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Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 61, juin2004

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Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou", bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement aux membres ou disponible par abonnement.

 

Au sommaire du n° 61, juin 2004

Edito.
Assemblée générale 2004 sous les ailes des moulins.
Rails troglodytiques.
Une vraie fosse à la Maladrie
L'atelier s'agrandit, nouvelles et autres potins d'établis.
Un Védissée décapotable pour l'été.
Expositions passées et à venir.
Ils sont des nôtres.
Roger Audoin nous a quitté, le Petit Anjou perd un ancien.
Quand la "R" fume... à l'Ouest du nouveau.

Bulletin n° 61

 

L'atelier s'agrandit

Comme prévu, un agrandissement de l'atelier de la Maladrie est en cours. Cette extension de 80 m² (soit 50 % de plus) est constituée d'un appentis au long du bâtiment initial, côté voies. De ce fait la voie n° 2 se trouve abritée, ce qui permettra de préserver le matériel restauré des intempéries. Par la même occasion, l'atelier principal se trouvera un peu décongestionné. Hélas, les espaces de travail resteront bien exigus, et un futur agrandissement est totalement exclu, du fait que le terrain est totalement saturé.
Nous avons profité de cette nouvelle surface pour réaliser une fosse technique destinée à visiter le dessous des véhicules. Si la majorité du matériel peut s'en dispenser, il n'en est pas de même du Dujardin et de la V10C qui sont dotés de châssis très bas, qui n'autorisent même pas le droit de visite à un chien.
Au moment de la rédaction de ces lignes, les travaux sont terminés à l'exception du sol, et la fosse est opérationnelle. Ces nouvelles structures ont déjà permis les premiers travaux de transformation de notre V10C (voir article COUPÉ V1OC)

Charpente extension

Après le montage, en quelques heures, de la charpente de l'extension, la société Trillot entreprend aussitôt la pose de la couverture.
06 mai 2004

Après la pose du bardage et du portail, l'extension est quasiment achevée. Il reste simplement à couler le seuil et une mince chape de béton.
16 juin 2004

L'atelier et son extension

 

Une vraie fosse à la Maladrie

Le 2 avril 2004 Sébastien, Sylvain et moi n'avions jamais touché de truelle ni même fait de béton de notre vie. II nous a pourtant été confié la tache de monter les murs de la fosse, nous nous sommes donc transformés en apprentis maçons durant deux semaines (pendant les vacances scolaires). Nous avons mis du coeur à l'ouvrage et ma foi les murs sont assez droits et tiendront le choc au moment tant attendu d'aller dessus avec la V10c, d'autant plus qu'une ceinture de béton de 25 centimètres sur 25 a été coulée pour tenir l'ensemble. En tout cas nos murs plaisent à Gérard, qui nous a quand même aidé un peu au début (si peu dit-il), ce qui, à mon avis, veut dire que c'est bien fait. Mais ... car il y a un mais, Sébastien a fini lessivé, Sylvain a attrapé mal au dos et moi j'ai fini avec les mains en bien triste état (manque de gant) et j'ai repris les cours plus fatigué que je ne les avais quittés. Le pire c'est qu'un prof a eu l'audace de me dire que je n'avais rien fait de mes vacances. Mais bon tout cela n'est rien comparé au fait d'avoir fait avancer le schmilblick comme on dit...
Guillaume

Construction des murs de  la fosse

Les murs de la fosse s'élèvent.
05 avril 2004

 

Premiers voyages sur la fosse

Trois semaines plus tard voilà que la fosse est enfin sûre et nous pouvons enfin rouler dessus en V10c notamment pour voir pourquoi elle penche autant. Le premier essai s'est heureusement passé sans incident - les autres essais aussi du reste - et nous savons maintenant que l'équipe de maçons de 16 ans de moyenne d'âge est en fait assez fiable. Elle nous a permis de réparer la V10C (voir article suivant). Mais V10C, V10C… parlons aussi du Dujardin qui a profité de la fosse pour se faire graisser les chaînes d'entraînement et il en avait grandement besoin. Cette fosse est donc accueilli en véritable providence car sans elle un accident matériel serait certainement arrivé un jour ou l'autre.
Guillaume

