Derrière ces 3 lettres se cache le mystère de l'éditorial,
en même temps qu'un grand événement pour notre
association. Chacun de nos membres a déjà été
informé par un courrier vers la mi mai, mais nos autres lecteurs
ne sont probablement pas au courant.
Pour tout dire il s'agit de l'acquisition, actuellement en cours,
d'une locomotive diesel de marque LKM (Lokomotivbau Karl Marx Babelsberg)
de type V10C. Son originalité c'est de présenter une
envergure très proche de celle des locomotives du Petit Anjou,
et aussi de nombreuses autres similitudes, sauf, évidemment
en ce qui concerne la motorisation. Ainsi, son poids est identique,
de même que sa puissance (100 CV) et le nombre d'essieux et
sa transmission par bielles. Construite en Allemagne de l'est vers
1970, la machine a servi dans des industries, avant de devenir la
propriété d'une association.
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Le locotracteur V10C dans son état
actuel.
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Si la carrosserie est assez corrodée par endroit, l'engin
est mécaniquement sain et en état de marche, et il
dispose de tout l'équipement de sécurité pour
assurer des trains touristiques. Comme on le voit, il n'a pas grand
chose de comparable avec notre brave Dujardin, tout juste bon quant
à lui, à manuvrer la B111 sur les voies de la
Maladrie.
Seul le look, un peu trop moderne et assez germanique comme il se
doit, n'est pas à la convenance de la plupart des nôtres.
C'est pourquoi, nous avons immédiatement imaginé un
« restylage » dans le pur style Anjou. Le montage photo
que nous avons effectué donne une idée (non arrêtée)
de ce que cela pourrait donner.
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En réutilisant la cabine Dujardin,
premier essai de recarrossage par photomontage.
Une autre variante pourrait être de se rapprocher de
l'allure du locotracteur Y des CFD Vivarais.
A suivre...
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Comme chacun s'en doute, cette acquisition n'est pas sans poser
des problèmes financiers. Mais, nous n'aurons jamais de circulation
ni de train sur un quelconque tronçon de ligne, sans un tel
matériel de traction. L'opportunité est là
aujourd'hui, alors que nous la guettions depuis 12 ans au moins.
Hélas, l'AAPA n'a pas plus d'argent qu'à cette époque
là. C'est même pire, puisque nous sommes endettés
au plus haut point pour 3 années encore, afin de payer le
nouvel atelier ! La différence, c'est que nous avons
près de 300 membres au lieu de 30 à l'époque,
et c'est notre bien le plus précieux.
L'article suivant vous en dira davantage
(à lire dans
l'édition papier du bulletin)
| Baie de Somme côté
face... |
L'édition 2003 a été marquée par une
quantité de matériels rassemblés jamais atteinte.
Nous n'avons ni le temps ni la place pour évoquer en détail
tout ce qu'on pouvait voir, mais on peut au moins dire que 6 machines
à vapeur à voie métrique étaient présentées
en chauffe pour assurer un service digne du RER. Parmi celles-ci,
la vedette était une locomotive française portant
la marque Cail et de type 130 T. Construite pour le creusement du
canal de Panama, elle ne servit jamais à cet usage, mais
à une compagnie Porto-Ricaine. Elle fut récupérée
il y a quelques années par un membre du CFBS auprès
d'une banque américaine qui l'avait érigée
en monument. Sa restauration s'est achevée quelques jours
avant la fête...
La 130 T Cail du CFBS en
gare du Crotoy.
26 avril 2003
Pour voir les photos de la fête de la vapeur de cette page en
grand format, ainsi que des photos supplémentaires, rendez-vous
sur la page spéciale fête de la vapeur 2003. |
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En voie normale, il y avait la célèbre Marc Seguin,
une machine anglaise, et une curieuse locomotive à chaudière
verticale - du type de celle qui circulait, jadis, sur les voies
des usines Bessonneau à Montrejeau - sans parler des modernes
autorails TER, etc. Je ne vous parle pas des Pacific et autre grosses
machines venues de Paris et d'ailleurs, avec des flots de voyageurs
privilégiés, et aussi pour parader en gare de Noyelles.
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La 141 R 840 ex SNCF en gare de Noyelles
sur Mer.
27 avril 2003
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Les animations étaient nombreuses dans les 4 gares du réseau,
et tout aurait été parfait, si le temps, splendide
jusqu'à la veille au soir, n'avait tourné au cauchemar...
