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Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 52, mars 2002

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Au sommaire du n° 52, mars 2002

Edito : Pour l'histoire....
Une découverte qui va révolutionner l'histoire ferroviaire.
Potins de la Maladrie et du Sauloup...
Des vrais wagons de tortillard pour l'AAPA.
Une grue cendrée a fait son nid à l'atelier. Que dit la LPO ?
Un futur emploi du temps... long comme ça...
Les nouveaux amis du P'tit Anjou.
Souvenirs des Deux-Sèvres au temps du p'tit tram de Bressuire..
Jacques-Jules Guilleux témoin du P'tit Anjou à Angrie.

bulletin n° 52

 

Trois nouveaux pensionnaires

Dans les premiers jours de février, notre nouveau dépôt de La Maladrie a vu arriver 3 véhicules ferroviaires. Contrairement à une attente légitime, il ne s'agit pas de wagons transférés depuis le Sauloup, mais de nouvelles pièces de collection qui viennent grossir les effectifs de l'AAPA. Cette acquisition porte le nombre de véhicules entre les mains de notre association à 25. II faut y ajouter trois wagons achetés il y a 3 ans en Haute-Loire, qui ne sont pas encore transférés.
Pour ne pas faire mijoter davantage cette intrigue, disons que l'arrivage était constitué d'un wagon plat, d'un wagon tombereau, et d'une grue ferroviaire, tous trois provenant de l'ancien réseau départemental des Deux-Sèvres. (Voir l'historique des TDS : "Quand sifflaient le p'tit tram de Bressuire", page 11 de l'édition papier du bulletin).

La grue à l'atelier de la Maladrie. La flèche est démontée et posée sur le châssis.
Février 2002
grue tds

Si quelques uns de nos lecteurs étaient tentés de penser que ces véhicules n'ont pas de rapport avec le Petit Anjou, nous pouvons les rassurer immédiatement, puisque une des lignes des TDS faisait une incursion d'une quinzaine de kilomètre en Maine et Loire. De plus, des wagons tombereaux, loués aux TDS, ont circulé sur le réseau de l'Anjou dans les années 1930. En ce qui concerne la grue, le rapprochement est tout aussi pertinent, puisque les chemin de fer de l'Anjou possédaient deux grues, très exactement de ce type, et de la même marque : Baume et Marpent. N'ayant aucune chance de retrouver l'une d'elle, nous aurions été impardonnables de négliger cette pièce lorsque nous avons eu l'opportunité de la réserver en 1999. Ajoutons enfin que ces wagons par leur gabarit et leur taille, se rapprochent plus de la physionomie des chemins de fer secondaires comme celui de l'Anjou, que le matériel provenant du BA ou des CFD, dont le gabarit "voies ferrées d'intérêt général" était plus généreux. Avec ces véhicules restaurés, nous aurons l'image véritable de ce qu'était jadis notre tortillard angevin.

tombereau tds
plat tds
Le tombereau et le plat à la Maladrie.
Février 2002.


En réalité, l'AAPA n'ayant pas les moyens de financer ces acquisitions, ce sont trois membres qui ont cassé leur tirelire et qui ont constitué un groupement d'achat. Par un contrat identique à celui qui avait été instauré en 1997 pour la locomotive Pinguely, ils n'ont aucun droit sur leur bien pendant 99 ans, si ce n'est de le regarder en pensant qu'ils en ont une part. L'AAPA en a la jouissance intégrale, en même temps qu'un droit de préemption en cas de vente.
"faut être fou" pour investir dans pareille affaire, dirait une certaine pub ou tout bon homme d'affaire soucieux de rentabilité. Oui mais, sachez que les dividendes immatériels, en guise de plaisirs occultes, n'ont pas de prix pour Alain, Olivier et Gérard. II n'est donc même pas utile de les remercier de leur geste !

 

Un débarquement laborieux

Comme nous venons de dire, le dépôt de La Maladrie vient d'accueillir trois nouveaux véhicules. Si le chargement et le transport se sont déroulés sans encombre, il n'en fut pas de même pour le débarquement. Ce jour là, il a plus sans discontinuer 12 heures à l'avance, ce qui fit des abords de la Maladrie un marécage en puissance.
Les premières manoeuvres qui consistèrent à décharger les 2 wagons se déroulèrent sans encombres, à l'aide de 3 grues. Quant à notre grue, bien plus lourde que le reste, il était prévu de la décharger en la laissant rouler sur les rampes inclinées, à l'arrière de la remorque surbaissée. Une voie de réception embranchée sur la voie principale avait été préparée à cet effet au bout d'une piste mal empierrée. Grâce à la dextérité de Gilles, le chauffeur des Ets Petit, la remorque fut bien positionnée, mais, dans la gadoue elle s'enlisa avant le terminus. II fallut donc improviser une prolongation de la voie de réception qui n'avait pas la solidité voulue. Malgré tout, la grue fut invitée à descendre... En arrivant dessus, les traverses cassèrent, les rails se vrillèrent, la grue vacilla et faillit même se renverser. Elle resta là, plantée dans la boue jusqu'aux boites d'essieux. Un essai de relevage la remit un peu d'aplomb, mais elle était bel et bien enlisée.

