Page d'accueil: cliquez ici.
Le Petit Anjou: cliquez ici.
L'association:
Présentation: cliquez ici.
Les expositions: cliquez ici.
L'atelier: cliquez ici.
Matériel préservé: cliquez ici.
Projet de musée: cliquez ici.
La boutique: cliquez ici.
Agenda, actualité: cliquez ici.
Abonnement: cliquez ici.
Adhésion: cliquez ici.
Nous contacter: cliquez ici.
Liens: cliquez ici.
Plan du site: cliquez ici.
L'actu du site: cliquez ici.
Copyright
Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 63, décembre 2004

numéro suivant

numéro précédent

Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou", bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement aux membres ou disponible par abonnement.

 

Au sommaire du n° 63, décembre 2004

Edito : dispersion.
l'odysée d'une védissée.
potins d'atelier, queue d'aronde, étincelles et autres têtes de rivets...
L'évènement de l'année : les journées portes ouvertes 2004.
Railler le poids du rail fait une vie duraille.
Les petits nouveaux.
Des dons, des dons, c'est dingue...
Projets divers et variés, expos et autres réjouissances...
Les illusions perdues ou... quand le rail déraille...

Bulletin n° 63

 

L'odysée d'une Védissée...

Comme vous pourrez le constater dans ce bulletin avec les photos des "portes ouvertes", notre locomotive allemande a connu une singulière métamorphose dans le courant de l'été
Dans le précédent bulletin, paru quelques jours avant les "portes ouvertes", nous avions des doutes sur la possible présentation en la circonstance. Après une véritable course contre la montre qui s'est achevée la veille au soir du jour J, nous avons réussi à présenter la bête avec son nouveau châssis et sa nouvelle cabine, le tout au gabarit du matériel Anjou. Pour tout dire, le montage de la nouvelle cabine a été commencé 6 jours auparavant avec des pièces à peine sèches sortant de chez le tôlier. Le capot n'a été mis en place que l'avant veille comme les attelages et la calandre. L'exploit a été permis grâce à une grosse mobilisation de nos troupes durant tout l'été.
Sous une livrée provisoire gris clair, les nombreux visiteurs des "portes ouvertes" ont découvert l'étonnante silhouette de la "belle au bois" engendrée par le vilain bouledogue réceptionné 10 mois plus tôt... Dans l'histoire, comme vous venez de le lire, l'objet de notre fierté a changé de genre, du masculin on passe au féminin... (encore qu'il existe sans doute des bouledogues femelles !) Appelez-moi locomotive s'écria la belle au bois, si vous voulez me voir un jour en tête des trains du Petit Anjou...!
Pour revenir aux "portes ouvertes", les travaux n'étaient pas terminés pour autant : les portes de cabine n'étaient pas installées, ni les vitres aux différentes baies.
Quant à l'échappement, il se résumait au collecteur à la sortie du moteur ; les amateurs de mécanique n'avaient qu'à se tenir à l'écart, tant pour le côté piquant du nuage dégagé que pour le son assourdissant. Et dire qu'il y en a qui ont passé les deux journées dans la cabine !
Par contre toute la partie attelage était terminée, ce qui a permis d'effectuer quelques tractions de matériel. La rame, composée du tombereau TDS et de la voiture B 111 en plus de la loco, nous a permis d'apprécier l'harmonie de l'ensemble. Le mouvement des bielles, rendu visible par la nouvelle découpe du châssis, a aussi beaucoup participé à l'enchantement de nos quinquets tout écarquillés. Philippe Gaudin, un de nos récents membres, s'est même déplacé spécialement un samedi à la Maladrie, avec son matériel vidéo, pour nous montrer ses images-souvenirs. Vous avez dit magique ? La prochaine assemblé générale sera peut-être l'occasion de (re)voir ça.

la cabine du V10C en kit

Une semaine avant les journées portes ouvertes, réception des éléments de la cabine.
17 septembre 2004

 

V10C suite

Depuis la fin septembre, la ligne d'échappement a été reconstruite. Passant à l'intérieur de la cabine avant de déboucher en toiture, elle est l'oeuvre de Julien Cardoso, un de nos nouveaux actifs, qui a montré ses talents de professionnel. Simultanément, le dispositif de freinage à air a été réparé : après une délicate dépose en fosse par Sylvain et Guillaume, c'est encore Julien qui a bouché les trous du cylindre gravement corrodé. Après une reprise manuelle de l'alésage par Gérard Dezaire et Julien, Cyril Chauveau (encore un nouveau bienvenu dans notre équipe) et Gérard Bekra ont procédé au remontage. Et à une découverte insolite : le joint d'étanchéité du piston qui mesure 250 mm de diamètre est en cuir formé. Malgré son grand âge, il est encore bien efficace. Mais gare à la rechange le jour où il cédera... Bienvenue à celui qui pourra nous documenter sur le formage du cuir épais...
Aujourd'hui il ne reste guère que le vitrage, la peinture et la partie électrique à réaliser, tandis que Henri et Guillaume terminent l'installation du redoutable klaxon sur la toiture. Enfin, le plus dur sera de choisir la couleur de la robe de madame...

