour Emmaüs et difficilement imaginable à l’égard de notre motivation. Ensuite, il faudra tout transférer, que ce soit les 25 véhicules ferroviaires entreposés au Sauloup, les tonnes de matériel d’atelier, les objets de toutes sortes, et les 200 mètres de voies ferrées qu’il faudra réinstaller. Pour finir, il faudra démonter l’ancien atelier et le remonter afin d’abriter le matériel déjà restauré, faute de quoi, il sera impossible de poursuivre les activités de restauration. C’est une tâche de 2 ans au minimum pendant lesquels nous n’allons pas avancer par ailleurs. Ensuite, il faudra trouver les sous pour l’immobilier et aussi pour payer les frais de transport. Reste à savoir si les charges engendrées nous laisserons de la trésorerie pour poursuivre...
Heureusement, nous affrontons cette épreuve avec sérénité car nous avons des arguments solides. En effet, la notoriété de l’association dépasse les murs du Sauloup, avec des éléments tangibles comme la vivifiante draisine Billard ou la superbe voiture B 111 de 1892 dont la restauration n’est plus qu’une question de semaines. Ajoutons à ce crédit la préservation de 25 véhicules à voie métrique, parmi lesquels 3 autres voitures du Petit Anjou de la fin du 19ème siècle, un fourgon, 3 wagons couverts, tous du Petit Anjou et de la même époque et aussi une motrice de tramway d'Angers de 1913. En outre, nous n’allons pas détailler tous les objets collectés, du ticket de train aux guérites de PN, en passant par les diables, leviers d’aiguillages, barrières, bascules, lanternes, téléphones, etc. qui constituent eux aussi une collection unique en France (et au monde évidemment).
L’aide des pouvoirs publics sera indispensable pour réussir cette mutation. Nous avons bon espoir de trouver un écho favorable à partir de ce que nous venons de dire. Faute de quoi, il faudrait bien se résoudre à tout disperser, et à enterrer définitivement tout projet, ce que nous n’imaginons pas
Nous aurons sûrement aussi besoin du concours de chacun et de l’aide de mécènes Une bouteille à la mer est lancée...
Si le moral essuie aujourd’hui une escarmouche, il reste au beau fixe Profitez de l’assemblée générale du 2 avril pour être au faîte du sujet ! C’est vraiment important...

Nouveau : comme annoncé lors de l'assemblée générale du 02 avril 2000, l'AAPA ne quittera pas St-Jean-de-Linières puisque la municipalité a décidé de mettre un terrain à notre disposition en zone industrielle. Reste à effectuer (et à financer !) le déménagement...

 

Quoi de neuf en attendant ?

En attendant de quitter les lieux, le Sauloup est plus vivant que jamais. Les travaux de la B 111 avancent à grands pas Roger Girard de Nuaillé, cousin d’André You, a réalisé les 8 châssis de fenêtre pour les portières, tandis qu’André You et Gérard David ont équipé celles-ci avec toutes les ferrures en laiton qui ont été réalisées par les élèves de Monsieur Volzène au Lycée Chevrollier les porte-bagages ont été reconstitues et sont pratiquement prêts à être posés. Les portières manquantes qui ont été fabriquées par M. Denéchaud menuisier à St-Jean-de-Linières, sont en cours de pose, tandis qu’Alain et Olivier poursuivent la fixation des couvre-joints de carrosserie. Autrement dit, c’est le stade des finitions avant la peinture générale qui devrait avoir lieu avant le prochain bulletin. C’est Roger Autier, un sympathisant de Laval connu par l’intermédiaire de René Roulette, et peintre en carrosserie de son état, qui nous conseille et qui officiera. Autant dire que l’inauguration approche, et, sauf contre ordre, elle est envisagée à la fin de l’été. Un bémol dans ce programme de la B 111, les ressorts commandés en juin 99 ont été retournés au fabriquant pour la seconde fois à cause d’un défaut de cote dû au fabriquant. Nous espérons que le nécessaire sera fait sans tarder...
Par ailleurs, la guérite récupérée à l’automne a retrouvé une toiture et aussi des vitres grâce à Jean-Claude qui a joué du couteau à mastic pendant plusieurs samedis.

 

Détective Olivier

Depuis que nous l'avons acquise il y a 8 ans, nous nous posons des questions sur l’origine et l’âge de notre propre draisine.

La draisine dans le Bois du Fouilloux Notre draisine Billard dans les bois de St-Matin-du-Fouilloux, sur l'ancienne plateforme de la ligne de St-Jean-de-Linières à Beaupréau via La Possonnière.
14/06/1998

Une bonne partie de l'énigme est résolue, puisque notre détective Olivier a fait le recoupement avec un article de Jean-Pierre Vergez-Larrouy paru dans un récent numéro hors série de Loco-Revue. Nous savons désormais que notre belle Billard qui portait le n° 261, date de 1929, et quelle a fait une partie de sa carrière sur le Réseau Breton, avant de filer sur un réseau du Bordelais (SE Gironde). Avec un peu de chance aurait-elle débuté sa vie sur les lignes du Petit Anjou ? C’est peu probable du fait que nous avons une liste du matériel cédé par la SE Anjou au Réseau Breton à la fermeture, et que celle-ci n’y figure pas. Une autre liste a-t-elle existé ?
Autre élément d'appréciation : lorsque nous avons acquis notre draisine, elle présentait un toit voûté visiblement d’origine, et une caisse à 2 portes, alors que toutes les draisines photographiées sur le réseau de l’Anjou présentaient un toit à deux pentes et une caisse sans portes. Mais, ceci ne prouve pas grand chose car seules 6 des 12 draisines angevines se trouvent en photo... Affaire à suivre (dans 8 ans peut-être) !

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