Le précédent bulletin, ainsi qu'un appel par courrier a informé
chacun de nos membres de l'opportunité qui s'est présentée à la
fin de 2002, pour doter l'AAPA d'un gros engin diesel de traction.
Comme on le sait, il s'agit d'une locomotive allemande de marque
LKM, type V10C. Elle est mise en vente par une association basée
sur les bords du Rhin dans la région de Coblence.
Du fait que notre association n'avait pas un seul centime encaisse,
cette acquisition a constitué un grand pari qui vient d'être gagné,
grâce à la générosité de nos membres.
L'enjeu financier, constitué du matériel et des frais de transports
avoisine la somme colossale de 14 500 €, soit environ
95 000 F. A ce jour, les promesses pour l'acquisition
de parts en copropriété, majorées des promesses de dons ou de prêts,
s'élève à 14 200 € soit 93 000 F environ. Autant
dire que la partie est gagnée. Reste qu'il faudra quand même trouver
encore 300 € environ. On espère donc que quelques retardataires
penseront au petit geste qu'ils avaient peut-être prévu, au lieu
de se dire: "pour le si peu, y'a pas besoin de moi...".
Pour les amateurs de chiffres et de statistiques, seize personnes
ont promis l'acquisition de 67 parts pour un montant de 10 050 €
; trente personnes ont effectué des promesses de dons pour une somme
de 4 128 € et enfin, une personne a promis un prêt de
150 €. Chacun sait que l'AAPA achètera ses propres parts avec
les dons et les prêts. Le groupement des copropriétaires portera
la nom de GAMPA*, et un contrat précis protégera l'AAPA contre le
retrait éventuel des copropriétaires dans l'avenir. Ce contrat sera
adressé à chaque copropriétaire au moment de l'appel de paiement.
Pour l'instant nous n'adressons pas de reçu à ceux qui ont envoyé
un chèque ou un bordereau de participation, car nous attendons d'avoir
la date de livraison pour enclencher l'appel général (voir article
suivant : Sékankilariv).
Que personne n'ait de crainte au cas où le montant des participations
dépasserait la facture : comme nous l'avons indiqué en temps utile,
des travaux coûteux sont déjà prévus pour donner à cet engin un
look plus compatible avec le Petit Anjou.
Un seul regret : le conseil général n'a pas donné la suite
que nous attendions, puisqu'il n'a pas apporté un seul centime jusqu'à
ce jour, et nous n'avons aucune certitude à terme. Par contre, les
responsables de l'AAPA ont été très impressionnés par l'ampleur
de la participation des membres, ce qui a compensé la défection
des collectivités. Ils tiennent à féliciter chaleureusement chacun
des participants pour ce geste mémorable qui fera date dans l'histoire
de l'AAPA.
Nous pouvons ainsi affirmer que la volonté de poursuivre l'action
entreprise est très forte au sein de notre association. Dommage
qu'elle ne soit pas davantage relayée par un encouragement matériel
extérieur.
*GAMPA = Groupement pour l'Acquisition de Matériels
autour du Petit Anjou. ("GAMAPA" a été évité de justesse
en pensant au risque de procès avec un certain fabricant de préservatifs
improvisés...)
Plus sérieusement, ce groupement a des chances d'intégrer prochainement
le GALP qui avait été constitué en 1997 sur le même principe, au
moment de l'acquisition de la locomotive Pinguely.
Le projet d'adaptation du V10C au gabarit
Petit Anjou progresse avec cette maquette au 1/10 réalisée
à nouveau par Henri Ménard.
Le projet définitif est néanmoins encore suceptible
de recevoir quelques variantes. En particulier, il y'aura
bien évidemment des essieux ! Ceux de la maquette
vont être très prochainement réalisés.
28 septembre 2003
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Avant de se faire livrer la bête, il va falloir la payer. En effet,
les vendeurs ne sont pas disposés à nous l'envoyer contre un beau
sourire de Jeannette. II est aussi prévu qu'une délégation de l'AAPA
se rende sur place avant expédition pour vérifier le bon état de
marche. Du fait que le locotracteur n'a pas fonctionné depuis une
douzaine d'années, l'opération prend du temps. Cependant, aux dernières
nouvelles, le moteur a été mis en marche juste avant les vacances.
Dès que le calendrier se précisera, nous enverrons un avis à chacun
de ceux qui ont fait une promesse de participation. Sitôt les fonds
reçus, nous pourrons enclencher la livraison, laquelle demandera
moins de 3 semaines à ce moment là.
En fait, nous pensons que tout ceci prendra forme en octobre ou
novembre. Les personnes concernées doivent donc s'attendre à recevoir
un avis pour se délester de leurs euros d'ici un mois environ.
A propos, savez-vous que notre ami Henri est en train de réaliser
la maquette, à l'échelle 1/10 évidemment, de notre V10C, avec les
modifications de gabarit et de cabine envisagées. Nul doute qu'il
aura terminé ses travaux avant nous !
| Une vraie cabine pour
notre Pinguely |
Voici un reportage photographique sur la mise en place de la nouvelle
cabine de la locomotive Pinguely. Rappelons que cette cabine a été
construite par le lycée Henri Dunant dans le cadre du concours
"Classes Belem Pro".
