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Au sommaire du n° 47, décembre 2000
Edito : le présent n'a rien à envier au
passé.
Retour sur l'événement : l'inauguration
de la B 111
Quand les travaux du jardin donnent des sueurs froides
Les potins du Sauloup, travaux du jardin et huile de coude...
Un musée parisien qui vous habille pour l'hiver
Adhésion : bientôt 300
La relève arriverait-elle ? Les jeunes recrues
du Sauloup
Nouvelles d'un départ annoncé
Expositions à Vernoil, au forum, à la SNCF...
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| Retour sur un événement... |
DEUX JOURS DE LIESSE (PREMIER ACTE)
Voici 6 ans que nous rêvions de jour là : voir la voiture B 111 remise
à neuf. Depuis qu'André et Madeleine avaient déniché la Belle au Bois
Dormant un beau matin de 1994, tandis que les travaux avançaient, les
esprits avaient entrepris une sorte de compte à rebours qui s'est achevé
le 23 septembre dernier.
Au fil des ans, la restauration a pu donner à nos lecteurs l'impression
d'un serpent de mer... Il est vrai que la tâche fut longue, et les embûches
nombreuses, mais le rythme fut toujours très soutenu avec une équipe assidue.
(D'ailleurs, n'oubliez pas d'aller visiter la rétrospective
photos des travaux de restauration de la voiture.) La période de l'inauguration
avait été imaginée dès le printemps 99, afin qu'elle coïncidât avec la
date de nos habituelles journées portes ouvertes, c'est-à-dire avant les
mauvais jours d'automne. Au fur et à mesure que l'échéance se rapprochait,
cela finit par prendre la forme d'un audacieux pari. André lui-même avait
"mis le paquet" pour réussir, mais, la maladie allait en décider
autrement pour lui dans l'été 99, en le privant de sa puissance de travail.
Dans un élan remarquable, les travaux ont continué à avancer à un rythme
soutenu. A ce propos, il n'est pas superflu d'attribuer une mention spéciale
à Olivier, qui a sacrifié la plupart de ses vacances et de ses congés
pour relever le défi.
Eh puis voilà, après une série de courses contre la montre, le grand jour
est arrivé.
La B 111 enfin achevée...
(N'oubliez pas d'aller visiter la rétrospective
photos des travaux de restauration de la voiture)
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Un beau chapiteau vert et blanc avait été
installé par Gilbert, avec un parquet prêté par la ville de Trélazé et
installé par nos membres. Sous un parasol, Yohan avait installé 6 grands
panneaux que Gérard avait confectionné pour retracer par l'image les 6
fameuses années de travaux. Pour ajouter de l'effet, et pour témoigner
de l'état initial, différentes pièces de la voiture qui avaient été remplacées
par des neuves, se trouvaient présentées dans notre lorry. Une remarquable
séquence vidéo prise sur le vif et montée par André Menand du Camera Club
Angevin avait pris place sur l'établi, à la place des habituels burins,
marteau, autres pinces et clés à molette. Sous le chapiteau, Henri avait
installé son train, avec la gare de Gilbert, partageant l'espace avec
notre stand de vente. Dehors, prenant les châssis de bennes pour des tables
de studio, Bruno Belin avait installé sa sono des grands jours.
DEUX JOURS DE LIESSE (ACTE DEUX)
Il y avait déjà deux bonnes heures que l'équipe s'activait, et le
beau temps était de la partie, lorsque les premiers invités sont apparus.
Très vite le flot de voiture prit de l'importance à l'entrée d'Emmaüs.
Fort heureusement, les Ets Belliard qui exploitent le champ en bordure
de nos installations avaient laissé les chaumes en place pour en faire
un parking de 4 hectares... Au bout d'une demi-heure on comptait déjà
70 voitures !
Les officiels avaient répondu brillamment à notre invitation, avec quatre
conseillers généraux : Rémy Martin, Jean-Claude Poutier, Marc Goua
et Jean Touchard ainsi que de nombreux maires des environs, comme Robert
Audoin, Mauricette Guéry, Paul Mareau, Dominique Servant... (que les oubliés
nous excusent !)
Parmi nos invités, il faut souligner la participation gracieuse du groupe
folklorique "Le Vieil Anjou", venu spécialement de Beaupréau,
avec armes et bagages, c'est-à-dire en costumes et coiffes d'époque, et
avec le mobilier ad hoc : brouette, futaille, fourches en bois, paniers
garnis de gibiers et volailles, etc.