Le V10C, droit sur ses ressorts à nouveau en place, remorque le Dujardin qui vient de passer sur la fosse pour graissage.
08 mai 2004
V10C et Dujardin

 

Sur un air penché

Nous avons déjà parlé des problèmes de suspension de la V10C, qui étaient la cause de son air penché. Grâce à la fosse technique qui a été inaugurée le samedi 15 mai, nous avons pu rechercher sur l'instant même les raisons exactes du problème, en pensant au départ qu'une lame de ressort était cassée. Etant descendus sous la machine, il nous a suffit de quelques secondes pour constater que le problème venait simplement de trois jeux de lames, parmi les six, qui étaient sortis de leurs logements. Ce problème résulte à coup sûr du transport et plus particulièrement du levage à la grue lors du chargement et du déchargement. Nous avons frôlé de gros problèmes, puisque l'un des jeux de lames s'était déplacé de plus de 20 cm et venait prendre appui sur le réservoir d'air principal. En quelque sorte, nous avions une V10C à suspension pneumatique (une première au monde !). N'empêche que le réservoir en a gardé les séquelles et qu'il aurait bien pu ne pas s'en remettre.
Dans la foulée, il a fallu moins de 2 heures à Guillaume et à Thibault pour remettre les choses en place, à l'aide de 2 puissants crics de levage.

V10C sur la fosse

Préparation du levage du V10C stationné sur la fosse.
08 mai 2004

 

Coupé V10C

Après Peugeot, BMW, Mercedes, le matériel LKM cède à la mode du coupé-cabriolet en nous offrant une locomotive "coupé", j'ai bien sûr nommé notre V10C.
C'est le samedi 30 mai que l'opération chirurgicale s'est déroulée, sous les coups de bistouri de Guillaume, avec une petite assistance de deux Gérard et d'un Olivier. En fait de bistouri, notre chirurgien était armé d'une grosse meuleuse et d'une pince-monseigneur, outil cousin de la pince à riper. En moins de 3 heures, rien de dépassait plus du capot moteur, si ce n'est le tuyau d'échappement. "Ça fait drôle de conduire une locomotive décapotable", avouait Guillaume en sortant l'engin du nouvel atelier, tandis qu'un vestige de la cabine pendait lamentablement au crochet d'un palan accroché à la charpente.
Comme chacun sait, la V10C est promise à une grosse opération de chirurgie esthétique, dont nos membres ont eu un aperçu, avec un montage photo, au moment de l'acquisition il y a un an. II s'agit d'abord d'élargir son gabarit à 2 mètres (au lieu de 1,70 m initialement) de façon à mettre celui-ci en conformité avec le matériel Anjou, et à remodeler la cabine pour s'approcher du look des machines diesel des chemins de fer secondaire français des années 50-60. La silhouette initiale de la V10C, pourtant sensiblement de cette même époque, répond au style du matériel minier, ce qui lui confère ce gabarit réduit et cet aspect trapu et écrasé qui sied si mal à notre Petit Anjou.
En même temps, un gros "charcutage" a débuté pour installer de nouvelles traverses de tamponnement. Pour équiper ces traverses, Gérard Bekra, Olivier et Guillaume ont récupéré des tampons sur le tombereau TDS (Tramways des Deux-Sèvres), lequel en a profité pour retrouver ses tampons d'origine (provenant d'un autre wagon TDS, acquis en ruine avec le lot TDS en 2002).
Affaire à suivre dans le prochain numéro au fur et à mesure de l'avancement des travaux...
N'hésitez pas à retenir votre dernier week-end de septembre pour voir où nous en serons à l'occasion de nos portes ouvertes...

