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Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou", bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement aux membres ou disponible par abonnement.
Dix ans après l'atelier du Sauloup, et au terme de 18 mois de
travaux souvent dignes de bagnards*, nous avons inauguré l'atelier
de la Maladrie. C'était le samedi 28 septembre dernier.
(Plus tard, Pierre Bimier nous a rejoint avec une pièce unique
au monde : une Citroën A 11 à gazogène, dont il est question
dans l'édito...)
Quand tout le monde eut bien causé dans le micro, chacun fut invité à monter à bord du train qui venait de refouler en gare de Tichêne. A ce propos, signalons que le train comportait pour la première fois (si on excepte les essais et le train des écoliers de la veille) deux véhicules remorqués : la voiture B 111 et le wagon tombereau TDS. Hélas, la B 111 ne pouvait accueillir tout le monde à la fois, et le tombereau n'avait pas de plancher pour jouer les baignoires...*** Avec un cérémonial digne d'un film de Bertrand Tavernier (sonneries d'annonce, sifflet d'époque, chef de gare en costume et casquette estampillée SE...) le train s'élança sous les applaudissements ...de ceux qui étaient restés à quai ! Le terminus n'était pas loin, mais, fort heureusement, une erreur d'aiguillage (pas vraiment involontaire) permit de faire durer le voyage, en obligeant à un rebroussement, comme dans les Z du Darjeeling...
A la descente du train, le soleil inondait le site de ses rayons
encore ardents, invitant tout le monde à trinquer en honneur de
la prouesse accomplie, et pour la réussite de nos projets futurs. * sans compter 18 mois de prospection et de préparatifs.
Toujours à propos de cette inauguration du 28 septembre, tout
s'est déroulé à la perfection, y compris du côté du temps qui fut
radieux de l'aube au coucher su soleil, à l'exception d'un point
capital : le fameux ruban tricolore n'a pas été coupé !
Et pour cause... il n'avait pas été mis en place. Personne n'y a
pensé. Pourtant, Jeannette avait bien apporté le nécessaire qu'elle
avait consciencieusement acheté auparavant... mais, il est tout
simplement resté dans son emballage... Et il y restera jusqu'à la
prochaine inauguration ! (Pour une fois, on a réussi à faire
des économies sans le vouloir !)
Après la bienvenue aux invités souhaitée par Michel Raclin et les remerciements aux nombreux acteurs de la restauration du Petit Anjou, M. Gascoin rappelait l'attachement porté à notre présence sur les terres de la municipalité de Saint-Jean-de-Linières. M. Lardeux qui découvrait de visu nos activités après en avoir beaucoup entendu parler, nous faisait part de sa satisfaction de voir cette partie du patrimoine sauvegardée et nous livrait ses plus vifs encouragements. M. Martin, enfin, évoquait les difficultés parfois rencontrées par les associations de sauvegarde du patrimoine tant la tâche est grande et nous renouvelait son soutient.
C'est du locotracteur Dujardin qu'il s'agit. A part les récents
membres, tout le monde se souvient de nos angoisses et de nos frayeurs
le jour de l'inauguration de la voiture B 111, en septembre
2000. Ce matin là, notre engin, qui fonctionnait à merveille la
veille, avait refusé tout service jusqu'à 1 minute de la cérémonie.
L'aventure s'était à peu près bien terminée, malgré une perte de
temps et une tension nerveuse qui s'était répercutée une partie
de la journée.
L'inquiétude redoublait pourtant en songeant au lendemain, avec
le train des officiels qui viendraient pour l'inauguration... Marchera,
marchera pas...?
Avec nos premières circulations à la Maladrie, nous pouvons avoir
l'illusion d'un chemin de fer touristique, comme il en existe beaucoup
en France. Hélas, ce n'est guère qu'un embryon qui n'a aucune chance
de se développer, puisque les voies ne pourront jamais être prolongées.
A ce sujet, le maire de St Jean de Linièress a tenu à rappeler
le jour de l'inauguration qu'une commission allait voir le jour
avant la fin de l'année pour étudier l'avenir de ce projet. Pour
l'instant, le site n'est pas disponible.