Les panaches de vapeur n'en furent que plus magnifiques et les souvenirs
n'en seront que plus vifs !
Cest toujours avec le même enthousiasme que nous avons
enfourché nos fiers destriers pour nous rendre au festival
vapeur du Chemin de Fer de la Baie de Somme, draisine en bandoulière.
Enfin, quand je parle de destrier, je devrais plutôt évoquer
nos nerfs vu le temps ! Les ventes de nos livres, brochures
et cartes postales furent bonnes grâce au zèle sans
faille et à la bonne humeur assez délirante de Jeannette,
Anne, Patrick et Pascal. Quant à Henri, ses maquettes, comme
à laccoutumé, ont ravi petits et grands.
Une vue du stand sous le chapiteau
de St Valery.
26 avril 2003
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Les maquettes d'Henri, échelle 1/10ème.
26 avril 2003
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Madeleine sétait jointe à nous et ce nest
pas sans une certaine émotion que chacun à repensé
à André, son mari, qui, il y a trois ans était
du voyage.
Comme je vous le disais, lambiance fut fort sympathique et
détendue et, grâce aux talents culinaires de nos trois
femmes, les repas du soir pris au camping dans un vaste mobil home
furent très chaleureux et conviviaux. Nous y accueillîmes
même Pierre, un médecin « draisineux »
amateur de cambouis et de charbon qui, pour le prix de son repas
donna une consultation gratuite à notre secrétaire
empêtré dans la posologie de ses potions. Et, comme
je suis une mauvaise langue, on lui fit même lhonneur
de lui changer son assiette entre la soupe et la charcuterie. Quant
à nous « pôvres sans grade », nous dûmes
nous contenter dune miche de pain pour séparer le vermicelle
du jambon blanc ! Moralité si vous voulez quon vous
change lassiette aux repas de lassociation faut au moins
être docteur en quelque chose ! Même les ingénieurs
ny ont pas droit ! Nest-ce pas Olivier ? Allez cest
décidé, je vais passer un doctorat en médisances,
...na !
Pascal
Est-il bien utile de préciser ce que sont les « draisineux
» dans le contexte d'une fête des trains en Baie de
Somme...
Par contre qui peut dire combien de draisineux ont draisiné
lors de cette dernière édition d'avril 2003 ? Avant
de répondre, commençons par l'inventaire des draisines
réquisitionnées : en dehors de notre Billard, il y
avait celle du réseau local, c'est-à-dire du CFBS
qui roulait en tandem, dos-à-dos avec la nôtre. Il
y avait aussi, comme à l'accoutumée, celle de l'ACF-CDN
(Côtes-du-Nord), plus une grosse draisine Renault, et enfin,
la seule à voie normale, une petite puce d'une association
normande. Pour draisiner tout ça, il fallait bien une vingtaine
de draisineux... Pour sa part l'AAPA en comptait 6 ou 7 qui se sont
relayés au fil des 2 jours.
En gare de Cayeux, une partie
des drasineux de l'AAPA prennent la pose accompagné par
Pierre, le chef-draisineux du CFBS (à gauche).
27 avril 2003
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Quel plaisir que de se retrouver au petit matin au milieu des panaches
de vapeur au « volant » de notre draisine, sous les
ordres d'Arnaud (du CFBS) qui vous annonce : « les draisineux
du Petit Anjou en route derrière l'anglaise
».
Quel plaisir que de se défouler les roues (surtout avec des
essieux tout neufs) sur les 25 kilomètres de ligne de ce
superbe réseau qui borde la baie sauvage et côtoie
le parc du Marquenterre... Pour Guillaume, ce fut le baptême,
un baptême fait de joies et de frustrations. Frustration quand
il a fallut céder le manche aux vieux briscards dûment
accrédités à circuler au milieu d'un cortège
de trains, qui fait que cette ligne ressemble davantage à
cette occasion à la ligne B du RER qu'à une paisible
voie secondaire. Bref, tout novice qu'il était, il s'est
quand même éclaté, notre Guillaume. Même
qu'il s'est offert le luxe, en guise de prouesse, de passer le second
rapport lors de nos évolutions en gare de Cayeux. Avant même
ses 18 ans, il a décroché le label « draisineux
»... A quand le label « chauffeur » ?
un draisineux
Comme lors des précédents épisodes, les draisineux
ont fait le plein d'émotions fortes.
