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Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 49, juin 2001

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Au sommaire du n° 49, juin 2001

Edito : Une image pour le patrimoine ferroviaire angevin.
Un été riche en événements.
Dernières nouvelles de la Maladrie.
Quand il pousse des cabines dans le coin Du jardin...
Troisième gros chantier de restauration : K 568, c'est parti !
Pour avoir une bonne tête de rivet...
L'assemblée générale 2001 sous le soleil.
Une nouvelle voiture voyageur pour le musée.
La sécurité, ça nous préoccupe, ça nous intéresse...

Bulletin n° 49

 

Du côté du chantier de la Maladrie

Malgré les intempéries de l'hiver et du printemps, (et malgré nos soucis financiers) les travaux du futur atelier sont en bonne voie. Comme vous le verrez ci-dessous dans le détail du planning, les fondations sont faites, et les réseaux enterrés (égouts, eaux usées, eau potable, électricité, téléphone) sont en place.
Ce sont les 2 Gérard, avec un coup de main de Marcel Derouet, qui ont joué de la pelle et qui ont mouillé leur chemise sous la canicule pour tout ça. Ajoutons cependant qu'il ont profité du gracieux et aimable concours de La SAT Belliard de St Léger-des-Bois pour le creusement des trous et des tranchées avec un tractopelle (Car y'sont pas masos ni bagnards, les Gérard !). Précisons encore que c'est Alain (métier oblige) aidé d'Olivier, qui a fait les alignements et les niveaux dans les jours d'avant. Si le futur atelier a un air penché ou la gueule de travers, vous saurez qui est le coupable. A l'heure où vous lirez ces lignes, le gros œuvre du bâtiment sera certainement terminé, puisque le montage de la charpente, ainsi que la couverture et le bardage sont prévus par la Sté Trillot de Chazé-sur-Argos dans la deuxième semaine de juin. Evidemment, il restera ensuite beaucoup à faire. Et, comme vous le verrez, la suite est presque entièrement à notre charge, ce qui demandera une grosse mobilisation de nos membres. Tous les hommes en âge de porter les outils sont donc conviés à fa tête. Les femmes sont aussi admises... C'est à chacun de se porter volontaire, car nous n'avons pas le temps (ni les diplômes) pour racoler sur le trottoir !
En tous cas merci déjà à la SAT Belliard.

Avantage d'internet, il n'y a pas à attendre la parution du numéro de septembre de "la voix du Petit Anjou" pour connaître l'avancement du chantier.
02 juillet 2001 : la société Trillot vient d'achever le batiment.
Ici, le pignon côté rue.
Atelier de la Maladrie
Atelier de la Maladrie Le pignon côté... pré en attendant la pose des voies.
Une vue de l'intérieur.
Prochaines étapes de la construction : tirage des gaines électriques, pose de la voie noyée et coulage de la dalle.
Atelier de la Maladrie

 

Des nouvelles..., ...Dujardin

Avec le retour des beaux jours, il est des travaux qui avancent de plus bel : ceux du jardin bien sûr. Euh, non ! Je voulais dire ceux du Dujardin - vous savez, le locotracteur - car en guise de jardinage au Sauloup il faut se contenter de fauchage, désherbage et autre débroussaillage. Eh oui ! Tout pousse avec les beaux jours… mais je m'égare à nouveau.
Pour ce qui est donc du locotracteur, les travaux ont bien progressé depuis l'article dans le dernier bulletin. En voici la liste plus ou moins exhaustive à défaut d'être chronologique.
La plaque de tamponnement avant, certainement jalouse du sort réservé à sa consœur arrière, a elle aussi été déposée pour ovalisation de ses trous de fixation au châssis. Les deux plaques sont maintenant à leurs positions définitives et ont profité du soleil pour mûrir ou plus exactement pour recevoir une première couche de peinture rouge. Les lests ainsi que les tampons en… bois servant à atteler les véhicules Anjou ont eux été peints en noir. Tout comme d'ailleurs le châssis. Sur celui-ci, le capot moteur, photographié en "kit" dans le précédent bulletin, a été remonté et a reçu une première couche de peinture verte. C'est en effet la couleur qui a été définitivement retenu pour la carrosserie de l'engin après quelques essais en gris bleuté. Par ailleurs, une plaque frontale en laiton bien évidemment marquée Dujardin a été réalisée par Henri. Et surtout, après un gros travail de découpe, cintrage, assemblage de cornières et, surtout, de perçage de plusieurs centaines de trous dans ces même cornières suivi du contre-perçage de toutes les tôles l'ensemble a été assemblé sur le châssis donnant ainsi au Dujardin sa nouvelle cabine de conduite.

Recarrossage du Dujardin

Le locotracteur Dujardin en cours de recarrossage : première présentation de la tôle de toiture.
1er mai 2001

Le résultat ainsi obtenu est déjà une belle récompense pour François, Thibault, Jean-Philippe, Guillaume, Michel, Henri, Gilbert, Jean-Pierre, Jean, ,Jean-Claude, Gérard et Olivier - toutes mes excuses aux "forçats des petits trous" que j'oublie - mais rassurez-vous, il leur reste encore du travail. Les finitions sont en effet encore nombreuses : enjoliveur autour des fenêtres, pose des vitres, fabrication et pose des "mains-montoires", de la remontée du tuyau d'échappement, installation des phares et enfin (?) les dernières couches de peinture.
Et la remise en route me direz-vous ? Et bien elle a déjà eut lieu. En effet nous n'avons pas attendu la fin du "recarrossage" pour faire la greffe de filtre qui était apparue comme indispensable suite aux péripéties qui, tout le monde s'en souvient, avaient marqué l'inauguration de la B 111. Nous avons donc joué la sécurité en remplaçant l'ancien filtre par un modèle automobile tout neuf.
Annoncée dans le précédent bulletin, la métamorphose du crapaud en prince charmant est donc bel et bien en bonne voie...