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Embarquement immédiat avec poules, lapins
et jambon fumé grâce à l'aimable participation
du groupe folklorique "le Vieil Anjou" de Beaupréau. |
Pour tout vous dire, on se serait cru en
1920. L'ambiance n'était pas triste du tout, mais un peu tendue avec notre
locotracteur qui refusait de démarrer, juste au moment d'assurer le premier
voyage. Et quel voyage : celui de la première voiture restaurée du
Petit Anjou ! (voir article un peu plus loin...) Lorsque notre président
prit la parole, le quai de la gare, je veux dire la bande gazonnée située
entre les voies, était noire de monde. "Y'en avait partout"
y compris sur les voies. Un chef de train en costume qui arborait la casquette
authentique de la SE-Anjou (Sté exploitant le réseau du Petit Anjou à
partir de 1923) fit soudain son apparition à la surprise générale, tout
en alimentant de nombreuses discussions à voix basses du style "Kic-c'est-ti
don ?"; ou encore "moi j'pense que c'est l'frère
du scrétair,
cui qué à la SNCF" tandis que Michel prêchait
(forcément un peu) dans le désert. Alors, une intense émotion soulevée
par l'évocation d'André, de Roger et de Monique, coupa net les discussions
dans les rangs. Fort heureusement, la tristesse céda vite la place aux
répliques des conseillers généraux, en particulier avec l'intervention
de Rémy Martin et aussi de Jean-Claude Gascoin qui représentait le maire
de St-Jean-de-Liniéres. On entendit même des éclats de rire lorsque la
poule de nos amis bellopratains sortit la crête à travers les osiers entrelacés
qui la retenait dans son panier, et coupa le discours des élus de ses
" cat-cat-cat-cadett" retentissants, en laissant croire à qui
le voulait, qu'elle était en train de pondre une douzaine d'ufs
en dix minutes. Au fil de ces allocutions, nous avons retenu la phrase
de Rémy Martin " vous en avez trop fait pour en rester là... nous
continuerons à être à vos cotés..." et une autre de Jean-Claude
Gascoin qui fit remarquer que l'affluence accrue démontrait l'intérêt
croissant du sujet. Tous étaient d'accord pour considérer que le Petit
Anjou était bel et bien entré de façon irréversible dans le riche patrimoine
historique de l'Anjou. Entre temps le Dujardin avait concédé à démarrer,
et c'est avec une joie non dissimulée que les premiers voyageurs officiels
escaladèrent les marches pour accéder à bord, tandis que retentissait
la Marseillaise pour célébrer ce grand moment... Décuplée par un sentiment
de fierté, cette joie se communiqua à nos membres, constituant ainsi leur
salaire au terme de 6 000 heures de bénévolat! Faut-il ajouter que le
vide laissé par André, Roger et Monique a tempéré l'enthousiasme, mais
il n'a pas diminué la sensation de la grandeur du travail accompli. A
ce moment là, dans un nouvel instant d'émotion, une plaque apposée dans
un des compartiments de la B 111 fut portée à la connaissance des
voyageurs par notre président, afin de rendre hommage à André.
Au coup de sifflet du chef de train, une page historique venait d'être
tournée, tandis que le convoi s'élançait,
cinquante deux ans après
le dernier... "Angers, Angers, terminus, tout le monde descend
"
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Fiers comme des p'tits bancs, le chef de train, le
chef de gare et le chef des chefs s'étaient coiffés
avec les casquettes SE reçues toutes neuves quelques jours
auparavant mais conforme à l'originale. |
DEUX JOURS DE LIESSE (ACTE
TROIS)
Des centaines de personnes ont profités des premières navettes de l'inauguration,
avant de partager le cocktail sans alcool qui fit office de vin d'honneur.
C'est Olivier qui était aux commandes du locotracteur, pour les 140 mètres
de l'aller-retour. A chaque voyage, 32 passagers, ravis de ce retour dans
le passé, et surtout heureux d'avoir été les premiers ! "On
aurait aimé que ce soit plus long
" devinait-on sur les
lèvres de nos " clients" au terme des 3 minutes de la balade.
Certains avouèrent "c'était quand même confortable",
et d'autres au contraire "j'aurais pas fait 100 km sur des
sièges comme ça
". Pour les plus jeunes c'était dans le
genre : "j'aurais bien aimé connaître ça
",
les plus anciens que nous aidions souvent à monter : "ça
me rappelle tellement de souvenirs
". Mais, tous ont été
d'accord pour reconnaître la qualité de la restauration.
