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Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 57, juin 2003

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Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou", bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement aux membres ou disponible par abonnement.

Au sommaire du n° 57, juin 2003

Edito : jusqu'où ?
Un locotracteur pour une future ligne : le LKM.
Festival vapeur en Somme ou les driasineux. Nouvelles de l'atelier de la Maladrie et autres cancans.
Ils sont des nôtres : 7 nouveaux membres.
Classe Belem Pro : une belle cabine pour la Pinguely.
Dans la Sarthe, à la Transvap, on est pas manc(h)eau.
Latulu le p'tit dernier des dossiers de l'AAPA ?
Que ce passe t'il chez nos voisins ?
Le tram est en deuil, le tortillard aussi.

Bulletin n° 57

 

LKM

Derrière ces 3 lettres se cache le mystère de l'éditorial, en même temps qu'un grand événement pour notre association. Chacun de nos membres a déjà été informé par un courrier vers la mi mai, mais nos autres lecteurs ne sont probablement pas au courant.
Pour tout dire il s'agit de l'acquisition, actuellement en cours, d'une locomotive diesel de marque LKM (Lokomotivbau Karl Marx Babelsberg) de type V10C. Son originalité c'est de présenter une envergure très proche de celle des locomotives du Petit Anjou, et aussi de nombreuses autres similitudes, sauf, évidemment en ce qui concerne la motorisation. Ainsi, son poids est identique, de même que sa puissance (100 CV) et le nombre d'essieux et sa transmission par bielles. Construite en Allemagne de l'est vers 1970, la machine a servi dans des industries, avant de devenir la propriété d'une association.

Le locotracteur V10C dans son état actuel.

V10C état actuel

Si la carrosserie est assez corrodée par endroit, l'engin est mécaniquement sain et en état de marche, et il dispose de tout l'équipement de sécurité pour assurer des trains touristiques. Comme on le voit, il n'a pas grand chose de comparable avec notre brave Dujardin, tout juste bon quant à lui, à manœuvrer la B111 sur les voies de la Maladrie.
Seul le look, un peu trop moderne et assez germanique comme il se doit, n'est pas à la convenance de la plupart des nôtres. C'est pourquoi, nous avons immédiatement imaginé un « restylage » dans le pur style Anjou. Le montage photo que nous avons effectué donne une idée (non arrêtée) de ce que cela pourrait donner.

1er projet pour le V10C

En réutilisant la cabine Dujardin, premier essai de recarrossage par photomontage.
Une autre variante pourrait être de se rapprocher de l'allure du locotracteur Y des CFD Vivarais.
A suivre...


Comme chacun s'en doute, cette acquisition n'est pas sans poser des problèmes financiers. Mais, nous n'aurons jamais de circulation ni de train sur un quelconque tronçon de ligne, sans un tel matériel de traction. L'opportunité est là aujourd'hui, alors que nous la guettions depuis 12 ans au moins. Hélas, l'AAPA n'a pas plus d'argent qu'à cette époque là. C'est même pire, puisque nous sommes endettés au plus haut point pour 3 années encore, afin de payer le nouvel atelier ! La différence, c'est que nous avons près de 300 membres au lieu de 30 à l'époque, et c'est notre bien le plus précieux.
L'article suivant vous en dira davantage… (à lire dans l'édition papier du bulletin)

 

Baie de Somme côté face...

L'édition 2003 a été marquée par une quantité de matériels rassemblés jamais atteinte. Nous n'avons ni le temps ni la place pour évoquer en détail tout ce qu'on pouvait voir, mais on peut au moins dire que 6 machines à vapeur à voie métrique étaient présentées en chauffe pour assurer un service digne du RER. Parmi celles-ci, la vedette était une locomotive française portant la marque Cail et de type 130 T. Construite pour le creusement du canal de Panama, elle ne servit jamais à cet usage, mais à une compagnie Porto-Ricaine. Elle fut récupérée il y a quelques années par un membre du CFBS auprès d'une banque américaine qui l'avait érigée en monument. Sa restauration s'est achevée quelques jours avant la fête...

La 130 T Cail du CFBS en gare du Crotoy.
26 avril 2003

Pour voir les photos de la fête de la vapeur de cette page en grand format, ainsi que des photos supplémentaires, rendez-vous sur la page spéciale fête de la vapeur 2003.
130T Cail du CFBS au Crotoy

En voie normale, il y avait la célèbre Marc Seguin, une machine anglaise, et une curieuse locomotive à chaudière verticale - du type de celle qui circulait, jadis, sur les voies des usines Bessonneau à Montrejeau - sans parler des modernes autorails TER, etc. Je ne vous parle pas des Pacific et autre grosses machines venues de Paris et d'ailleurs, avec des flots de voyageurs privilégiés, et aussi pour parader en gare de Noyelles.