 

Voiture Ac 21

Les travaux sur la caisse sont presque au point mort, tant les autres chantiers nous ont accaparés ces derniers temps. Par contre, les travaux sur le châssis sont repartis, avec des opérations de rivetage. Contrairement à toute attente, la pose des plus gros rivets, de 16 mm, s'est déroulée avec succès, après une petite phase de rodage des maîtres forgerons, tandis que la pose des rivets de 14 s'est avérée bien décevante. On pense que notre matériel de frappe à air comprimé manque de puissance. Alors, pourquoi arrive-t-on mieux avec les grosses tailles de rivet ? Une hypothèse est avancée : l'inertie thermique serait meilleure. Des essais sont envisagés avec des techniques de frappe plus puissantes, notamment avec un compresseur capable de délivrer une pression de 10 bars, au lieu de 7 pour le nôtre. On recherche également un marteau pneumatique plus puissant. Si vous avez des pistes pour l'un ou l'autre de ces matériels, contactez-nous !

Juste avant la frappe d'un rivet.
Novembre 2004

Rivetage

Rivetage

Un deuxième.
Novembre 2004

 

Les joies du rivetage

Si le résultat n'est pas encore parfait (voir article précédent), les opérations de rivetage sur le châssis destiné à la voiture Ac 21 se sont révélées particulièrement spectaculaires ; entre le feu infernal, le vacarme assourdissant, et le rythme imposé, 4 à 5 personnes doivent travailler en parfait synchronisme durant la phase critique qui dure juste quelques secondes, entre la sortie du four de chauffe et le constat final. Au marteau, on a vu Alain, Olivier, et Guillaume, tandis que les plus jeunes, Thibault ou Sylvain, ou les moins jeunes comme Michel manoeuvraient comme une fleur la masse de 80 kg de la contre bouterolle suspendue à un palan. Trois ou 4 chauffeurs, notamment 2 des 3 Gérard, se sont relayés à la gueule rougeoyante et hurlante du four.
A chaque séance, une bonne dizaine de spectateurs assistaient moralement l'équipe ce qui permet de mesurer la magie de cette technique séculaire. Ceci nous incite à développer cet aspect dans le cadre de nos projets, de façon à répondre à l'appétit assuré des futurs visiteurs. Ça aussi, c'est une tranche du patrimoine qui mérite d'être sauvegardée... Peut-être pourrons-nous envisager des visites d'écoles !
En attendant, chacun attend avec une grande impatience la reprise des opérations, sitôt que seront résolus les problèmes de matériel, avec un budget rikiki comme d'hab ! Alors, si quelqu'un peut nous aider...

 

Tombereau TDS

Le wagon Lf 351, originaire des Tramways de Deux-Sèvres, et acquis début 2003, vient d'entrer dans une phase de restauration. Après un déboisage complet (démontage du plancher et des parois en bois), nous avons découvert que le châssis de ce tombereau présentait une très grave corrosion, sans doute en rapport avec le transport des produits chimiques fabriqués par l'usine de Melle (79) qui a été la dernière utilisatrice de ce matériel. L'une des traverses d'extrémité se trouvait dans un tel état que nous avons décidé de la remplacer. Guillaume et Sylvain ont déjà procédé au démontage. Un décapage minutieux est en cours notamment grâce la participation de nos plus jeunes recrues : Camille et Théo, des jeunes de St-Jean-de-Linières dont la moyenne d'âge tourne à 12 ans 3/4.
Les travaux qui s'annonçaient simples et rapides pourraient bien prendre de nombreux mois... En outre, il va falloir attendre le renflouement de la caisse pour acheter les fournitures d'acier qui s'imposent.
Depuis son arrivée, ce wagon a toujours circulé entre le Dujardin (et plus récemment la V10C) et la voiture B 111, constituant ainsi un petit train mixte. Une fois restauré, ce véhicule pourrait être équipé de sièges pour servir de baladeuse pour les voyageurs.

déboisage du tombereau Lf 351 des TDS.
Automne 2004
Déboisage du tombereau

 

