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Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou",
bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement
aux membres ou disponible par abonnement.
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Au sommaire du n° 69, juin 2006
Edito.
Inauguration de la locomotive V10C et Journées Portes Ouvertes.
Les goûts et les couleurs...
Assemblée générale 2006 au Musée de
l'Air.
Une grande étape dans nos projets : nos élus
prennent le train...
Déjà trois ans : notre draisine désormais
habituée à la Baie de Somme.
L'évenement de l'été : on ouvre au public
Trois véhicules candidats aux monuments historiques.
Ils sont des nôtres : quatre nouveaux membres.
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| Des goûts et des
couleurs... |
Chacun se doute de ce qui se cache derrière ce titre, ... c'est bien
sûr un engin à 6 roues, connu sous le nom de V10C.
Voici plus d'un an que la bataille fait rage au sein de l'association.
Entre les pourfendeurs du bleu, et ceux du vert, du rose, du noir, du
kaki, du jaune, il y avait certainement autant d'avis que de couleurs
dans l'arc en ciel.
Et puis, un beau soir de février, une réunion de conseil élargi a vu un
scrutin à mains levées se porter "massivement" vers une couleur
à laquelle personne n'avait pensé auparavant, et c'était un ton caramel.
Cette couleur a certainement dû son succès au fait qu'elle peut côtoyer
sans problème toutes les couleurs du matériel remorqué, qui s'étend du
vert de la B 111 au rouge-brun des wagons marchandises, en passant
par les traverses rouges de l'engin.
Oui mais, voici que le sujet abordé en assemblée générale, déclenche une
vague de grimaces. Cependant, un mois plus tard personne n'avait encore
osé revenir sur un sujet abordé démocratiquement.
Quarante huit heures avant la date limite pour l'achat de la peinture,
alors que les contestations se faisaient plus précises dans les rangs,
un groupe de 8 membres, dont les plus éminents, s'est constitué spontanément
un samedi soir autour de la machine. Il y avait parmi eux un daltonien
notoire, de passage, qui a demandé à chacun les raisons de ce choix, et
surtout celles qui avaient fait pencher la balance pour ce caramel qui
ne semble pas avoir existé dans le monde ferroviaire. Or, quasiment toutes
ces personnes étaient présentes lors du scrutin de mars, et, curiosité
de la nature humaine, plus personne ne trouvait le caramel à son goût
! De l'avis unanime des présents, un gris foncé était préférable...!
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le voici donc le fameux gris ardoise finalement
retenu pour le V10C. Pour les puristes : c'est du Ral 7024.
Juin 2006
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Dans les jours suivants, un grand vent de "oufs" a été ressenti
à l'intérieur des terres... Même que Roger, notre peintre venu spécialement
de Laval une semaine plus tard pour la première couche, s'est demandé
s'il allait faire face avec son pistolet 22 long rifle face aux bourrasques
résiduelles qui soulevaient les bâches et nous arrachaient des mains les
papiers de masquage ! C'est ainsi que le 17 ou le 18 juin, vous verrez
notre V10C en livrée grise, un gris très soutenu qui aurait pu être celui
d'un tel engin, s'il avait fait partie du parc traction à la SE-Anjou
dans les années cinquante.
Pour l'inauguration de la locomotive V10C, nous avons mis les bouchées
doubles dès la fin avril jusqu'à la mi-juin.
La phase essentielle a été constituée par la peinture de toute la carrosserie.
C'est Roger Authier, qui s'est déglacé spécialement 3 fois de Laval pour
assurer la préparation, et la manoeuvre du pistolet. Du grand art...!
Pendant ce temps, nous n'avons pas chômé, à nettoyer, égrener, cacher,
etc.
Roger en train de passer la peinture d'apprêt
sur le capot moteur du V10C.
Mai 2006
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Nous avons aussi profité de cet événement pour installer la voiture Ac 21
sur son châssis. Bien sûr, elle n'est pas encore tôlée, et elle n'a ni
porte ni banquettes, mais l'effet est très intéressant. Normalement, elle
circulera comme la B 111, derrière la V10C.
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Le châssis est engagé sous la caisse
de l'Ac21.
Mai2006
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Bientôt l'Ac 21 sera aussi pinpante
que son ainée la B 111.
Mai 2006
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Comme c'est long ou, comme cela passe vite ! C'était en effet en
2003 que la draisine du Petit Anjou roulait sur les rails de la baie de
Somme et cette année nos amis nous avaient réinvités à participer à la
fête de la vapeur 2006.
En voiture, prochain arrêt Saint Valery sur Somme...
Jeudi 21 avril.
C'est plein d'entrain (joli mot, non ?) qu'un petit groupe composé de
Gérard B., Pascale, Guillaume, Henri et Cyril s'est retrouvé ce jeudi
après-midi d'avril à l'atelier de la Maladive. Mission du jour : charger
la draisine sur une camionnette que nous avions louée pour l'occasion.
La vénérable vieille dame se laissant docilement tracter par un vigoureux
petit treuil électrique, l'opération était bouclée en moins d'une heure...