Nous avons profité de l'inauguration de la Maladrie pour ouvrir nos portes au public au cours du week-end des 28 et 29 septembre dernier. Le temps radieux aidant, nous avons eu un succès retentissants, avec près de 2000 visiteurs au fil de ces 2 jours (en comptant les personnes venues pour l'inauguration). Bien évidemment, le train constituait le clou de la visite. Mais il y avait bien d'autres attractions, comme les démonstrations de forge de François et de son père Dominique Hersant et encore la voiture Citroën à gazogène de Pierre Bimier. Dénominateur commun entre tout ça : ça fume, et ça brûle du charbon, à part le Dujardin qui préfère le carbone hydrogéné sous forme liquide, ...au grand dam de feu nos Blanc-Misseron et autres SACM, qui ne désespèrent pas de ressusciter un jour pour le plaisir de "fumer vrai" elles aussi...
Bref, les écolos auraient pu nous attaquer en justice. Mais, écolo
moi-même, j'avais quelques indulgences à l'égard de tout ça, en
me disant que ceux qui étaient là, n'étaient pas sur l'autoroute
voisine, * en train de transformer des centaines de litres de pétrole
en rejets divers et variés, au lieu des quelques kilos de charbon
de bois ou de houille que nous avons engloutis... (voir l'édito...)
Pendant ce temps, l'atelier, transformé en salle d'exposition,
n'arrivait pas à digérer l'affluence. Notre propre stand de vente
s'est même trouvé en rupture de stock sur différents produits. Félicitations
aux vendeurs et vendeuses qui ont battu tous les records.
L'angevine, c'est Claudine, la fille d'Henri Ménard. Sans doute a-t-elle été autant photographié que le train à l'occasion de l'inauguration, car, vous l'avez deviné, elle pavoisait en costume d'angevine façon 1900. Bien évidemment, elle arborait une superbe coiffe angevine qui a la particularité d'être originaire des Ponts-de-Cé. Le costume a été fabriqué par la grand-mère de Claudine pour sa fille Monique Ménard (la mère de Claudine). Deux ans après sa disparition, la plupart de nos membres se souviendront d'elle avec émotions.
Depuis 2 ans, les travaux de restauration étaient quasiment au
point mort, comme chacun le sait, en raison du transfert de nos
installations. Mais, avec l'inauguration de La Maladrie, un page
vient de tourner et nos activités favorites ont déjà repris. Devinez
quoi...Contrairement à ce qui était annoncé, ce n'est pas le wagon
couvert K 568 qui a ouvert les jeux, mais la voiture Ac 21.
Rappelez-vous, celle que nous avons récupérée en 1985, sur les bords
du Loir...! C'était le premier véhicule du Petit Anjou retrouvé.
Quelques petits travaux avaient été effectués alors par le collège
de Noyant, puis par nous mêmes, entre 1987 et 1990 sur le site en
plein air de la Forêtrie, près de l'église, à St Jean de Linièress.
Depuis, rien ! Sinon onze années pour notre héroïne à se morfondre
au fond de l'atelier du Sauloup ! Mais elle n'était pas oubliée.
Sa relégation vient simplement du fait que la draisine, qui avait
l'avantage d'être un engin moteur, lui a ravi la place. Pas de chance
ensuite, au moment où la draisine était inaugurée, voici que la
B 111 vient nous séduire avec le gros avantage de posséder
son châssis d'époque... On sait la suite.
Pendant ce temps, Alain, François et d'autres ont reconstruit
une paire de lorrys, avec des organes donnés par Gérard Le Bars.
Ils serviront tout prochainement à mettre la draisine en levage,
afin de la doter d'essieux neufs. En effet, la mise à voie métrique
effectuée en 1993 n'avait pas été faite dans les règles de l'art,
faute de moyens suffisants. Il faut tout reprendre à zéro, à cause
de jeux important apparus dans les moyeux.
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