![]() ![]() ![]() ![]() |
Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou", bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement aux membres ou disponible par abonnement.
Comme prévu, un agrandissement de l'atelier de la Maladrie est
en cours. Cette extension de 80 m² (soit 50 % de plus) est
constituée d'un appentis au long du bâtiment initial, côté voies.
De ce fait la voie n° 2 se trouve abritée, ce qui permettra
de préserver le matériel restauré des intempéries. Par la même occasion,
l'atelier principal se trouvera un peu décongestionné. Hélas, les
espaces de travail resteront bien exigus, et un futur agrandissement
est totalement exclu, du fait que le terrain est totalement saturé.
Le 2 avril 2004 Sébastien, Sylvain et moi n'avions jamais touché
de truelle ni même fait de béton de notre vie. II nous a pourtant
été confié la tache de monter les murs de la fosse, nous nous sommes
donc transformés en apprentis maçons durant deux semaines (pendant
les vacances scolaires). Nous avons mis du coeur à l'ouvrage et
ma foi les murs sont assez droits et tiendront le choc au moment
tant attendu d'aller dessus avec la V10c, d'autant plus qu'une ceinture
de béton de 25 centimètres sur 25 a été coulée pour tenir l'ensemble.
En tout cas nos murs plaisent à Gérard, qui nous a quand même aidé
un peu au début (si peu dit-il), ce qui, à mon avis, veut dire que
c'est bien fait. Mais ... car il y a un mais, Sébastien a fini lessivé,
Sylvain a attrapé mal au dos et moi j'ai fini avec les mains en
bien triste état (manque de gant) et j'ai repris les cours plus
fatigué que je ne les avais quittés. Le pire c'est qu'un prof a
eu l'audace de me dire que je n'avais rien fait de mes vacances.
Mais bon tout cela n'est rien comparé au fait d'avoir fait avancer
le schmilblick comme on dit...
Trois semaines plus tard voilà que la fosse est enfin sûre et nous
pouvons enfin rouler dessus en V10c notamment pour voir pourquoi
elle penche autant. Le premier essai s'est heureusement passé sans
incident - les autres essais aussi du reste - et nous
savons maintenant que l'équipe de maçons de 16 ans de moyenne d'âge
est en fait assez fiable. Elle nous a permis de réparer la V10C
(voir article suivant). Mais V10C, V10C… parlons aussi du Dujardin
qui a profité de la fosse pour se faire graisser les chaînes d'entraînement
et il en avait grandement besoin. Cette fosse est donc accueilli
en véritable providence car sans elle un accident matériel serait
certainement arrivé un jour ou l'autre.
Nous avons déjà parlé des problèmes de suspension de la V10C, qui
étaient la cause de son air penché. Grâce à la fosse technique qui
a été inaugurée le samedi 15 mai, nous avons pu rechercher sur l'instant
même les raisons exactes du problème, en pensant au départ qu'une
lame de ressort était cassée. Etant descendus sous la machine, il
nous a suffit de quelques secondes pour constater que le problème
venait simplement de trois jeux de lames, parmi les six, qui étaient
sortis de leurs logements. Ce problème résulte à coup sûr du transport
et plus particulièrement du levage à la grue lors du chargement
et du déchargement. Nous avons frôlé de gros problèmes, puisque
l'un des jeux de lames s'était déplacé de plus de 20 cm et venait
prendre appui sur le réservoir d'air principal. En quelque sorte,
nous avions une V10C à suspension pneumatique (une première au monde !).
N'empêche que le réservoir en a gardé les séquelles et qu'il aurait
bien pu ne pas s'en remettre.
Après Peugeot, BMW, Mercedes, le matériel LKM cède à la mode du
coupé-cabriolet en nous offrant une locomotive "coupé",
j'ai bien sûr nommé notre V10C.
Samedi 10 et dimanche 11 avril, s'est tenu, à la Possonnière, le salon du modèle réduit. On a pu y admirer de superbes bateaux, de pétaradantes voitures de course et quelques avions. Les trains étaient représentés par d'intéressants réseaux dont celui de nos amis de Mayenne et aussi par un remarquable stand du GEMME tenu par nos amis Pierre Allard, Jean-Pierre Minard et Jean-Pierre Accard. Côté maquettes, Henri Ménard avait sorti le grand jeu puisque pratiquement toute sa production était présente sur notre stand, y compris la remarquable motrice 144 des tramways de Nantes. La fréquentation fut importante, particulièrement le dimanche, et l'occasion de se faire connaître non négligeable. Si nous avons une critique à formuler, elle concerne des changements opérés sur l'emplacement réservé à notre stand sans nous en avertir avec pour nous l'impossibilité de présenter l'association correctement ainsi qu'un espace de vente réduit. A la décharge des organisateurs, signalons que la manifestation revêt une ampleur impressionnante qui repose entièrement sur une petite équipe de bénévoles.
Avec la première circulation de la locomotive 141 R 1199, c'est
un mémorable retour dans le passé qu'a vécu le pays nantais les
24 et 25 avril dernier. Voici des années que tout le monde attendait
ce grand jour, depuis que cette machine avait rejoint le dépôt du
Grand Blottereau. A l'époque, le projet était essentiellement l'oeuvre
d'une équipe qui trouvait ses racines dans les rangs des anciens
cheminots et tractionnaires nantais. Depuis, l'association s'est
ouverte avec succès et profit au monde des "amateurs"
qui assurent autant l'étoffe que la relève, avec pour preuve la
démonstration qui vient d'être faite.
Pour les prochaines circulations consultez le site Internet de l'association "Loco Vapeur R1199".
|
|||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||