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Au sommaire du n° 46, septembre 2000
Edito.
Quand un ami vous quitte... Adieu Dédé.
L'événement de la rentrée : la B 111 comme un sous
neuf.
A vos agendas.
Petits potins d'ateliers et autres nouvelles fraîches.
Bienvenu aux nouveaux amis du P'tit Anjou.
Une belle expo au pays de l'ardoise.
Quand dame vapeur revient en Anjou après sept années d'absence.
De belles photos pour les archives.
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On aurait pu s'attendre à le trouver du côté du Fuilet
par exemple, et non dans la capitale de l'Ardoise, à Trélazé. Et pourtant,
en ce mois d'août 2000, le week-end du 19 et 20 précisément, le Petit
Anjou faisait cause commune avec la poterie qui était célébrée ici, dans
le cadre du festival culturel organisé par la municipalité locale.
Les choses n'ont pas été faites à moitié, puisque notre draisine était
de la partie, avec une voie de 120 mètres posée pour la circonstance par
une équipe de l'AAPA, largement aidée en cela par les employés municipaux
de Trélazé. Nous avions également à notre disposition un chapiteau où
était présenté le Petit Anjou d'Henri Ménard avec la gare de Vezins réalisée
par Gilbert Bernier, ainsi que nos habituels panneaux et notre stand de
vente.
| La draisine et
le lorry en évolution sur la voie posée dans le parc du Vissoir. |
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Août 2000. |
Le succès fut inattendu, tant autour des maquettes, que
du stand de vente, et encore plus autour de la draisine, littéralement
prise d'assaut.
Ces journées ont été l'occasion d'une adhésion ferme (Hélène Cabrillac)
et de quelques autres en pointillés...
La draisine et, sous le chapiteau,
l'exposition.
Août 2000. |
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Elles nous ont aussi permis de rencontrer une famille
qui a vécu à l'heure du Petit Anjou : la famille Lebouc.
Il faut remonter à 1928. Henri et Germaine Lebouc entrent au Petit Anjou
à Corné. Madame Lebouc est gardienne de la station, tandis que son homme
travaille à la voie, comme c'est l'habitude à cette époque là. Le bâtiment,
du type le plus exigu qui soit sur le réseau de la compagnie, accueille
toute la famille qui compte bientôt 4 enfants. C'est bien sûr trop petit.
En 1930, la famille Lebouc se retrouve à Trélazé, plus exactement à la
gare de Malaquais qui bénéficie d'un bâtiment plus spacieux. Ils y resteront
jusqu'en 1937, date à laquelle M. Lebouc trouve un emploi aux "Allumettes"
(terme désignant la Manufacture d'allumettes de Trélazé). Deux de leurs
filles nous ont rendu visite, ainsi que leur fils Henri, aujourd'hui premier
adjoint au maire de Trélazé. Ils nous ont comblés en témoignant de leur
jeunesse au côté du Petit Anjou, et en nous prêtant une très belle photo
de leurs parents en compagnie d'une équipe de conduite du train, devant
le café de la gare de Corné en 1929.
Toujours dans le cadre de cette manifestation, nous avons eu le privilège
de mieux connaître le maire de la cité trélazéenne, Marc Goua, qui nous
a révélé ses ascendances ferroviaires son père travaillait aux chemins
de fer, et, pendant la dernière guerre, toute la famille habitait une
maison en bois, dans la pointe de terrain constituée par la bifurcation
de la Maître-Ecole à Angers. " J'étais capable d'identifier le type
de locomotive plusieurs minutes avant son passage rien que par les vibrations
dans le sol...", nous confie-t-il !
Pour la première fois depuis 10 ans, un train à vapeur
a fait halte à Angers. C'était au week-end de la Pentecôte. Le convoi
était tracté par la locomotive 231 G 558 du Pacific Vapeur Club
de Rouen. Son approche depuis Le Mans, le samedi après-midi, avait rassemblé
quelques grappes de photographes sur la passerelle de La Maître-Ecole.
Quelques instants plus tard, à la gare St-Laud, une foule (pas très dense)
avait envahi les quais à l'occasion du ravitaillement en eau, dans une
ambiance surréaliste, où se côtoyaient les TGV, les rames Z et notre héroïne.
Du fait de l'absence de pont tournant à Angers, le départ vers Thouars,
via Saumur, se fit avec le tender en avant... Le lendemain dimanche, un
aller-retour jusqu'à Bressuire fit la joie des passionnés qui avaient
pu être informés. En effet, la publicité fut des plus discrètes, voire
confidentielle. Ce périple s'inscrivait dans le cadre d'un affrètement
par un groupe d'Anglais. Le retour se fit le lundi, avec une nouvelle
escale à Angers, et avec un itinéraire à destination de Rennes via Nantes.
Une semaine plus tard, le même convoi rejoignait Rouen avec un détour
passant encore par Angers, et avec une excursion jusqu'à Saumur. Ce n'est
pas souvent, mais cette fois c'était le grand jeu, puisque nous avons
totalisé 4 passages, avec arrêt à chaque fois.
Notre seul regret, est de ne pas avoir pu faire profiter nos membres du
voyage à bord, contrairement à ce que nous pensions. En effet, nous attendons
encore les horaires des trains et les tarifs... ! Nous sommes même
assez furieux de ce fait, car quelques personnes avaient réservé un aller-retour
pour Saumur...
A défaut d'avoir voyagé comme autrefois, nous avons fait le plein de belles
images dont nous vous livrons quelques exemplaires.