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Posée sur un wagonnet, la cabine est
approchée de la locomotive grâce à la voie
parallèle. Un passage sur le tourniquet de la draisine
permet de faire le quart de tour nécessaire pour l'orienter
dans le bon sens |
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Et il ne reste plus qu'à
poser une voie perpendiculaire avec des rails... en bois pour
faire rouler la cabine jusqu'au niveau de la locomotive.
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Deux crics et un jeu de cales permettent de
l'élever au niveau de la plateforme du châssis. |
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Pour rejoindre son emplacement
définitif, il suffit de faire glisser la cabine sur
deux profils en tirant avec des sangles de chaque côté.
Sur cette photo, la cabine étant encore en retrait
on croirait presque avoir affaire à une longue locomotive
articulé Mallet !
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Et voila. La cabine est en place.
Toutes photos : 02 août 2003.
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| Le Dujardin arrête
le shit |
Qui n'a jamais entendu parler du Dujardin qu'il faut shooter aux
joints d'amadou pour le faire démarrer ? Et bien cette fois
c'est fini. Le sevrage a eu lieu en mai, avec la mise en place de
bougies électriques en lieu et place des fameuses cigarettes qu'il
fallait allumer tout en lançant à la manivelle le démarreur à inertie.
C'est Guillaume qui a fait les branchements, mais c'est André qui
a réalisé les pièces d'adaptation. Même si on a perdu un peu de
folklore, c'est quand même plus pratique et plus économique. Hélas,
rien ne dit qu'il ne rechutera pas, notre Dujardin, car c'est dur
d'arrêter de fumer. Et quand j'entends ses jubilations convulsives
au moment où il s'élance, je me dis qu'il a sûrement des périodes
de manque... ! Affaire à suivre au début de l'hiver avec les
premiers froids...
Le Dujardin bien entouré avant d'entamer
sa cure de désintoxication.
Printemps 2003
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Les courtes circulations de notre train ne sont pas sans nous
donner des soucis de sécurité, en particulier lors des manoeuvres
de refoulement. En effet, à ces occasions, il est impossible pour
l'agent de conduite de voir les signaux de l'agent qui se trouve
en queue de convoi. Le seul remède consisterait à placer des agents
relais sur les cotés du train, mais, la répétition des signaux prend
du temps, ce qui peut être fatal. En outre, les signaux sonores
(voix ou sifflet) sont peu ou pas perçus dans la cabine du Dujardin,
à cause du bruit du moteur. Alors, les ingénieurs de l'AAPA ont
réinventé ce qui existe déjà : une ligne de sécurité, constitué
d'un câble qui court d'un bout à l'autre du train a été installée.
C'est Guillaume qui a réalisé l'installation. Elle permet d'actionner
directement et à n'importe quel moment le klaxon du locotracteur
depuis la queue du convoi. L'agent de conduite qui a reçu les consignes
ne risque pas d'y être insensible. Des essais avec des tests inopinés
ont donné entière satisfaction. N'est-ce pas Guillaume ?
Nous nous souvenons que la réfection des essieux de la draisine
avait mobilisé la quasi totalité de nos énergies jusqu'au mois d'avril.
Depuis le précédent numéro, les travaux ont repris. Ainsi, un plancher
neuf a été posé après remplacement d'une des traverses. Plusieurs
arceaux de toiture en hêtre ont été refaits à neuf. Différents éléments
en bois exotique ont été préparés pour reconstituer la partie manquante
de la cloison centrale. Pas de chances pour nous, le bois n'était
pas corse, et il a travaillé. Tant et si bien qu'il a fallu recommencer
les trois quarts du boulot. Nous avons aussi poursuivi, tâche très
ingrate, le grattage des infâmes couches de peintures qui recouvraient
tout l'intérieur. Nous n'avons même pas réussi à dégoûter nos jeunes
qui ont effectué une grande partie des séances interminables sans
gagner un centime*. Gagneront-ils au tirage ? Ils ont au moins
gagné la considération et la reconnaissance des anciens...
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Pose des dernières lames du plancher.
Il reste par contre de la peinture à décaper
mais la réserve de produit est là.
19 juillet 2003
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La prochaine étape consistera à refaire le lambris de plafond,
puis le parquet du toit, mais aussi à réparer les montants de la
caisse qui ont bien souffert des outrages du temps. Gérard David
doit aussi entreprendre bientôt la réalisation des sièges avec coussins
capitonnés. Pendant ce temps, une équipe entreprendra peut-être
la réparation ou la reconstruction du châssis. Bourreliers, ferronniers,
menuisiers, bénévoles de tout poil, qualifiés ou non, on vous attend
en renfort...
* Pour se consoler, il s'agit de centimes d'euros,
qui valent 6 fois plus que les centimes de franc !