Vendredi 22 avril.
C'est après 7 heures de route à une vitesse moyenne de 70 km/h
baissant à 20 dans les ronds-points que l'équipage draisine (Gérard B
et D1 et Pascale), a rejoint Annick, Henri, Gérard D2, Michel, Olivier,
Patrick, Guillaume, Sylvain et Philippe au dépôt de Saint Valery sur Somme.
Le déchargement se passant aussi bien que le chargement, juste le temps
pour la petite troupe de s'imprégner de l'atmosphère du dépôt des vapeurs
et l'heure de rejoindre les bungalows réservés par Olivier au camping
voisin avait sonné. La soirée pouvait se finir tranquillement autour d'un
repas concerté par Pascale, Annick et Patrick. Après répartition des rôles
de chacun pour le lendemain, les chambres étaient partagées pour la nuit
de façon équitable, (notons un exemple d'équité : tandis que les
trois jeunes du groupe dormaient sur un sofas prévu pour deux personnes
et qu'on entendait à intervalle régulier dans la nuit les gémissements
de Philippe qui se retrouvait par terre, Michel passait lui une excellente
nuit dans le lit de 140 de la suite présidentielle ...)
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Une des vedettes de cette fête de la vapeur
2006 : la 130 T Corpet n°1 dont on célébrait
le centenaire ainsi que la remise en service après une grande
révision.
St Valery sur Somme, 22 avril 2006
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Samedi 23 avril.
Le soleil est au rendez-vous. Le groupe se sépare en deux ; Gérard
B., Michel, Guillaume, Sylvain et Philippe ont pour mission de conduire
la draisine en gare de Cayeux sur Mer, le reste de l'équipe se dirigeant
vers Noyelles sur Mer où ils doivent aller monter le stand de vente. Vers
10 h Anne et Cyril rejoignent l'équipe à Cayeux où la draisine fait des
allers et retours attelée à sa petite sœur de la Baie de Somme, chaque
draisine tractant l'autre à tour de rôle sur une portion de voie d'environ
400 mètres. La voie déviée qui passe dans la cour de la gare et où nous
devions initialement rouler étant occupée par nos amis de la vapeur vive
du CMCF de Oignies. N'ayant pas encore inventé de croisement entre une
voie métrique et une voie de 127 mm, nous roulons donc sur la voie principale
en gare de Cayeux, ce qui nous oblige à chaque arrivée de train vapeur
à interrompre notre service le temps de l'arrêt. Les draisines rencontrent
toutefois beaucoup de succès auprès des voyageurs et des curieux venus
faire un tour en gare. Les navettes n'étant interrompues que par l'heure
du déjeuner.
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Le matin au dépôt :
rencontre avec la 030 T Corpet n° 36.
St Valery sur Somme, 22 avril 2006
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Cela lui donnerait-elle envie de se prendre pour
un train à vapeur ?
Cayeux sur Mer, 22 avril 2006
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Le temps est au beau fixe. Pendant que certains assurent les vacations,
certains autres en profitent cour aller faire un tour en train ou pour
faire des photos (sport national en Baie de somme en cette saison). A19h,
c'est le départ pour la draisine qui rentre de cayeux, direction le dépôt.
C'est la Billard Baie de somme qui tracte avec aux commandes Pierre qui
roule à vue. Nous partons à la suite du dernier train vapeur et quelle
surprise de le rattraper à la halte de Hurt ; nous apprendrons plus
tard que la tradition veut qu'une petite halte soit marquée au passage
à niveau pour désaltérer les hommes et la machine. Arrivée en gare de
St Valery, après un arrêt de 30mn nous prenons place dans la cavalcade
qui nous ramène jusqu'au dépôt. Là nous rejoignons le reste du groupe
devant le spectacle de l'extraction des locomotives vapeurs et du nettoyage
des machines pour le lendemain.
Le groupe se sépare une fois de plus, pour la bonne cause (celle du ventre),
les dignes représentants du Petit Anjou, à savoir Michel, Gérard D., Olivier
et Henri sont conviés à partager le dîner des officiels dans ce qu'ils
qualifieront plus tard "d'ambiance très chaleureuse mais quelque
peut boite à sardines" au vu du nombre de convives et de l'espace
prévu pour le repas. Les autres décident d'aller manger une moule frite
dans un petit restaurant de Saint Valéry. Tout le monde se retrouve ensuite
au camping où quelques bouteilles sont débouchées, nous ne cherchons pas
longtemps pour trouver à quelles occasions trinquer, notamment les 26
ans de Gérard Bekra (oui, à quelques années près, je crois que c'est ça !)
et le tout récent permis draisine de Cyril accordé l'après-midi même après
validation des épreuves pratiques. La soirée se terminait après ça autour
d'une institution nommée "la bouteille de Get 27", non sans
avoir tenté au préalable et malgré nos esprits embrumés par les vapeurs
d'alcool de répartir les rôles du lendemain.