Dans l'après-midi, les démonstrations continuèrent, avec un flux permanent
de visiteurs. Entre deux circulations, quelques évolutions de la draisine
amenèrent de la variété et de l'étonnement. Le dimanche, même scénario,
sauf qu'au plus fort de l'après-midi, il fallait faire la queue pour monter
à bord de la voiture ! Entre ceux qui descendaient et ceux qui montaient,
c'était Angers Saint-Laud un vendredi soir à 19 heures,
enfin, presque !
Un temps chaud et ensoleillé fut de la partie, ce qui n'empêcha pas une
courte ondée d'interrompre le trafic, transformant l'atelier et le chapiteau
en refuges pleins à craquer. On estime que près de 1000 personnes ont
profité de ces deux journées, sans compter les écoliers de St-Jean-de-Liniéres
venus la veille en avant-première pour découvrir le train qui passait
autrefois à la porte de chez eux, voire à l'emplacement de leur maison,
et aussi pour apprécier les techniques anciennes
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Les belles coiffes angevines font
honneur à la B 111.
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QUAND LA VOIE EST TROP COURTE... (ACTE
QUATRE)
Il suffit de rouler sur la terre, me direz vous !
Et c'est ce que nous avons essayé le dimanche soir, pour clôturer nos
deux journées de liesse. En fait, ce n'était pas vraiment fait exprès.
La sortie de voie s'est produite au cours des manuvres effectuées
pour remettre tout le matériel à sa place. Fort de ses 36 CV, et au prix
de quelques ruses, notre Dujardin a réussi à ramener tout son monde sur
les rails en quelques minutes. Comme ça, nous aurons des souvenirs.
| Le syndrome de l'inauguration |
Tout était prêt, tout avait été vérifié.
Le plus important était bien évidemment que notre locotracteur Dujardin
assurât sans faille la traction de notre héroïne. Dans les jours précédents,
on avait même fait des travaux sur la plate-forme pour améliorer la sécurité
du public (voir article "Notre Dujardin s'étoffe") et pour que
le système d'attelage soit irréprochable, contrairement à l'an dernier
où le principe réalisé à la hâte avait été la cause d'une petite frayeur.
La veille du grand, jour, c'est-à-dire le vendredi, nous avions profité
de la séance " découverte" organisée au profit des enfants des
écoles de St-Jean-de-Liniéres, pour vérifier que le locotracteur marchait
bien. Tout avait fonctionné à la perfection au cours de ces quelques marches.
D'ailleurs pourquoi se soucier, puisque depuis la révision du moteur en
1998-99, nous n'avions jamais eu de problème. Donc, le samedi 23, une
heure avant l'heure H, Olivier, mécanicien officiel, prévient qu'il serait
bon de mettre l'engin en route pour que le moteur soit chaud au moment
du voyage inaugural et pour permettre ainsi de l'arrêter pendant les discours,
afin d'éviter le bruit et la fumée. Confiants, nous entamons la procédure
habituelle deux personnes à la manivelle pour le lancement du démarreur
à inertie, et ensuite enclenchement pour effectuer quelques tours à vide
afin de purger les cylindres, et aussi pour dégommer l'ensemble. Dans
la foulée, second lancement selon la même méthode, avec cette fois allumage
simultané des mèches par Gérard qui les introduisit dans le bloc cylindre
quelques secondes avant l'accouplement du lanceur à inertie par Henri.
Normalement c'était gagné. Mais, au lieu des sourdes explosions habituelles
et du nuage de fumée : rien ! Un vrai pétard mouillé !
Second essai, en pensant que les mèches avaient mal fonctionné, ou que
les "tourneurs de manivelle" avaient manqué d'énergie en ces
heures matinales. Là encore rien, si ce n'est quelques toussotements pour
aboutir au silence déjà pesant. Avant l'essai suivant, il est décidé de
purger les injecteurs, mais là encore, mis À part des toussotements à
peine plus prolongés, le néant ! La tension nerveuse monte d'un cran,
tandis que les forces "tourneurs de manivelle" s'épuisent. L'arrivée
de carburant est suspecte. Gérard qui stresse à fond à l'idée de pousser
la voiture sous les quolibets des invités essaie de trouver un bouc émissaire
en préjugeant du niveau du réservoir trop bas ! Après un complément
en fioul, une nouvelle purge des injecteurs et un remplacement des hommes
épuisés par une équipe " fraîche" recrutée dans le public, nouvel
essai, pour un résultat identique ! Plus de quarante minutes se sont
écoulées, et la foule afflue. Le groupe folklorique " Le Vieil Anjou"
est maintenant là, prêt à embarquer avec tout son attirail, ses poules
et lapins, etc. Nouveau contrôle de l'alimentation en fioul. C'est clair:
le carburant n'arrive pas normalement depuis le réservoir. Quelques vérifications
suffisent à désigner le coupable : c'est le filtre qui est colmaté.
