| Trois nouveaux pensionnaires |
Dans les premiers jours de février,
notre nouveau dépôt de La Maladrie a vu arriver 3 véhicules
ferroviaires. Contrairement à une attente légitime,
il ne s'agit pas de wagons transférés depuis le Sauloup,
mais de nouvelles pièces de collection qui viennent grossir
les effectifs de l'AAPA. Cette acquisition porte le nombre de véhicules
entre les mains de notre association à 25. II faut y ajouter
trois wagons achetés il y a 3 ans en Haute-Loire, qui ne
sont pas encore transférés.
Pour ne pas faire mijoter
davantage cette intrigue, disons que l'arrivage était constitué
d'un wagon plat, d'un wagon tombereau, et d'une grue ferroviaire,
tous trois provenant de l'ancien réseau départemental
des Deux-Sèvres. (Voir l'historique des TDS : "Quand
sifflaient le p'tit tram de Bressuire", page 11 de l'édition
papier du bulletin).
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La grue à l'atelier
de la Maladrie. La flèche est démontée
et posée sur le châssis.
Février 2002
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Si quelques uns de nos lecteurs
étaient tentés de penser que ces véhicules
n'ont pas de rapport avec le Petit Anjou, nous pouvons les rassurer
immédiatement, puisque une des lignes des TDS faisait une
incursion d'une quinzaine de kilomètre en Maine et Loire.
De plus, des wagons tombereaux, loués aux TDS, ont circulé
sur le réseau de l'Anjou dans les années 1930. En
ce qui concerne la grue, le rapprochement est tout aussi pertinent,
puisque les chemin de fer de l'Anjou possédaient deux grues,
très exactement de ce type, et de la même marque :
Baume et Marpent. N'ayant aucune chance de retrouver l'une d'elle,
nous aurions été impardonnables de négliger
cette pièce lorsque nous avons eu l'opportunité de
la réserver en 1999. Ajoutons enfin que ces wagons par leur
gabarit et leur taille, se rapprochent plus de la physionomie des
chemins de fer secondaires comme celui de l'Anjou, que le matériel
provenant du BA ou des CFD, dont le gabarit "voies ferrées
d'intérêt général" était
plus généreux. Avec ces véhicules restaurés,
nous aurons l'image véritable de ce qu'était jadis
notre tortillard angevin.
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Le tombereau et le plat à
la Maladrie.
Février 2002.
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En réalité, l'AAPA n'ayant pas les moyens de financer
ces acquisitions, ce sont trois membres qui ont cassé leur
tirelire et qui ont constitué un groupement d'achat. Par
un contrat identique à celui qui avait été
instauré en 1997 pour la locomotive Pinguely, ils n'ont aucun
droit sur leur bien pendant 99 ans, si ce n'est de le regarder en
pensant qu'ils en ont une part. L'AAPA en a la jouissance intégrale,
en même temps qu'un droit de préemption en cas de vente.
"faut être fou"
pour investir dans pareille affaire, dirait une certaine pub ou
tout bon homme d'affaire soucieux de rentabilité. Oui mais,
sachez que les dividendes immatériels, en guise de plaisirs
occultes, n'ont pas de prix pour Alain, Olivier et Gérard.
II n'est donc même pas utile de les remercier de leur geste !
| Un débarquement
laborieux |
Comme nous venons de dire, le
dépôt de La Maladrie vient d'accueillir trois nouveaux
véhicules. Si le chargement et le transport se sont déroulés
sans encombre, il n'en fut pas de même pour le débarquement.
Ce jour là, il a plus sans discontinuer 12 heures à
l'avance, ce qui fit des abords de la Maladrie un marécage
en puissance.
Les premières manoeuvres
qui consistèrent à décharger les 2 wagons se
déroulèrent sans encombres, à l'aide de 3 grues.
Quant à notre grue, bien plus lourde que le reste, il était
prévu de la décharger en la laissant rouler sur les
rampes inclinées, à l'arrière de la remorque
surbaissée. Une voie de réception embranchée
sur la voie principale avait été préparée
à cet effet au bout d'une piste mal empierrée. Grâce
à la dextérité de Gilles, le chauffeur des
Ets Petit, la remorque fut bien positionnée, mais, dans la
gadoue elle s'enlisa avant le terminus. II fallut donc improviser
une prolongation de la voie de réception qui n'avait pas
la solidité voulue. Malgré tout, la grue fut invitée
à descendre... En arrivant dessus, les traverses cassèrent,
les rails se vrillèrent, la grue vacilla et faillit même
se renverser. Elle resta là, plantée dans la boue
jusqu'aux boites d'essieux. Un essai de relevage la remit un peu
d'aplomb, mais elle était bel et bien enlisée.
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La grue en fâcheuse
posture.
Février 2002
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"II suffirait d'avoir
une grue", avons
nous entendu un peu plus tard ! Quatre jours plus tard, une
solide équipe de l'AAPA qui avait récupéré
un tire-fort (puissant appareil de traction à câble)
grâce à François et à son père
Dominique, était bien décidée à remettre
la belle sur rails. Avec des crics et des cales, cela aurait du
être un jeu d'enfant. C'était sans compter avec le
temps qui s'acharnait sur nous, sous forme d'un déluge continu.
A force d'attendre une accalmie, le relevage débuta seulement
à 17 heures, les pieds dans l'eau, les mains dans la boue,
la grêle et la pluie sur le dos. N'empêche qu'à
19 h à la lueur des phares de voiture, on pouvait dire :
"mission accomplie".