Dernier modèle des usines LKM, le V10C décapotable défile devant les marguerites. On distingue à l'avant la traverse de tamponnement et le longeron en contreplaqué qui ont servi de base pour les montages photographiques qui nous ont permis de choisir les formes définitives.
30 mai 2004
V10C "coupé"

 

Expo de la Possonnière

Samedi 10 et dimanche 11 avril, s'est tenu, à la Possonnière, le salon du modèle réduit. On a pu y admirer de superbes bateaux, de pétaradantes voitures de course et quelques avions. Les trains étaient représentés par d'intéressants réseaux dont celui de nos amis de Mayenne et aussi par un remarquable stand du GEMME tenu par nos amis Pierre Allard, Jean-Pierre Minard et Jean-Pierre Accard. Côté maquettes, Henri Ménard avait sorti le grand jeu puisque pratiquement toute sa production était présente sur notre stand, y compris la remarquable motrice 144 des tramways de Nantes. La fréquentation fut importante, particulièrement le dimanche, et l'occasion de se faire connaître non négligeable. Si nous avons une critique à formuler, elle concerne des changements opérés sur l'emplacement réservé à notre stand sans nous en avertir avec pour nous l'impossibilité de présenter l'association correctement ainsi qu'un espace de vente réduit. A la décharge des organisateurs, signalons que la manifestation revêt une ampleur impressionnante qui repose entièrement sur une petite équipe de bénévoles.

Motrice 144 des Tramways de Nantes

Exposition de la Possonnière. Rarement présentée, la motrice 144 des Tramways de Nantes est une autre magnifique réalisation à l'échelle 1/10ème de Henri Ménard. On aperçoit à coté les locotracteur Dujardin et V10C et, au fond, le train à vapeur et la gare du Petit Anjou.
10 avril 2004

 

Des volutes et du panache

Avec la première circulation de la locomotive 141 R 1199, c'est un mémorable retour dans le passé qu'a vécu le pays nantais les 24 et 25 avril dernier. Voici des années que tout le monde attendait ce grand jour, depuis que cette machine avait rejoint le dépôt du Grand Blottereau. A l'époque, le projet était essentiellement l'oeuvre d'une équipe qui trouvait ses racines dans les rangs des anciens cheminots et tractionnaires nantais. Depuis, l'association s'est ouverte avec succès et profit au monde des "amateurs" qui assurent autant l'étoffe que la relève, avec pour preuve la démonstration qui vient d'être faite.
L'émotion était à son comble au cours de ces 2 jours qui ont vu chacun un aller-retour Nantes-Le Croisic. Le succès aussi était au rendez-vous, avec 5 voitures pleines à craquer, et aussi avec des badauds par centaines, agglutinés tels des grappes humaines au bord des voies.
II n'était pas nécessaire d'avoir moins de 30 ans pour être ému par cette magie de la vapeur, avec ses panaches gigantesques qui enveloppent la machine entière et le vacarme assourdissant des purgeurs au moment des démarrages d'une exquise et contrastante douceur... Celui qui a connu cette époque comme moi n'est pas resté indifférent à ce monstre de métal haletant qui rayonne aussi d'une chaleur émergeant de ses entrailles mal camouflées. Oui, le sentiment de la bête humaine est présent à proximité de ces machines là, et il n'est pas étonnant que certains mécaniciens ou chauffeurs en aient fait leur raison d'être, éludant un peu leur propre épouse.
Bref, on comprend mieux comment le virus du train peut s'attraper un jour, à vouloir s'approcher un peu trop près de la chose. Si vous avez peur de cette maladie qu'on appelle ferrovipathie, restez chez vous lorsque la 141 R 1999 passera en gare d'Angers à l'occasion de ses futurs périples...!
Gérard Dezaire

Effet de lumière sur les panaches s'échappant de la 141R1199 stationnée en gare de Nantes.
25 avril 2004
141R1199 en gare de Nantes

Pour les prochaines circulations consultez le site Internet de l'association "Loco Vapeur R1199".

 

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