Loin de penser à ce genre de problème, nous n'avons pas de filtre de rechange.
De toutes façons le modèle est si vieux qu'il n'y aurait guère eu de chance
d'en trouver dans le commerce. Une tentative de nettoyage se traduit par
un échec : le carburant n'arrive pas mieux. Il est 10 h 50, et tous
les officiels sont là. L'anxiété a gagné tous nos membres, et les visiteurs
voient bien que quelques chose ne va pas, à en juger par les aller-retour
au pas de charge d'un Gérard au bord de la crise de nerf, qui pourfend
la foule entre l'atelier et le bout des voies, bousculant les officiels,
comme les membres venus de loin.
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Quelques minutes avant l'inauguration, Alain et Louis
s'épuisent sur la manivelle pour essayer de faire démarrer
le locotracteur Dujardin. |
Au chevet du Dujardin, pour la plupart grimpés
sur la plate-forme ou plongés dans le moteur, il y a Jean- Pierre, Olivier,
deux Gérard, Henri, Louis, et quelques autres qui voudraient bien pouvoir
faire quelque chose
Le moral est au plus bas. Gérard, un peu pessimiste,
annonce que c'est foutu en jetant les clés à terre du haut du capot. Jean-Pierre
dit alors, "foutu pour foutu, on supprime le filtre
" Qu'est-ce
qu'on risque : la catastrophe, elle est déjà là, avec 200 personnes
qui repartiront en ricanant, sans avoir fait ce voyage symbolique à bord
de cette première voiture restaurée Qu'est ce qu'il vont être déçus aussi,
de là haut, Dédé, Roger et Monique qui nous ont quittés quelques semaines
trop tôt et qui nous contemplent peut-être. Cinq années d'acharnement
pour en arriver là... Il est 10 h 57. Il reste trois minutes pour résoudre
le cauchemar qui prend corps. Alors, sans filtre, nouvelle purge du circuit,
de la pompe, des injecteurs. Onze heure juste : une équipe prend la manivelle
et, pendant une bonne minute, tourne de toutes ses forces, de plus en
plus vite... Les mèches sont allumées, introduites,... Henri tire la chaînette
pour enclencher le lanceur. Pendant 5 secondes c'est l'angoisse. Pas de
son, mais c'est normal : il faut toujours ces quelques instants pour
que les premières explosions se produisent, Et là, on commence à y croire,
le vieux bi-cylindre commence à donner de la voix dans un nuage de fumée
bleuâtre... Encore quelques hésitations pendant une vingtaine de secondes,
et puis le voilà qui s'emballe, notre Dujardin, sous les applaudissements
des quelques diésélistes amateurs (et même de Raymond Beunardeau, membre
de l'AAPA et ancien mécanicien diéséliste aux ateliers des Noyers, spécialiste
des autorails Brissonneau, venu tout spécialement de la région parisienne)
ou autres "tourneurs de manivelle". La réussite ne sera assurée
qu'au bout d'une minute ou deux. Il est onze heures deux !
Depuis, il tourne à la perfection
sans filtre...! Mais c'est promis,
on va faire le nécessaire sous peu, pour qu'on ne nous y reprenne plus !
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Après son ablation du filtre à gasoil,
le Dujardin en pleine forme multiplie les navettes avec la voiture
B 111.
On remarque par ailleurs la plateforme élargie, alors que
la traverse de tamponnement avant n'est pas encore posée
(c'est maintenant chose faîte). Une nouvelle cabine et une
remise en peinture générale devraient suivre dans
l'hiver.
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Il était sans doute écrit quelque part qu'il
faudrait des émotions fortes, pour que ce jour reste dans les annales.
Depuis, je me suis demandé si Dédé, Roger ou Monique n'y étaient pas pour
quelque chose ! Car enfin, tout est bien qui finit bien...
Nous nous sommes parfois plaint d'avoir des
effectifs vieillissants. Cette fois, nous sommes comblés, avec l'arrivée
de quatre jeunes de 13, 14 et 15 ans. Ils s'appellent Christo, François.
Thibault et Jean-Philippe. Ce qui est curieux, c'est que les trois derniers
nommés nous ont rejoint le même jour. Christo est venu deux semaines plus
tard.
Devons nous croire qu'un mystérieux insecte porteur du virus "ferrovivore"
rôdait cet été en Anjou, ou bien que nos chers disparus nous accompagnent
dans leurs actions dans l'Au-delà ? A chacun sa réponse. Mais, nous
somme obligés d'admettre que c'est une grande joie et un grand encouragement
de voir que notre passion intéresse les jeunes générations.