La première fois, ce fut dès le premier matin. Notre
draisine devait être attelée dos-à-dos avec
sa sur indigène, mais elle était dans le mauvais
sens. Rien de plus simple, direz-vous quand on connaît le
système de retournement portatif que nous sur-nommons le
tourniquet. Cette ma-nuvre, bien que délicate, n'a
jamais posé problème. Mais bien sûr, c'est au
moment où il ne faut surtout pas, alors que nous avons à
prendre position au milieu d'un cortège de trains, que la
pépin arrive fatalement. L'opération, qui exige de
faire monter la draisine sur des espèces de faux rails consti-tuant
le tourniquet, s'est soldée en trois secondes et dans une
grande secousse, par un essieux à côté des rails,
à un endroit comme par hasard sans ballast, le nez en contrebas,
dans un déséquilibre bien inquiétant. Et voici
que chacun s'affole.. Qui part chercher du secours, qui court après
un cric, qui cherche du calage de fortune dans un wagon chargé
de bois... Quelle honte : l'équipe du Petit Anjou clouée
au sol, au fond d'une sinistre remise, tandis que les autres vont
aller parader en ligne, sous l'il des photographes et des
journalistes, et de tous les autres...
Mais tout est bien qui finit bien. Au bout d'une quinzaine de minutes
d'efforts et de stress, voici la Billard qui se relève, millimètre
par millimètre, en utilisant tout bêtement la manivelle,
après avoir enclenché le premier rapport de vitesse...
Enfin, ça y est. (applaudissement de ceux qui étaient
accourus et qui attendaient notre positionnement sur la voie de
départ pour se placer eux-mêmes...) Il était
grand temps...
Mais il fallait bien une autre aventure pour qu'on se souvienne
de l'édition 2003. C'était au matin du second jour.
C'était aussi le clou de la fête pour notre équipe
de draisineux, avec l'acheminement du tandem de draisines jusqu'à
la gare de Cayeux avec notre Billard en tête et en traction.
Mais voilà, à un passage à niveau non gardé
qui nécessite l'arrêt, notre moteur cale. Pendant ce
temps, on s'aperçoit que le train suiveur s'approche par
l'arrière, avec sa machine noire toute fumante qui grossit,
grossit, grossit...
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La draisine calée au PN de Hurt. Les
bons yeux apercevront le panache blanc du train à vapeur
sous la flèche...
Pour voir les photos de la fête de la vapeur de cette page en
grand format, ainsi que des photos supplémentaires, rendez-vous
sur la page spéciale fête de la vapeur 2003. |
Heureusement, un expert en retour de manivelle relance le moteur
juste à temps... Mais, mon petit doigt me dit que le mécanicien
du train suiveur a repoussé quelque peu son levier de régulateur
pour nous éviter trop de frayeur...
Rendez-vous dans deux ans pour de nouvelles aventures...
Quoi de neuf à l'atelier depuis mars ?
Tout d'abord, en plus du remplacement des essieux dont il est question
par ailleurs, notre draisine a subi une cure de jouvence juste avant
son escapade en Baie de Somme, avec au menu : remplacement de la
tôle d'habillage en face avant, peinture générale
intérieure et extérieure, remplacements des cuirs
qui tiennent les bâches, aménagement du coffre à
outil, etc.
Sur la voiture Ac 21, les travaux ont repris sitôt les festivités
Baie de Somme et Transvap terminées. Ainsi, le fastidieux
décapage se poursuit (avec déjà plus de 150
heures passées), tandis qu'une traverse de plancher a été
remplacée et des longerons de caisse réparés.
Le plancher neuf, fourni avec l'aide généreuse de
la scierie Rétif de St-Lambert-la-Potherie, sera posé
lorsque vous lirez ces lignes. La suite portera sur le lambris de
plafond, puis sur le parquet de toiture. Des préparatifs
sont aussi en cours pour la fabrication des supports de marchepieds.
Une vue de la traverse de plancher
neuve de la voiture de l'Ac 21.
31 mai 2003 |
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Des travaux sur notre combiné à bois ont également
permis la mise en service de cette indispensable machine.
Pour terminer, ajoutons que depuis quelques temps, la moyenne dâge
des forçats qui y travaillent a sérieusement baissé
avec le recrutement de deux jeunes supplémentaires ce qui
augure bien de lavenir et de la relève.