141 R 840 à Noyelles La 141 R 840 ex SNCF en gare de Noyelles sur Mer.
27 avril 2003

Pour voir les photos de la fête de la vapeur de cette page en grand format, ainsi que des photos supplémentaires, rendez-vous sur la page spéciale fête de la vapeur 2003.

Les animations étaient nombreuses dans les 4 gares du réseau, et tout aurait été parfait, si le temps, splendide jusqu'à la veille au soir, n'avait tourné au cauchemar... Les panaches de vapeur n'en furent que plus magnifiques et les souvenirs n'en seront que plus vifs !

 

Baie de Somme côté pile

C’est toujours avec le même enthousiasme que nous avons enfourché nos fiers destriers pour nous rendre au festival vapeur du Chemin de Fer de la Baie de Somme, draisine en bandoulière. Enfin, quand je parle de destrier, je devrais plutôt évoquer nos nerfs vu le temps ! Les ventes de nos livres, brochures et cartes postales furent bonnes grâce au zèle sans faille et à la bonne humeur assez délirante de Jeannette, Anne, Patrick et Pascal. Quant à Henri, ses maquettes, comme à l’accoutumé, ont ravi petits et grands.

Une vue du stand sous le chapiteau de St Valery.
26 avril 2003

Pour voir les photos de la fête de la vapeur de cette page en grand format, ainsi que des photos supplémentaires, rendez-vous sur la page spéciale fête de la vapeur 2003.
Le stand
Les maquettes Les maquettes d'Henri, échelle 1/10ème.
26 avril 2003

Pour voir les photos de la fête de la vapeur de cette page en grand format, ainsi que des photos supplémentaires, rendez-vous sur la page spéciale fête de la vapeur 2003.

Madeleine s’était jointe à nous et ce n’est pas sans une certaine émotion que chacun à repensé à André, son mari, qui, il y a trois ans était du voyage.
Comme je vous le disais, l’ambiance fut fort sympathique et détendue et, grâce aux talents culinaires de nos trois femmes, les repas du soir pris au camping dans un vaste mobil home furent très chaleureux et conviviaux. Nous y accueillîmes même Pierre, un médecin « draisineux » amateur de cambouis et de charbon qui, pour le prix de son repas donna une consultation gratuite à notre secrétaire empêtré dans la posologie de ses potions. Et, comme je suis une mauvaise langue, on lui fit même l’honneur de lui changer son assiette entre la soupe et la charcuterie. Quant à nous « pôvres sans grade », nous dûmes nous contenter d’une miche de pain pour séparer le vermicelle du jambon blanc ! Moralité si vous voulez qu’on vous change l’assiette aux repas de l’association faut au moins être docteur en quelque chose ! Même les ingénieurs n’y ont pas droit ! N’est-ce pas Olivier ? Allez c’est décidé, je vais passer un doctorat en médisances, ...na !
Pascal

 

Les draisineux

Est-il bien utile de préciser ce que sont les « draisineux » dans le contexte d'une fête des trains en Baie de Somme...
Par contre qui peut dire combien de draisineux ont draisiné lors de cette dernière édition d'avril 2003 ? Avant de répondre, commençons par l'inventaire des draisines réquisitionnées : en dehors de notre Billard, il y avait celle du réseau local, c'est-à-dire du CFBS qui roulait en tandem, dos-à-dos avec la nôtre. Il y avait aussi, comme à l'accoutumée, celle de l'ACF-CDN (Côtes-du-Nord), plus une grosse draisine Renault, et enfin, la seule à voie normale, une petite puce d'une association normande. Pour draisiner tout ça, il fallait bien une vingtaine de draisineux... Pour sa part l'AAPA en comptait 6 ou 7 qui se sont relayés au fil des 2 jours.

En gare de Cayeux, une partie des drasineux de l'AAPA prennent la pose accompagné par Pierre, le chef-draisineux du CFBS (à gauche).
27 avril 2003

Pour voir les photos de la fête de la vapeur de cette page en grand format, ainsi que des photos supplémentaires, rendez-vous sur la page spéciale fête de la vapeur 2003.
Draisineux à Cayeux

Quel plaisir que de se retrouver au petit matin au milieu des panaches de vapeur au « volant » de notre draisine, sous les ordres d'Arnaud (du CFBS) qui vous annonce : « les draisineux du Petit Anjou en route derrière l'anglaise… ».
Quel plaisir que de se défouler les roues (surtout avec des essieux tout neufs) sur les 25 kilomètres de ligne de ce superbe réseau qui borde la baie sauvage et côtoie le parc du Marquenterre... Pour Guillaume, ce fut le baptême, un baptême fait de joies et de frustrations. Frustration quand il a fallut céder le manche aux vieux briscards dûment accrédités à circuler au milieu d'un cortège de trains, qui fait que cette ligne ressemble davantage à cette occasion à la ligne B du RER qu'à une paisible voie secondaire. Bref, tout novice qu'il était, il s'est quand même éclaté, notre Guillaume. Même qu'il s'est offert le luxe, en guise de prouesse, de passer le second rapport lors de nos évolutions en gare de Cayeux. Avant même ses 18 ans, il a décroché le label « draisineux »... A quand le label « chauffeur » ?
un draisineux