Depuis leur arrivée, Thibault et François ont pris une part très active
dans les travaux sur trois chantiers : celui du locotracteur Dujardin,
celui de wagon couvert K 568, et sur les tuyaux de frein de la B
111. (voir les articles en question)
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Thibault et François au travail sur le Dujardin
(voir article ci-dessous). |
| Notre Dujardin s'étoffe... |
Avec son gabarit de 1,40 m, notre locotracteur
fait un peu maigrichon devant la voiture B 111 qui affiche 2 mètres de
largeur de caisse. Et encore faut-il ajouter les marchepieds qui dépassent...
Dans les semaines précédant l'inauguration, et de façon à éviter les risques
avec le public qui pouvait se laisser surprendre lors des manuvres
par la grande différence de largeur entre les deux véhicules, nous avons
fait des modifications sur la plate-forme pour lui donner le gabarit de
la B 111.
C'est Jean-Pierre, qui a fait le plus gros du travail, dont la mise en
place d'une traverse de tamponnement élargie et la pose des goussets sur
le châssis. Gérard, Jean et Gilbert ont également participé à la mise
en place des tôles de platelage et des balustres aux angles avant.
Depuis l'inauguration nos jeunes, Thibault, François. et Jean-Philippe
se sont occupés du démontage et du décapage du capot moteur, de la peinture
des platelages et autres travaux de préparation.
Actuellement, une traverse de tamponnement, identique à celle de l'arrière,
est en cours d'installation à l'avant. L'opération menée par Jean-Pierre
et Olivier a nécessité le démontage du contrepoids, lequel était fixé
par des vis de 30 mm de diamètre qu'il a fallu décortiquer et casser,
du fait qu'elles étaient prises dans la rouille
Le projet consiste maintenant à remplacer la cabine par une plus large.
Par la même occasion, il est prévu de modifier la commande d'embrayage
qui n'est pas pratique. Les travaux pourraient prendre forme au cours
de l'hiver, en fonction du temps, car l'engin est dehors
!
Notre Dujardin aura alors une carrure plus en rapport avec le Petit Anjou...
Ceux qui connaissent bien les maquettes de notre ami Henri ont une idée
précise de ce qui est prévu : avec deux années d'avance, il avait
anticipé le projet.
Le wagon couvert récupéré au château de la
Chaperonnière, à Jallais, en août 1999. vient d'entrer en restauration.
Autrement dit, après une voiture voyageurs, mus passons aux marchandises.
Nos jeunes adhérents, François et Thibault ont déjà démonté les vestiges
des plaques de garde et ils ont préparé le démontage des longerons latéraux
pour les remplacer. Près d'une tonne de fer neuf vient d'arriver au Sauloup
à cet effet. Le dit véhicule ayant perdu toute trace d'immatriculation
a été baptisé K 568. Ce numéro ne doit rien au hasard, mais nous laissons
Olivier vous présenter ses investigations : "On a commencé
par éliminer les séries de wagons dont il ne fait à coup sûr pas partie.
Il est ainsi certain qu'il ne s'agit pas d'un des wagons K 501 à K 514
reconnaissables à leurs portes situées en extrémité et non au centre de
la caisse et dont IAAPA a d'ailleurs pu préserver deux exemplaires. Ce
premier tri effectué, il a fallu déterminer la sous-série. En observant
attentivement la photo de constructeur du K 626 qui nous a été transmise
par André Artur, on a pu éliminer les livraisons les plus tardives du
constructeur. En effet bien que très similaire à notre wagon, on constate
que ANF avait utilisé deux fois moins de boulons pour fixer le lambris
Un autre critère de différenciation nous est apparu avec l'emplacement
des plaques de constructeur et de la compagnie soit sur les longerons
principaux du châssis soit sur les longerons extérieurs supportant la
caisse. Finalement, on constate que notre wagon correspond en tout point
au K 568 visible sur une carte postale de la gare de Bécon-les-Granits
nombre correct de boulons de fixation du lambris, même emplacements des
plaques. Ainsi donc notre wagon a été immatriculé K 568, mais c'était
peut-être le 567, ou le 560 ou le 542 ou
!"
Il faut savoir qu'il y eut 130 wagons couverts au total, numérotés de
K 501 À K 630.
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Le wagon de la chaperonnière,
alias K 568, en cours de déboisage.
A côté, sur le wagonnet, tous les fers en U en L et
autres plats nécessaires à la révision de l'ossature.
Décembre 2000
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