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Une autre vedette de la fête :
la Mallet 020+020 T de l'association La Traction (Jura Suisse)
approche de Cayeux sur Mer.
22 avril 2006
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Peu après, elle manoeuvre en gare pour se
remettre en tête de son train.
Cayeux sur Mer, 22 avril 2006
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Dimanche 24 avril.
Réveil au clairon, chacun sait ce qu'il a à faire. Gérard B., Olivier
et Cyril vont retrouver Pierre au dépôt pour acheminer les draisines au
Crotoy. Anne et Annick sont missionnées pour le ravitaillement, les 3
jeunes prennent la caméra et se positionnent près de la voie pour filmer
la cavalcade et le reste du groupe part en direction de Noyelles. Dans
la foulée nous inventons un nouveau mode de transport les "draisines-stopeurs".
En effet, nos amis suisses du Blonay-Chamby, ainsi que Philippe Declerck
et Daniel Ducoin profitent de l'occasion pour nous accompagner jusqu'au
Crotoy. A l'arrivée en gare, premier travail de l'équipe avant de pouvoir
rouler : nettoyer la voie de cour qui n'a visiblement pas servi depuis
un certain temps. Mettre ensuite en place une procédure de sécurisation
du passage de la place de la gare qui est partagée pour l'occasion par
les piétons, le marché des vins et fromages, une démonstration de tracteur
vapeur et un attelage de poney. Nous décidons donc d'escorter la draisine
à chaque passage avec drapeau rouge et sifflet, ce qui ne se révèle pas
superflu au vu de la fréquentation du site. En matinée, Michel rencontre
Jacques Guilleux qui a bien connu le Petit Anjou et qui a toujours des
anecdotes à raconter, il profite de la présence de la caméra pour réaliser
une interview filmée.
A Noyelles, les festivités battent leur plein.
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Le dimanche matin, lors du trajet
entre St Valery et le Crotoy, l'arrêt en gare de Noyelles
sur Mer donne l'occasion de rencontrer l'autorail Picasso de l'ABFC..
23 avril 2006
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Sur les voies SNCF, on peut voir passer le train spécial du PVC (Pacific
Vapeur Club) avec la Pacific 231 G 558. Vers 15h, on note soudain
une très grosse affluence sous le chapiteau du stand de vente, la pluie
vient de s'inviter à la fête. Les commentaires vont bon train et on entend
les habitués qui expliquent : "la Baie de Somme ne serait pas
la baie de Somme sans quelques gouttes...". Quelques gouttes qui
vont durer une bonne partie de l'après-midi et rafraîchir quelque peu
la fin du week-end. L'après-midi, nous nous réjouissons de la visite de
Denis Bedouet et de Jacques Brandchaft accompagnée de son amie ainsi que
de la famille Beunardeau venu en avec sa petite Panhard jaune (à noter
qu'un pari cours toujours entre Henri et Gérard D. : Cyril peut-
il entrer dans le minuscule habitacle de la Panhard sans se rompre les
os ? Une bouteille de Get est en jeu !).
La météo n'effraie pas les gens du cru, la journée se termine en "roue
libre de". Vers 18h nous commençons à démonter le stand de vente,
la draisine est de retour au dépôt vers 19 h avec quelques soucis de klaxon,
Olivier tenant le manche et Michel se cramant les doigts à tenir les fils
tout en appuyant sur le bouton à chaque passage à niveau. Le soir le groupe
complet est convié à la table du CFBS et nous découvrons tous la pièce
réservée d'ordinaire à la peinture des véhicules et momentanément transformée
en salle de réception. Ambiance conviviale et bon enfant, nous sommes
rejoints en fin de soirée par les chauffeurs des diverses locomotives.
Anne et Guillaume prennent la route du retour. Grâce à un raccourci que
connaît Anne... ils mettront 6 h à rentrer à Angers en passant par...
Evreux ! Quel dommage que nous n'ayons pas pu en profiter nous aussi !
La soirée se termine aussi calmement que la précédente, la bouteille de
Get n'y survivra pas.
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Notre draisine chercherait-elle à s'abriter
de la pluie en se cachant derrière une rame de wagon ?.
Le Crotoy, 23 avril 2006
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Lundi 25 avril.
Alors que les camions porte char sont en train de manœuvrer dans le
dépôt, nous remettons la draisine sur la camionnette. Le groupe se sépare
en deux ; Henri, Gérard D1, d2 et B. ayant décidé d'aller faire une
visite de courtoisie à M. Vaillant, ferrailleur bien connu de la région,
qui nous a déjà dépanné d'une certaine quantité de matériel et vendu la
Pinguely. Le reste du groupe sous l'impulsion de Michel décide d'aller
lui aussi faire une visite de courtoisie à la Manche en prenant un café
dans le minuscule port du Hourdel.
Rendez-vous est donné une heure plus tard pour reprendre la route direction
Angers. Le retour se fera sans histoire par autoroute. Retour à la Maladrie
vers 18h, tout le monde est fourbu mais content, se jurant de remettre
ça dans 3 ans.
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