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Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou", bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement aux membres ou disponible par abonnement.
Voici 11 ans que Saint Jean de Linières, la commune qui accueille nos installations, n'avait pas fait honneur à notre exposition. Le week-end des 10 et 11 février avait été choisis, comme vous avez pu le lire dans le précédent bulletin. Comme on sait, ce fut l'occasion de présenter notre atelier de la Maladrie aux visiteurs. Avec un temps idéal, et malgré une information bien timide de la part des médias, l'ensemble a attiré la foule des grands jours, puisque près de 500 personnes nous ont fait l'honneur de se déplacer. Il s'agissait de notre 102e expo depuis 1975 ! Les 4 séances de projection, commentées par Michel Raclin et Gérard Dezaire, ont été particulièrement appréciées. Le stand de vente a connu un succès certain, malgré un gros problème d'approvisionnement indépendant de notre volonté. Inutile de préciser que le clou de la visite était une fois de plus les maquettes d'Henri Ménard, surtout qu'elles étaient mises en valeur avec la gare de Gilbert Bernier.
Comme dans chaque expo, l'intérêt majeur est de rencontrer des gens pour évoquer le passé, et aussi pour parler du présent et de l'avenir. Ainsi, nous avons enregistré 4 adhésions dont une personne qui commence déjà à s'investir dans nos activités. Nous les accueillons toutes avec plaisir parmi nous... Merci à la municipalité de St Jean de Linières qui a prêté la salle et bravo aussi à tous nos bénévoles qui se sont investis, et ils ont été nombreux. La preuve qu'il faut récidiver, même si ça demande parfois un certain effort !
Voici 3 ans et demi que la voiture Ac 21 est en travaux. Si tout va bien, notamment côté trésorerie, il faudra encore 18 mois d'efforts avant l'inauguration. Entre-temps, nous avons consacré une année à reconstruite la locomotive VIOC, ce qui donnera 4 ans de travail effectif. C'est un an de moins que pour la B 111, en remarquant cependant que la tâche était nettement plus importante, puisqu'il a fallu reconstruire presque entièrement le châssis. Autrement dit, nous aurons investi beaucoup plus d'heures de travail en moins de temps. Ce début d'année a été marqué par la réalisation de deux tampons, et aussi des supports de marchepieds. Ces travaux sont dus à André Marolleau et Gérard Dezaire. La société Mécafac de Pellouailles les Vignes termine en ce moment l'usinage, du fait que notre tour est trop petit.
Toujours depuis janvier, nous avons reconstruit la porte de séparation des compartiments. En effet, elle avait disparu lorsque nous avons retrouvé la caisse en 1985 sur les bords de la Sarthe. Cette tâche a été réalisée en majeure partie par l'équipe des plus jeunes pour la partie "bois", avec la participation de Gérard pour les plans et le réglage des machines, et par Henri pour la partie "accessoires laiton", tels que serrure, poignées, système de galets et ferrures. L'ensemble représente au moins 300 heures d'efforts.
Les travaux vont se poursuivre avec la reconstruction des banquettes, et la réparation des 4 portières. Il restera alors le tôlage, puis la peinture... Rendez-vous en 2007 !
Voici plus d'un an que nous avons mis en chantier le tombereau des Tramways des Deux-sèvres. On sait que le démontage des boiseries a été l'occasion d'une désagréable surprise, puisqu'on s'est aperçu, à cette occasion, que le châssis et l'ensemble des parties métalliques étaient très atteints par la corrosion. Les traverses d'extrémité notamment, présentaient des dégâts tels qu'il a fallu remplacer l'une d'elles. Les longerons principaux du châssis on été réparés en découpant les parties malades avant de souder à la places des morceaux neufs. De même, il a fallu remplacer certains montants de ridelle, ou les réparer. Ce fut aussi le cas des longerons supportant le plancher qu'il a fallu riveter à la place des anciens. Parfois, un simple rechargement à la soudure a suffi. C'est Guy Horault, qui a officié en la matière, en professionnel confirmé (avant la retraite, Guy était technicien soudeur dans la Sté qui a construit le viaduc de Millau).
Le dernier samedi de février a justement été consacré à une ultime séance de rivetage, après la pose de plus de 100 rivets. Il ne reste plus qu'à terminer la restauration des portes avant de procéder au sablage. Cette opération a des chances de se dérouler début avril, à moins qu'elle vienne interférer avec notre participation à la fête de la vapeur en Baie de Somme, ce qui provoquerait un report en mai. La peinture suivra dans la foulée, et, les disciples de Picasso seront les bienvenus. La pose du plancher et le boisage des ridelles a donc des chances de se dérouler en juin et juillet.
Avec l'achèvement des travaux sur le châssis de la voiture Ac 21 et ceux du tombereau TDS qui se profilent à court terme, il va falloir ouvrir un, voire deux nouveaux chantiers, de façon à ne pas laisser nos bénévoles au chômage... Nous allons avoir à choisir entre la reconstruction d'un fourgon, à partir des vestiges entreposés chez Mauricette Guéry à Nuaillé, ou la mise en chantier de la voiture B 118 qui est sous bâche à la Maladrie, ou la reprise des travaux sur un wagon couvert Anjou, abandonnés en 2000 à cause du déménagement, ou la reconstruction de la voiture B 130 dont il ne reste qu'une partie, ou l'ancien tramway d'Angers, ou la grue TDS, ou... Bref, le choix ne manque pas. Par contre, les ressources seront mises à rude épreuve dans les années à venir !
Comme il a été dit, pour ceux qui ont bien observé, dans la légende de couverture, nous avons décidé, en toute dernière minute de transférer une partie de notre matériel en Savoie, au pied du Mont-Blanc. Notre draisine, entre autre, avait envie de voyage et elle déprimait depuis la fonte des neiges de début février. Nous ne supportions plus de l'entendre sangloter dès que les portes de l'atelier étaient fermées. Le déménagement n'a pas encore eu lieu et sera effectif au 1er avril prochain. Devraient suivrent la B 111, le tramway, la grue, des wagons couverts, la Pinguely, le Dujardin, la V10C, la B 130, l'Ac 21, le tombereau et le plat TDS et quelques autres véhicules soit l'intégralité d'une partie du total. Seul devrait théoriquement rester le lorry. Autant dire que nous allons avoir plus de place pour restaurer le reste. Le plus dure va bien sûr être de partir en Savoie chaque vendredi soir pour revenir le samedi soir (surtout pour ceux qui habitent encore plus loin, aux Herbiers où à Saint-Lambert par exemple). Bref nous vous tiendrons au courant de la suite de ces événements dans notre prochain bulletin.
Nous avons reçu de M. Marsault, spécialiste de la Compagnie des Tramways des Deux Sèvres, une série de photos qu'il avait prises à Melle en 1958. Nous en publions deux ici qui représentent des wagons aujourd'hui hébergés à notre atelier de la Maladrie. Il s'agit d'abord du wagon tombereau Lf 351 actuellement en cours de restauration. La seconde représente le wagon grue. Il n'y a par contre pas de photos de notre wagon plat. Voilà un élément de plus pour étayer l'hypothèse que ce plat soit une construction "récente" par l'usine de Melle sur la base d'un châssis de wagon couvert
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