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Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou",
bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement
aux membres ou disponible par abonnement.
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Au sommaire du n° 67, décembre 2005
Edito : la vitesse du Petit Anjou
Des fenêtres, des châssis... et de l'huile de coude
Une spécialité régionale : le boisseau
mayennais
Visites, expositions, galettes...
Ils sont des nôtres
Qu'est-ce qui s'tram : à propos du coût du tramway
angevin
Quand sifflait le Petit Anjou : le monorail Brennan
Quand sifflait le Petit Anjou : le tortillard dans la tourmente
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| Des fenêtres par
dizaines |
Ceux qui ont vu la voiture Ac 21 savent que nous l'avons retrouvée
sans ses fenêtres. Tout au plus, avions nous un modèle, qui ne correspondait
même pas exactement aux dimensions requises. II a donc fallu reconstruire
les 20 fenêtres. C'est l'équipe des jeunes, Guillaume, Sylvain, Sébastien
et Philippe, qui a fait le travail, sous les directives des anciens. Le
travail le plus délicat consistait à faire les tenons et les mortaises,
surtout que nous n'avons que du matériel amateur ou des vieilles machines,
pas très précises. Au total, il a fallu faire 80 tenons et autant de mortaises.
A force de ruser, et avec de l'habileté dans le maniement du ciseau à
bois, les tenons et les mortaises ont été réussis avec une précision d'un
dixième de millimètre, ce qui a permis un emboîtement sans aucun jeu.
Bref, les 20 fenêtres sont quasiment parfaites, et elles n'attendent plus
que les vitres. Mais non, il manque encore les renforts d'angles, des
équerres en laiton et un profil du même métal. Mais l'état de nos finances
nous obligent à attendre l'an prochain. En tous cas, félicitations à toute
l'équipe.
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Ajustage des tenons par Sébastien et Philippe.
1er octobre 2005
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Depuis près d'un an, tous les efforts se sont concentrés sur le châssis
destiné à la voiture Ac 21. A partir d'un ancien châssis PO Corrèze
récupéré sur le B.A. (Blanc Argent), nous avons refait l'essentiel,
comme chacun a pu s'en apercevoir dans les précédents numéros, notamment
lors de spectaculaires séances de rivetage. Fin septembre, l'assemblage
était terminé. II restait surtout à faire le sablage et la peinture.
Le week-end des 8 et 9 octobre a permis de mener à bien ces 2 étapes
importantes, avec des conditions météo idéales : temps chaud et
sec, et surtout grâce à l'apport logistique de Cyril. Le cadre principal
a été traité le samedi par Olivier (déguisé en martien), avec des manoeuvres
de renversement spectaculaires. Dès le lendemain, une première couche
de peinture était appliquée, tandis que Olivier décapait toutes les
pièces annexes : essieux, attelages, tringlerie de freinage, etc.
Les travaux de peinture se sont poursuivis durant 15 jours avec l'application
de 3 couches au total par 2 des 3 Gérard, Charles, Bernard, Guillaume,
Sylvain, etc. Peu après, les plaques de garde (qui maintiennent les
boîtes d'essieu), ont été commandées, puis percées par André, Jean-Claude
et Bernard. Sitôt ces pièces montées, le châssis a reçu ses essieux.
Depuis, il a été équipé de tous ses accessoires, dont des attelages
récupérés au Sauloup sur un autre vieux wagon BA. La plupart de ces
pièces ont dû être adaptées du fait que les dimensions de notre Ac 21
sont légèrement inférieures à celles des épaves BA. Fort heureusement,
le constructeur était le même, ce qui nous permet d'être strictement
conforme à l'original. Guy Horrault et son gendre Gérard Bekra ont effectué
les raccordements soudés.
II ne manquait plus que les boisseaux avec les tampons et les ressorts...
L'article suivant vous en dira plus...
Avant sablage, la caisse de l'Ac21 est présentée
sur son châssis afin de contre percer les passages de
boulons d'assemblage.
1er octobre 2005
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Sablage du châssis...
08 octobre 2005
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Puis application des couches
d'apprêt et peintures antirouilles.
13 octobre 2005
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Le châssis sur ses roues. Il reste encore
tous les accessoires à remonter...