Au coeur de l'émotion

Comme lors des précédents épisodes, les draisineux ont fait le plein d'émotions fortes.
La première fois, ce fut dès le premier matin. Notre draisine devait être attelée dos-à-dos avec sa sœur indigène, mais elle était dans le mauvais sens. Rien de plus simple, direz-vous quand on connaît le système de retournement portatif que nous sur-nommons le tourniquet. Cette ma-nœuvre, bien que délicate, n'a jamais posé problème. Mais bien sûr, c'est au moment où il ne faut surtout pas, alors que nous avons à prendre position au milieu d'un cortège de trains, que la pépin arrive fatalement. L'opération, qui exige de faire monter la draisine sur des espèces de faux rails consti-tuant le tourniquet, s'est soldée en trois secondes et dans une grande secousse, par un essieux à côté des rails, à un endroit comme par hasard sans ballast, le nez en contrebas, dans un déséquilibre bien inquiétant. Et voici que chacun s'affole.. Qui part chercher du secours, qui court après un cric, qui cherche du calage de fortune dans un wagon chargé de bois... Quelle honte : l'équipe du Petit Anjou clouée au sol, au fond d'une sinistre remise, tandis que les autres vont aller parader en ligne, sous l'œil des photographes et des journalistes, et de tous les autres...
Mais tout est bien qui finit bien. Au bout d'une quinzaine de minutes d'efforts et de stress, voici la Billard qui se relève, millimètre par millimètre, en utilisant tout bêtement la manivelle, après avoir enclenché le premier rapport de vitesse... Enfin, ça y est. (applaudissement de ceux qui étaient accourus et qui attendaient notre positionnement sur la voie de départ pour se placer eux-mêmes...) Il était grand temps...
Mais il fallait bien une autre aventure pour qu'on se souvienne de l'édition 2003. C'était au matin du second jour. C'était aussi le clou de la fête pour notre équipe de draisineux, avec l'acheminement du tandem de draisines jusqu'à la gare de Cayeux avec notre Billard en tête et en traction. Mais voilà, à un passage à niveau non gardé qui nécessite l'arrêt, notre moteur cale. Pendant ce temps, on s'aperçoit que le train suiveur s'approche par l'arrière, avec sa machine noire toute fumante qui grossit, grossit, grossit...

Au PN d'Hurt La draisine calée au PN de Hurt. Les bons yeux apercevront le panache blanc du train à vapeur sous la flèche...

Pour voir les photos de la fête de la vapeur de cette page en grand format, ainsi que des photos supplémentaires, rendez-vous sur la page spéciale fête de la vapeur 2003.

Heureusement, un expert en retour de manivelle relance le moteur juste à temps... Mais, mon petit doigt me dit que le mécanicien du train suiveur a repoussé quelque peu son levier de régulateur pour nous éviter trop de frayeur...
Rendez-vous dans deux ans pour de nouvelles aventures...

 

A la Maladrie

Quoi de neuf à l'atelier depuis mars ?
Tout d'abord, en plus du remplacement des essieux dont il est question par ailleurs, notre draisine a subi une cure de jouvence juste avant son escapade en Baie de Somme, avec au menu : remplacement de la tôle d'habillage en face avant, peinture générale intérieure et extérieure, remplacements des cuirs qui tiennent les bâches, aménagement du coffre à outil, etc.
Sur la voiture Ac 21, les travaux ont repris sitôt les festivités Baie de Somme et Transvap terminées. Ainsi, le fastidieux décapage se poursuit (avec déjà plus de 150 heures passées), tandis qu'une traverse de plancher a été remplacée et des longerons de caisse réparés. Le plancher neuf, fourni avec l'aide généreuse de la scierie Rétif de St-Lambert-la-Potherie, sera posé lorsque vous lirez ces lignes. La suite portera sur le lambris de plafond, puis sur le parquet de toiture. Des préparatifs sont aussi en cours pour la fabrication des supports de marchepieds.

Une vue de la traverse de plancher neuve de la voiture de l'Ac 21.
31 mai 2003

Des travaux sur notre combiné à bois ont également permis la mise en service de cette indispensable machine.
Pour terminer, ajoutons que depuis quelques temps, la moyenne d’âge des forçats qui y travaillent a sérieusement baissé avec le recrutement de deux jeunes supplémentaires ce qui augure bien de l’avenir et de la relève.

 

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