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Avec un peu de retard en raison des effectifs réduits et de divers problèmes techniques de dernière minute, notre voiture B 111 entre actuellement en phase de peinture. Pour être précis, les couches d'apprêt doivent être appliquées les 17 et 18 juin, tandis que les couches de laque pour la finition sont prévues le 1er juillet. Comme vous le constatez sur les photos, rien ne manque plus extérieurement sur la caisse, à part les conduites de frein et leurs "boyaux". Intérieurement il reste encore à monter les porte-bagages, les rideaux, les arrêts de portière et les sécurités pour ne pas se pincer les doigts. Il reste aussi à effectuer tout le marquage après peinture, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. A ce sujet, nous recherchons un peintre en lettre confirmé.
Au cours des 3 derniers mois, nous avons réalisé tout
l'ajustage, le tôlage et le montage des 8 portières, ainsi que la pose
des 80 m de couvre-joints. Précisons qu'il a fallu en fabriquer 12 m à
partir de tubes découpés dans le sens de la longueur, puis les fraiser
de chaque côté, car aucune entreprise ne pouvait les faire ! Rien
que pour cette opération, le Lycée Henri Dunant à Angers a dû faire des
prouesses avec un découpeur à plasma tandis que notre chef outilleur,
Jean, a été obligé de fabriquer un montage d'usinage spécial ! Ajoutons
que Jean a aussi fait un outil spécial pour emboutir deux malheureux profilés
de 45 cm également introuvables dans le commerce, et que personne ne veut
non plus fabriquer Au passage, remercions André Marolleau qui a réalisé
une série de pièces pour fixer les serrures, Fabien Lecuit (connu à Thouarcé)
qui vient de terminer une partie des pièces constituant les loqueteaux
de porte, ainsi que le Lycée Chevrollier qui a récemment fabriqué les
équerres pour les fenêtres et différentes petites pièces en laiton.
Telle est la question que l'on peut se poser à propos
de l'édition 2000 de la fête de la vapeur organisée par le Chemin de Fer
de la Baie de Somme (CFBS). En effet, pas moins de quatre draisines étaient
présentes lors du week-end 15 et 16avril 2000 : aux habituées du
CFBS et de l'Anjou il fallait ajouter la draisine Billard restaurée par
nos confrères de l'association du chemin de fer des Côtes-du-Nord et une
" grosse " draisine Renault, anciennement à voie normale, transformée
en voie métrique et restaurée pour la Société d'Animation du Blanc à Argent.
Cependant, rassurez-vous, la vapeur était bien présente puisqu'il y avait
bien évidemment les quatre locomotives du CFBS mais aussi la 030 T Corpet
originaire du réseau des Côtes-du-Nord et amenée par le Musée des Transports
de la Vallée du Sausseron, la "Marc Seguin" et, le dimanche,
les 231 G 558, 140 C 314 et 140 C 231 venues avec des trains spéciaux
empruntant les lignes SNCF. Il fallait aussi noter la présence d'un remarquable
tramway hippomobile (re) construit de toutes pièces par l'AMITRAM et regretter
l'absence de la Micheline retenue en dernière minute par la société Michelin.
A Cayeux, les navettes ne furent pas sans soucis, puisque
la draisine accouplée à la nôtre se trouva en état d'anémie avant même
de commencer ! Même avec l'aide des badauds pleins de dévouement
pour pousser, elle refusa de tracter lorsque ce fut son tour. Ah, pour
donner du klaxon y'avait pas de problème... Mais, docteur Pierre et professeur
Gérard trouvèrent vite sa maladie. Elle avait pour origine un malencontreux
mélange de fils de bougies. Autrement dit, y'avait deux cylindres qui
tiraient dans le bon sens, tandis que les deux autres faisaient le contraire...
On se demande même comment ça tournait ! Après quoi, le convoi insolite
pu transporter des centaines d'heureux voyageurs, avant qu'une autre panne
ne fît son apparition en milieu d'après-midi. Cette fois c'était l'embrayage
de notre consur... Il nous fallut terminer en solo et abandonner
le principe pour le lendemain...
Nous repartons aussitôt pour que notre passager puisse prendre l'autocar TER qui l'attend en gare de St-Valery puis le train pour Paris. Mais en arrivant en gare, une nouvelle surprise nous attend puisque le chef de gare nous demande de continuer jusqu'à Noyelles afin d'emmener une famille dont les véhicules sont restés à cette gare. Sautant sur cette aubaine de faire des kilomètres supplémentaires, nous partons aussitôt, avec 12 passagers à bord. Dans l'histoire, le voyageur qui nous accompagnait depuis Cayeux préfère continuer en draisine plutôt qu'en autocar, même avec écrit "TER SNCF" dessus... En conséquence, il va nous falloir "faire l'heure" puisque nous quittons la gare de St-Valery-Ville à 20h03 et que le train de Paris passe en gare de Noyelles, distante de 7 km, à 20h22. Au premier PN, nous avons l'audace de narguer l'autocar TER arrêté par les barrières automatiques... Enfin, avec notre ami Louis aux commandes et après une marche (très) soutenue, nous arrivons en gare de Noyelles à 20h17. Le record de vitesse de la draisine depuis qu'elle est à l'AAPA a donc été battu puisque cela fait une moyenne de 30 km/h avec sans aucun doute des pointes à 40 vu les passages à faible vitesse au niveau du pont tournant et du dépôt. Et tout cela sans passer la troisième vitesse qui reste obstinément coincée au fond des entrailles de la boîte de vitesse... De toute façon, on est déjà bien assez secoué en seconde et, comme des vrais cheminots, nous avons fait l'heure puisque, quelques minutes après notre arrivée, le train Corail a destination de Paris entrait à son tour en gare... Il ne nous restait plus qu'à retourner la draisine sur son tourniquet avant de rentrer tranquillement, vers le dépôt de St-Valery.
Pourtant, les péripéties n'avaient pas dit leur dernier
mot, puisque l'on s'engagea sur une voie de sortie dont les aiguillages
étaient verrouillés !... Devant le cul de sac, nous avons imaginé
d'emprunter les voies SNCF par l'entremise de notre tourniquet, et en
remettant nos essieux en voie normale. Mais, avec cette sotte idée qui
n'a germé que dans la tête de Gérard, nous serions encore sur place...
Pour finir, après une marche arrière de 200 mètres, Michel retrouva la
sortie du labyrinthe. Alors, sous le regard déjà interloqué à l'aller
de la garde-barrière, la route du Crotoy (le fameux PN qu'on aime bien
bloquer), on reprit le chemin du retour. Et là, on aurait aimé être comme
Pascal, installés au crépuscule sur le talus de la voie ferrée au fond
de la baie, admirant au loin le disque blafard du phare à acétylène qui
grossit en s'approchant, puis, le grondement du vieux Ballot qui s'amplifie... Olivier - Gérard - Michel |
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