Octobre 2005
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| Le modèle accouche
d'un boisseau... |
La reconstruction du châssis destiné à la voiture
Ac 21 est maintenant achevée. Cependant, il manque 2 ensembles importants :
les 4 ressorts à lames, et les tampons.
En fait, pour chaque tampon (il y en a un à chaque extrémité),
il faut le boisseau, le tampon lui-même, et un ressort en volute.
Par le passé, à 15 ans d'intervalle, nous avions retrouvé 2 boisseaux
et 2 tampons dont un qui était coupé. Ces pièces ont servi à équiper
la voiture B 111. Récemment, Gabrielle Fleurance, belle-fille d'André
Fleurance qui était mécanicien, nous a donné un tampon. Hélas celui-ci
est trop usé pour être utilisé. II restera comme pièce de collection.
Bref, pour la voiture Ac21 nous n'avions rien ; ... Jusqu'à ce
que nous ayons entrepris, tout récemment, la fabrication des pièces
en question. Pour les tampons, André Marolleau est en train d'usiner
des pièces qui seront bientôt assemblées par soudage. Pour les boisseaux,
la réalisation a été rendue possible grâce à René Roulette (un membre
discret qui s'occupe, côté loisirs, d'un club de modélisme à Laval).
En effet, René travaille dans un fonderie, et, avec un de ses collègues,
il nous a guidé pour réaliser le modèle nécessaire au moulage. C'est
Henri qui a fabriqué l'essentiel de ce modèle et aussi la boîte à noyau
qui permet d'obtenir la partie creuse à l'intérieur du boisseau. Nous
sommes partis de gros madriers d'aulne, donnés par Claude Rétif de la
scierie de St-Lambert-la-Potherie. Au moins 200 heures d'effort, en
septembre, on été nécessaires pour raboter, déligner, tourner, coller,
enduire et poncer les pièces en bois. L'ensemble pèse 20 kg environ.
Fin septembre, nous avons porté ce modèle et sa boite à noyau
à René.
A l'évidence, Henri était un peu tendu, dans l'incertitude du
résultat. Marchera, marchera pas ? De
quoi, allait accoucher son affaire ? Le bébé aurait-il des cornes,
un gros nez de travers, ou un menton en galoche... ?
Pour être surpris, il l'a été Henri, non pas à cause d'un monstre
né de ses efforts, mais à cause d'un accouchement inattendu. Ça s'est
fait en 2 heures, le vendredi 11 novembre, sans avoir eu le temps d'avertir
Henri, le temps d'un aller-retour impromptu en Mayenne à 10 heures du
soir.
Donc, le lendemain matin lorsque Henri est entré dans l'atelier,
le bébé était là, dressé sur la table juste en entrant. C'est pas vrai s'est-il écrié en portant une main au front.
Il allait même tomber à la renverse, lorsqu'un miraculeux coup de vent
s'est engouffré par la porte, juste derrière lui, pour le renvoyer en
avant. Même que ça l'a propulsé au point de lui faire faire le tour
de la table, et du poêle auquel il s'est agrippé au passage... Ouf !
On l'a échappé belle.
Moins de 2 heures après, le nouveau né était sur la table à langer,
ou plutôt sur la table de la fraiseuse, pour un dressage de face. Hé
oui, il n'était pas parfait l'enfant, comme tout bébé qui sort de la
fonderie. Il lui manquait 4 trous et il avait de la dépouille* qu'il
a fallu raboter pour avoir une face plate. J'en vois qui vont croire
qu'il est asiatique notre boisseau, mais non. Et même si, on l'aurait
adopté tout pareil...
En fin d'après-midi, il s'est retrouvé boulonné sur le châssis
(...bourreaux d'enfants !), à son emplacement définitif.
Le samedi 3 décembre, une seconde naissance arrivait à la Maladrie,
avec deux frères jumeaux. Y'a qu'à l'AAPA qu'on voit des triplés qui
naissent à 3 semaines d'intervalle...
Entre temps, René a subi une petite opération chirurgicale, mais
ce n'était pas une césarienne ! C'est un peu de mauvais goût, mais
nous lui souhaitons de tout coeur une bonne fin de rétablissement, et
surtout un grand merci, de même qu'à ses collègues qui ont été la clé
de voûte de cet ouvrage parfaitement réussi et probablement unique en
France... (tout au moins depuis 100 ans).