Journées Portes Ouvertes

Samedi 25 et dimanche 26 septembre 2004 : Un grand moment vécu par notre association à l'occasion d'un événement qui a lieu tous les 2 ans : nos "portes ouvertes".
Après une ouverture aux enfants des écoles de St-Jean-de-Linières la veille du jour J, nous avons connu le privilège d'un succès mémorable. La présentation, en avant-première, de la loco diesel V10C dans sa nouvelle livrée y a fortement contribué. Une fois encore, le stress s'est fait sentir jusqu'à la dernière seconde puisque la présentation de ce matériel, acquis moins d'un an auparavant, s'est jouée à quelques heures près. (voir article L'ODYSSEE D'UNE V10C...)

Le parc moteur de l'AAPA la veille du week-end "portes ouvertes".
Retrouvez cette photo et d'autres en grand format sur la page spéciale"journées portes ouvertes 2004"

Bien sûr, il n'y avait pas d'obligation à présenter cet engin en ordre de marche, mais la récompense qui en résultait était, on s'en doute, potentiellement magistrale. Malgré un manque de finitions évident (que personne ne nous a reproché), le challenge était relevé.
Pour amplifier notre joie, plusieurs collectionneurs de voitures automobiles anciennes étaient venus fêter l'événement : comme en 2002, il y eut la magnifique Citroën A11 de 1938 à gazogène de notre ami Pierre Bimier. Nous avons aussi admiré, et même usé sur les routes de La Maladrie, une Citroën B 14 cabriolet de 1925 appartenant à un de nos membres, Yves-André Liverato. Enfin nous avons été éblouis par une De Dion-Bouton cabriolet de 1920 qui appartient à Hubert Defois d'Andard.

A défaut d'autorail De Dion, voici une Torpédo du même constructeur.
Retrouvez cette photo et d'autres en grand format sur la page spéciale"journées portes ouvertes 2004"

De plus, pour la première fois sur notre site, nous avons pu contempler une locomotive à vapeur en fonctionnement... mais à l'échelle 1/5. C'est une 020 Corpet, oeuvre de notre ami nantais Bernard Gousseau, qui la faisait circuler sur une voie de 25 mètres de long, pour le plus grand plaisir de tous ceux et celles qui s'installaient à califourchon sur les 2 wagons attelés derrière elle.

Une locomotive à vapeur à la Maladrie...
Retrouvez cette photo et d'autres en grand format sur la page spéciale"journées portes ouvertes 2004"

Par ailleurs, nos amis du club de maquettisme de Laval (AMFM) s'étaient déplacés pour présenter un diorama super détaillé qui mérite une mention.
Enfin nos amis de l'association des Chemins de Fer des Côtes-du-Nord (ACF-CDN) nous ont honorés de leur présence avec un agréable stand documentaire. Coïncidence, on pouvait y souscrire pour la restauration d'un autorail De Dion-Bouton !
L'AAPA présentait pour sa part un circuit de train à l'échelle 1/22e dit LGB, grâce au matériel fournis par plusieurs membres en plus, bien sûr, de la rame Petit Anjou d'Henri Ménard qui comportait une merveille inédite : une voiture à plates-formes à l'échelle 1/10 comme tout le reste.

La maquette de la voiture à plates-formes à l'échelle 1/10ème.
Retrouvez cette photo et d'autres en grand format sur la page spéciale"journées portes ouvertes 2004"

Pour compléter l'ensemble, Jannette, Anne, Madeleine, Pascal et Patrick proposaient nos produits d'édition sur un stand bien garni et un poste informatique présentait un diaporama de nos activités, alternativement avec des vues prises à partir des remarquables maquettes de synthèse réalisées par Sylvain Dodiau et Guillaume Raclin. On a même pu voir évoluer deux trains totalement virtuels, véritables répliques du Petit Anjou. A quand le film pour remonter le temps sur grand écran...?
L'extension de notre atelier a permis d'installer tout le monde au sec, mais sans justification, puisque le beau temps a régné pendant les 2 jours.
Le bilan, c'est au moins une douzaine d'adhésions, dont 3 actifs, plus 3 jeunes bénévoles qui deviendront peut être des membres... C'est aussi des ventes de cartes postales et de brochures qui feront un peu de bien à notre caisse, en plus du tronc qui a récolté plus de 150 euros en 2 jours. Les retombées vont au delà de ces quelques chiffres, à commencer par différents dons recueillis dans les semaines qui ont suivi, et surtout une renommée accrue.

 

numéro suivant

numéro précédent

Haut de page et menu : cliquez ici