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La 231 G 558 et son train en provenance
de Trappes passe en gare d'Angers-Maître-Ecole.
Samedi 03/06/2000. |
| Histoire de la pacific
231 G 558 |
La 231 G 558 fait partie d'une série de locomotives construites
pour les chemins de fer de l'Etat en 1920, numérotées 231-501 à 783. Elles
tractaient alors régulièrement des express et rapides entre Angers et
Le Mans.
A partir de 1933, l'Etat commence à moderniser ces machines afin de les
rendre plus performantes, développant une puissance de 2200 à 2460 CV.
En 1938, à la SNCF, elles deviennent 231 C pour les machines restées en
état d'origine, 231 D, 231 G et 231 H pour les machines modernisées. Basées
à Nantes et au Mans (de même qu'à Angers pour quelques Mancelles, pendant
la seconde guerre, afin de les mettre à l'abri des bombardements !),
elles s'illustrent rapidement entre Nantes, Angers et Le Mans, en tête
des rapides, effectuant même des essais à 150 km/h. Avec l'arrivée des
241 P en 1959, elles perdent leur suprématie sur les trains rapides. Les
dernières circulent à la fin des années 1960.
La 231 G 558, conservée en bon état, fut garée quelques temps au dépôt
des Gaubourgs avant d'assurer le dernier Nantes - Le Croisic en vapeur,
en 1968. Elle rejoint ensuite Sotteville-les-Rouen où elle tombe dans
l'oublie avant qu'une équipe d'anciens tractionnaires ne la remettent
en état. Première Pacific restaurée et remise en circulation en France,
elle aura l'occasion de repasser à Angers une première fois dans sa nouvelle
carrière en mai 1990. Elle n'était pas la première machine à vapeur à
remettre les roues en Anjou puisque la 040 TA 137 l'avait précédé en 1985
(14 ans après la fin de la vapeur à Angers), et la 141 C 100 en 1986.
En 1991, une autre Pacific, la 231 K 8 passait en gare St-Laud sans s'arrêter.
En 1993, c'est l'AAPA qui permettait l'incursion au parc expo d'une petite
040 DFB à voie étroite.
Pour l'anecdote, signalons qu'une locomotive à vapeur de type 030 T resta
garée sur l'embranchement des mines de fer de Segré jusqu'au milieu des
années 1970 et que depuis quelques années, en plus de la 030 T Pinguely
de I'AAPA, une autre locomotive à vapeur est garée sur le parc d'attractions
de la Petite Couère à Nyoiseau.
Ce n'est pas en Anjou mais le webmaster
n'a pas pu résister au plaisir de mettre cette photo !
Avec le train Rennes-Caen, passage le long d'un jardin bien fleuri
au départ de Rennes.
Samedi 10/06/2000. |
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| Inauguration de la voiture
B 111 |
C'est l'heure du grand rendez-vous attendu depuis 6 ans,
que dis-je, depuis 17 ans, et peut-être même depuis 28 ans, si on s'en
réfère au premier contact entre les fondateurs de notre association.
En effet, qui pourrait soutenir qu'il n'y avait pas un rêve secret de
le revoir rouler ce Petit Anjou dans la tête de nos deux Michel, sans
lesquels le néant aurait succédé au néant...
Oui il aura fallu 28 ans pour en arriver là. Il aura fallu le soutien
de 264 personnes qui apportent leur obole et leur temps à cette cause.
Il aura fallu 5 ans de travaux acharnés après qu'André et Madeleine aient
retrouvé cette voiture B 111 dans la cour d'une ancienne ferme des Mauges
en 1994. Les derniers 15 mois ont été particulièrement riches et exigeants
en activités. Pour preuve, en juin 1999, la caisse de cette voiture n'était
même pas sur son châssis !
Pour que tout soit prêt en ce 23 septembre, on ne compte plus les heures
supplémentaires. Et surtout on ne parle pas assez de la générosité de
plusieurs personnes comme nos équipes de peintres. Que ce soit Roger Authier,
venu spécialement de Laval avec René Roulette, et qui a sacrifié 2 week-end
pour poser les 5 couches de peinture, ou Bernard Thébault, un presque
voisin du Sauloup qui a réalisé tout le marquage à la veille de partir
en voyage, que ce soit Jean-Pierre Minard qui a sacrifié lui aussi samedi
et dimanche pour que tout soit prêt, que ce soit Gérard David, Pierre
Allard, Olivier Simonin, et aussi votre secrétaire, etc.
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Passage de la première des deux couches d'apprêt
garnissant par Roger Authier.
Samedi 17/06/2000. |
Ils ne sont pas les seuls à avoir donné. Nous devons effectivement
souligner la générosité de Michel Petit qui a mis sa cabine de peinture
à notre disposition, et qui a assuré le transport de la "bestiole"...
C'était le 1er juillet dernier.
Dans la cabine de peinture des
Ets Petit, la B 111 vire au vert...
Samedi 01/07/2000. |
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Photo souvenir au sortir de la cabine de peinture
et avant de reprendre le chemin de l'atelier du Sauloup.
Lundi 03/07/2000. |
Malgré tout, quelques détails ne seront pas achevés le
jour J. Ceux qui les trouveront gagneront le droit de faire un tour à
bord de notre B 111, pour un voyage au bout du monde, soit 50 mètres,
plus autant pour le retour. Même ceux qui n'auront pas gagné auront le
droit de faire ce voyage mémorable.
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