II y a 30 ans que la
bête n'avait pas connu le bonheur d'avoir les pieds au sec.
Mais pour nous, ça faisait 2 heures avec les orteils trempés...
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Relevage de la grue : cric et cales.
Vous avez dit humide ?
Février 2002 |
| Les travaux de la Maladrie |
Ils avancent lentement mais sûrement.
Ils auraient avancé
bien plus vite, si nous n'avions
pas de problèmes de finances,
si nos appels auprès de nos membres pour du renfort n'étalent
pas restés presque vains, si le froid et le gel n'avait pas
fait éclater les tuyaux d'eau à la fin décembre,
si le groupe électrogène tout neuf n'était
pas tombé en panne au bout de quelques jours (avec 6 semaines
d'immobilisation), si les voleurs n'avaient pas sévi, avec
le manque d'outillage qui en a découlé, et avec des
complications inutiles pour renforcer la sécurité
du bâtiment et pour mettre en place un dispositif d'alarme...
Malgré tout, ça
avance.
Le local syndical, dit coin
cuisine, est presque achevé. Il a été construit
de façon à constituer, en étage, un grenier
qui a été généreusement équipé
d'étagères métalliques pour compenser le manque
de place.
Par ailleurs, l'installation
électrique a été poursuivie par Pierre Allard.
Celle-ci a reçu un agrément total de la société
de contrôle AIF de Beaulieu-sur-Layon. Toutes nos
félicitations à Pierre pour cette performance digne
d'un pro, surtout quand on connaît la complexité des
normes électriques. Remercions aussi Henri Coudrais qui nous
a donné de précieux conseils... Ceci a permis d'obtenir
la pose du compteur EDF début mars.
Par ailleurs, Jean-Claude
a confectionné un poêle à bois, garanti pure
contrefaçon de Godin, tandis que Jean a réalisé
une cheminée de toiture tout en inox avec une girouette d'aspiration
du même métal. L'ensemble a été inauguré
avec beaucoup de succès le samedi 2 mars, ce qui rassure
les frileux comme Gérard pour ses longs week-ends à
la Maladrie.
Pendant ce temps, l'installation
des voies a continué. A ce jour, les voies n° 1 et 2
sont terminées, avec 4 aiguillages et 120 mètres de
voie. Guillaume, aidé d'Olivier et Gérard, a mis en
place un levier de commande pour l'aiguillage en sortie d'atelier.
Un ballastage et un nivellement des voies ont même été
effectués. Les travaux de la voie n° 3 aurait dû
débuter prochainement, mais les intempéries empêchent
actuellement le terrassement préalable.


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Au nouvel atelier de la Maladrie, ballastage
des voies à l'aide d'un lorry improvisé.
26 janvier 2002 |
En côté du bâtiment,
la piste empierrée sur une épaisseur de 40 cm pour
l'accès des camions a été nivelée, mais
elle a mal supporté les premiers passages. Un renforcement
est en cours. II en est de même pour la zone située
entre le bâtiment et la route qui n'avait pas été
empierrée.
Mais, tout cela ne se fait
pas tout seul, et de surcroît coûte cher...
Tout est prêt à la
Maladrie pour recevoir une grande partie du matériel du Sauloup.
Le transfert des véhicules
du Sauloup aurait dû être fait en début d'année.
C'était sans compter avec le retard résultant de nos
multiples problèmes et avec les conséquences du vol
qui ont engendré un bon mois de retard. Par malchance, les
intempéries de février ôtent tout espoir de
réaliser l'opération dans les semaines à venir,
du fait de l'instabilité du terrain pour les camions. En
effet, l'arrivage des 3 véhicules des TDS (voir article "Un
débarquement laborieux") a suffit à dissuader
quiconque de poursuivre toute manoeuvre sur le site de la Maladrie
avant le retour des beaux jours.
En attendant, nous allons
commencer à déménager le petit matériel
et l'outillage.
Si tout va bien, notre nouveau
site sera opérationnel en septembre. Ce sera l'occasion d'organiser
un week-end "Portes Ouvertes", mais la date n'est pas
encore fixée. Vous en serez informés dans le numéro
de juin.
Nota : Les principales machines-outils ont
effectivement été déplacées le 16 mars
juste après la publication de cet article.
Toutes les activités sont
à l'arrêt depuis 3 mois. Et il est peu probable que
de nouveaux travaux s'y déroulent avant le déménagement,
ce qui veut dire qu'il faudra attendre la fin de l'année
pour reprendre une activité normale (dixit les guignols de
l'info), à la Maladrie.
| Eh bien non ! Il y a encore
eut un chantier au Sauloup. Le dimanche 10 mars, le locotracteur
Dujardin a reçu ses nouveaux marchepieds et il a été
remis en service après un nouveau remplacement de son
filtre à gasoil. |
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Le pénible réamorçage
du circuit de gasoil après le remplacement du filtre :
il faut chasser la moindre bulle d'air.
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Ca y'est il est reparti. Bien évidement
il ne pouvait que venir s'atteler en tête de la voiture
B 111. |
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Avantage de la nouvelle et
vaste cabine, le mécanicien, l'aide-mécanicien
et le sous aide-mécanicien (!?) sont à leurs
aises. La casquette SE est bien évidement de rigueur...
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A la lumière du soleil couchant, le
Dujardin regagne son garage. |