Henri, quant à lui, il se porte bien, comme tout papa. Heureux
et fier...
*voir l'article LES MOULES DU CHEF
pour expliquer ce qu'est la dépouille.
Le boisseau tout neuf
en place sur le châssis de l'Ac 21.
Novembre 2005
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Combien de nos lecteurs connaissent la recette pour
obtenir une pièce en fonte.
II faut d'abord savoir que la fonte en fusion se coule dans un moule
(et non pas dans une moule) constitué d'un sable collant spécial, qui
fait penser au sable de nos pâtés sur la plage lorsque nous avions 5
ans. Mais, pour obtenir l'empreinte voulue dans le sable, il faut auparavant
faire ce que l'on appelle un modèle. Ce modèle ressemble donc à la pièce
finale, et il est réalisé, soit en bois, soit en résine polyester.
Au moment de faire le moule, le modèle est enfoui dans le sable en question,
au milieu d'une sorte de caisse, tandis que le sable est compacté autour
de lui par tassage. Puis, on retire ce modèle grâce au fait que la "caisse"
est conçue en 2 parties pouvant se séparer. II est facile d'imaginer
que le modèle ne pourra pas être retiré du sable s'il est trop cubique,
d'où des faces en légère pente, dites "en dépouille".
Pour obtenir une pièce creuse, comme une cloche ou un boisseau
de tampon, il faut aussi réaliser ce qu'on appelle un noyau. En sable
spécial également, celui-ci est formé dans un moule en bois (ou résine)
comportant 2 parties "déboitables", appelé "boite à noyau".
Là aussi, il faut des faces avec de la dépouille.
Ces dépouilles se retrouveront donc forcément sur la pièce qui
sera coulée dans le moule. Si elle est gênante, on rabote ensuite cette
dépouille sur une machine telle qu'une fraiseuse.
II faut savoir qu'un moule en sable ne sert qu'une seule fois.
II est détruit lorsqu'on extrait la pièce en fonte du moule. Par contre,
le modèle comme la boîte à noyau resservent indéfiniment pour d'autres
pièces similaires.
Si vous voulez des moules, prenez contact avec le chef, j'ai nommé
René Grande-Toque.
Prochain menu : des moules d'enjoliveur à pointe de diamant pour
traverse de châssis. Là, c'est Olivier qui a fait le modèle.
Pour plus tard : des moules de boîte d'essieu, des moules de roues
de loco, des moules de cylindre...
Bon appétit ! Mais, auparavant, il faudra faire les modèles...
Suivez mon regard qui se dirige vers Henri !
En attendant je lui commande une portion de moules frites. (Là aussi,
il en connaît un rayon !)
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Le modèle à gauche et la boite à
noyau (ouverte) à droite.
Septembre 2005
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On n'entend plus guère parler de notre
locomotive V1 0C. Pourtant, les derniers travaux avant l'inauguration
(prévue au mois de mai) se poursuivent. Ainsi, du fait qu'il manquait
un des 6 volets sur le capot moteur, nous avons du en fabriquer un neuf.
La principale difficulté consistait à réaliser les ouies d'aération
embouties. Après 5 mois de travail et une bonne centaine d'heures d'effort,
et aussi la participation de l'entreprise TCA de Beaucouzé, nous sommes
arrivés à un résultat satisfaisant, même s'il n'est pas parfait. André
Marolleau et Gérard Dezaire ont été les acteurs de ce travail bien délicat
qui s'achève ces jours ci avec la pose des verrous fabriqués par André.
II n'est pas abandonné non plus, loin de là !
Les derniers travaux de rivetage des grosses pièces du châssis ont été
faits il y a quelques semaines ainsi que le remontage des supports de
caisse (les supports de ridelles fixes qui permettent le montage du
boisage et des portes d'accès à la caisse).
D'ici quelques temps il faudra envisager une nouvelle séance de
scaphandre pour son sablage après quoi il restera à le peindre et à
reposer la boiserie. Un travail moins long et moins spectaculaire que
la restauration de la B111 ou de l'Ac 21 mais qui n'en reste pas moins
un gros travail pour les équipes de l'atelier.
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