La grue en fâcheuse posture.
Février 2002
 grue en facheuse posture

"II suffirait d'avoir une grue", avons nous entendu un peu plus tard ! Quatre jours plus tard, une solide équipe de l'AAPA qui avait récupéré un tire-fort (puissant appareil de traction à câble) grâce à François et à son père Dominique, était bien décidée à remettre la belle sur rails. Avec des crics et des cales, cela aurait du être un jeu d'enfant. C'était sans compter avec le temps qui s'acharnait sur nous, sous forme d'un déluge continu. A force d'attendre une accalmie, le relevage débuta seulement à 17 heures, les pieds dans l'eau, les mains dans la boue, la grêle et la pluie sur le dos. N'empêche qu'à 19 h à la lueur des phares de voiture, on pouvait dire : "mission accomplie". II y a 30 ans que la bête n'avait pas connu le bonheur d'avoir les pieds au sec. Mais pour nous, ça faisait 2 heures avec les orteils trempés...

grue et marécage Relevage de la grue : cric et cales.
Vous avez dit humide ?
Février 2002

 

 

Les travaux de la Maladrie

Ils avancent lentement mais sûrement.
Ils auraient avancé bien plus vite, si nous n'avions pas de problèmes de finances, si nos appels auprès de nos membres pour du renfort n'étalent pas restés presque vains, si le froid et le gel n'avait pas fait éclater les tuyaux d'eau à la fin décembre, si le groupe électrogène tout neuf n'était pas tombé en panne au bout de quelques jours (avec 6 semaines d'immobilisation), si les voleurs n'avaient pas sévi, avec le manque d'outillage qui en a découlé, et avec des complications inutiles pour renforcer la sécurité du bâtiment et pour mettre en place un dispositif d'alarme...
Malgré tout, ça avance.
Le local syndical, dit coin cuisine, est presque achevé. Il a été construit de façon à constituer, en étage, un grenier qui a été généreusement équipé d'étagères métalliques pour compenser le manque de place.
Par ailleurs, l'installation électrique a été poursuivie par Pierre Allard. Celle-ci a reçu un agrément total de la société de contrôle AIF de Beaulieu-sur-Layon. Toutes nos félicitations à Pierre pour cette performance digne d'un pro, surtout quand on connaît la complexité des normes électriques. Remercions aussi Henri Coudrais qui nous a donné de précieux conseils... Ceci a permis d'obtenir la pose du compteur EDF début mars.
Par ailleurs, Jean-Claude a confectionné un poêle à bois, garanti pure contrefaçon de Godin, tandis que Jean a réalisé une cheminée de toiture tout en inox avec une girouette d'aspiration du même métal. L'ensemble a été inauguré avec beaucoup de succès le samedi 2 mars, ce qui rassure les frileux comme Gérard pour ses longs week-ends à la Maladrie.
Pendant ce temps, l'installation des voies a continué. A ce jour, les voies n° 1 et 2 sont terminées, avec 4 aiguillages et 120 mètres de voie. Guillaume, aidé d'Olivier et Gérard, a mis en place un levier de commande pour l'aiguillage en sortie d'atelier. Un ballastage et un nivellement des voies ont même été effectués. Les travaux de la voie n° 3 aurait dû débuter prochainement, mais les intempéries empêchent actuellement le terrassement préalable.

ballastage
ballastage
ballastage
Au nouvel atelier de la Maladrie, ballastage des voies à l'aide d'un lorry improvisé.
26 janvier 2002


En côté du bâtiment, la piste empierrée sur une épaisseur de 40 cm pour l'accès des camions a été nivelée, mais elle a mal supporté les premiers passages. Un renforcement est en cours. II en est de même pour la zone située entre le bâtiment et la route qui n'avait pas été empierrée.
Mais, tout cela ne se fait pas tout seul, et de surcroît coûte cher...

Ca va déménager

Tout est prêt à la Maladrie pour recevoir une grande partie du matériel du Sauloup.
Le transfert des véhicules du Sauloup aurait dû être fait en début d'année. C'était sans compter avec le retard résultant de nos multiples problèmes et avec les conséquences du vol qui ont engendré un bon mois de retard. Par malchance, les intempéries de février ôtent tout espoir de réaliser l'opération dans les semaines à venir, du fait de l'instabilité du terrain pour les camions. En effet, l'arrivage des 3 véhicules des TDS (voir article "Un débarquement laborieux") a suffit à dissuader quiconque de poursuivre toute manoeuvre sur le site de la Maladrie avant le retour des beaux jours.
En attendant, nous allons commencer à déménager le petit matériel et l'outillage.
Si tout va bien, notre nouveau site sera opérationnel en septembre. Ce sera l'occasion d'organiser un week-end "Portes Ouvertes", mais la date n'est pas encore fixée. Vous en serez informés dans le numéro de juin.

Nota : Les principales machines-outils ont effectivement été déplacées le 16 mars juste après la publication de cet article.

 

Au Sauloup

Toutes les activités sont à l'arrêt depuis 3 mois. Et il est peu probable que de nouveaux travaux s'y déroulent avant le déménagement, ce qui veut dire qu'il faudra attendre la fin de l'année pour reprendre une activité normale (dixit les guignols de l'info), à la Maladrie.

Eh bien non ! Il y a encore eut un chantier au Sauloup. Le dimanche 10 mars, le locotracteur Dujardin a reçu ses nouveaux marchepieds et il a été remis en service après un nouveau remplacement de son filtre à gasoil.
Le pénible réamorçage du circuit de gasoil après le remplacement du filtre : il faut chasser la moindre bulle d'air.
Ca y'est il est reparti. Bien évidement il ne pouvait que venir s'atteler en tête de la voiture B 111.
Avantage de la nouvelle et vaste cabine, le mécanicien, l'aide-mécanicien et le sous aide-mécanicien (!?) sont à leurs aises. La casquette SE est bien évidement de rigueur...
A la lumière du soleil couchant, le Dujardin regagne son garage.

 

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