 

Et du côté du K 568 ?

Depuis octobre dernier, les travaux de restauration du wagon K 568 ont succédé à ceux de la voiture B 111.
Après un démontage des parties endommagées, le temps de reconstruire est venu.
Le principal événement est la pose des premiers rivets sur les plaques de tamponnement qui avaient été percées par François et Thibault. Pour cela, et vu la quantité de rivets qu'il nous faudra poser sur l'ensemble du wagon, un vieux marteau-riveur pneumatique a été remis en état. Le rivetage est ainsi bien plus simple qu'en utilisant… la masse comme cela avait été fait la fois précédente pour le tourniquet de la draisine. D'ailleurs, après quelques inévitables tâtonnements, les derniers rivets posés n'avaient rien à envier à ceux posés en leur temps par ANF. Nous sommes donc prêt à entamer les grandes séries puisque le premier longeron neuf de bas de caisse a récemment rejoint le châssis où il doit être riveté.
A suivre...

 

Un nouveau véhicule préservé

Le week-end du 8 mai, pour fêter la victoire à leur manière, Olivier, Gérard et Michel ont rejoint Olivet, près d'Orléans, pour déménager une caisse de voiture voyageurs de l'ancien tortillard du Loiret. Michel s'était déjà rendu sur place en éclaireur une quinzaine auparavant. en compagnie de Philippe Declerck, fidèle membre orléanais de l'association.
Partis avec le camion qui sert habituellement au transport de la draisine, les trois compères sont arrivés sur place le Dimanche matin et retrouvaient Alain et Jean-François Laurent, Philippe Declerck ainsi que Jean-Louis Geiger de l'association du train touristique de Pithiviers.
Le premier travail fut de dégager et brûler dans le pré voisin tout l'amoncellement de cagettes, vieilles chaises et vieux journaux qui encombrait la cabane adossée à la voiture. Le lundi fut consacré au déplacement et au chargement sur le camion à l'aide des traditionnels moyens du bord : crics en grand nombre et tôles de ripage. Hébergés chez Philippe, les deux soirées ont été fort bavardes autour d'un seul et unique sujet, vous ne devinerez jamais... les chemins de fer. Nous avons même eu les honneurs du train à voie de 0,40 m qui parcourt le jardin au milieu d'une luxuriante verdure. Prendre l'apéritif assis sur un wagonnet au soleil couchant, devant un barbecue (époque 9e siècle vu l'état, c'est une curiosité qui mérite un classement !), fut une véritable joie pour la compagnie angevine.
Ce retour s'est fait dans la nuit du lundi au mardi afin de ne pas être trop perturbé par la circulation.

La voiture des Tramways du Loiret déjà remorquée par le locotracteur Dujardin ?
12 mai 2001
Tramway du Loiret

Voici donc une nouvelle pièce de musée arrivée au Sauloup. Il s'agit d'une voiture quasiment standard des chemins de fer secondaires de jadis : une simple caisse montée sur châssis à deux essieux avec un compartiment central aux banquettes longitudinales, encadré de deux plates-formes. La simplicité de l'ensemble dénote avec la complexité de notre B 111. Il faut préciser qu'il s'agit là d'une voiture construite à l'économie pour des réseaux qui s'apparentaient plus aux tramways ruraux qu aux chemins de fer secondaires.
Un grand nombre de réseaux départementaux ont utilisé ce matériel économique dans lequel les normes de confort n'étaient pas le soucis premier des exploitants. Aucune n'a roulé en Anjou. Quel intérêt alors, diront certains, d'avoir récupéré celle voiture ? Il s'agissait de saisir l'opportunité de sauver probablement la dernière voiture de ce type encore disponible promise à un sort funeste à plus ou moins court terme.
Ce n'est pas une rareté, certes. Cinq voitures de ce type ont déjà été sauvées, des tramways d'Ille-et-Vilaine et de ceux de la Sarthe concentrées dans une seule association. Ce véhicule est probablement l'unique voiture des Tramways du Loiret encore existante, ce réseau ayant été supprimé assez tôt.
Il n'est pas dans les projets immédiats de l'AAPA (qui n'en manque pas comme vous le savez), de restaurer cette voiture. Mais, au moins, elle est sauvée de la destruction, c'est le principal. Qui sait, peut-être un jour retrouvera-t-elle une nouvelle jeunesse sur d'autres bords de Loire que ceux de sa jeunesse.

Deux photos pour finir...

On ne s'en lasse toujours pas. Voici donc une nouvelle photo de la B 111...
29 avril 2001
B111 toujours
Le Dujardin et la B111 Le locotracteur Dujardin et la voiture B 111.
12 mai 2001

 

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