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Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou",
bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement
aux membres ou disponible par abonnement.
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Au sommaire du n° 70, septembre 2006
Edito.
Inauguration de la V10C et portes ouvertes en grande pompe...
Potins d'atelier, beau châssis et essieux de velours.
Deux plaques pour deux plaques...
Nos projets de ligne avancent.
Pas mal de petits nouveaux nous ont rejoints.
Un été chaud, chaud, chaud pour un show réussi.
Quand sifflait le P'tit Anjou : histoire du monorail Lartigue
(1).
Cyril Ducrocq et le P'tit Anjou miniature.
Un petit tour par Plouëc...
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| Inauguration V10C et
Portes Ouvertes |
Après 2 années de travaux, notre locomotive V10C vient d'être inaugurée.
Comme l'a relaté le précédent bulletin la dernière étape fut de procéder
à la peinture, quelques jours avant le jour J, c'est à dire le 16 juin
dernier.
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Peu avant son inauguration, le locotracteur V10C
en tête d'une rame de 3 voitures Anjou :
la seconde classe B 111 (restaurée),
la première classe Ac 21 (en cours de restauration)
et
la seconde classe B 118 (à restaurer).
17 juin 2006
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Pour la circonstance, plusieurs personnalités se sont déplacées, dont
Rémy Martin, conseiller général du canton, Jean-Claude Gascoin, maire
de Saint Jean de Linières, Jean-Louis Gascoin, vice président d'Angers
Loire Métropole, Roger Audoin, maire de Saint Martin du Fouilloux.
Les discours ont été très élogieux, et, ils constituent une belle marque
de considération qui nous encourage vivement. Jean Louis Gascoin, dont
c'était la première visite a avoué d'emblée, en découvrant la rame complète
telle qu'on la voit sur la photo ci contre, qu'il n'y avait pas besoin
d'un grand discours pour expliquer le travail accompli !
Pendant les discours...
17 juin 2006
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Comme l'a relaté le Courrier de l'Ouest, les personnalités ont pris conscience
que notre projet constitue un potentiel touristique. Jean-Louis Gascoin
notamment a félicité l'équipe « pour ce qui est fait et pour ce qui
est en projet », et ajoutant « l'intérêt d'Angers Loire Métropole
pour pérenniser cette action ». Pour sa part, Rémy Martin a constaté
que « l'action de l'association est à un tournant où la recherche
de partenariat avec les collectivités locales s'imposent ». Ceci
n'est plus à démontrer, comme en témoignent nos initiatives relatées ça
et là dans ce bulletin.
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Le voyage des officiels à bord de la voiture
B 111.
17 juin 2006
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L'événement a été associé à des « portes ouvertes » qui ont
connu une belle affluence, malgré une concurrence débridée, en terme d'offres
pour le public, en cette période de l'année.
Pour que ces journées se déroulent dans de bonnes conditions, une équipe
de courageux a récupéré et installé un chapiteau qui s'est révélé bien
utile, tant pour le vin d'honneur, que pour nos repas et pour la « buvette
de la gare » entre les coups.
Outre le bénéfice de nous faire connaître, nous avons aussi profité d'une
belle collecte dans notre tronc, et aussi du plaisir de partager des moments
très conviviaux entre membres, de même qu'avec nos visiteurs.
Après celui de la voiture Ac 21, vous avez certainement deviné qu'il
s'agit du châssis du wagon tombereau des Tramways des Deux-Sèvres, qui
vient d'être soumis au décapage par sablage, puis à la peinture. Pour
le sablage, nous avons profité d'une idée géniale, tout droit sortie du
cerveau de notre Henri, qui a permis d'effectuer les travaux aussi bien
dessus que dessous sans fatiguer. De fait, le châssis a été muni de pivots,
réalisé par André Marolleau, sur les plans de Gérard, et fixés au centre
des traverses d'extrémité, à l'emplacement des tampons. Ces pivots, et
c'est là le génial de l'idée, ont été mis en appui, de chaque bout, sur
des wagonnets à benne basculante des ardoisières. En effet, ces châssis
sont munis à chaque bout d'un support en vé qui reçoit le pivot de la
benne, mais qui laisse assez de place pour recevoir, juste au dessus,
nos fameux pivots. Nous avons ainsi réalisé un drôle de convoi, ressemblant
aux wagons poches utilisés dans les usines sidérurgiques.
Sablage du wagon tombereau.
07 juillet 2006
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Malgré ce confort de travail le sablage a demandé 2 grosses journées d'efforts,
dont une nocturne jusqu'à minuit. II faut dire que les caprices de la
mécanique nous ont fait perdre 3 ou 4 heures, avec le compresseur de location
qui faisait grève presque sans arrêt, malgré l'intervention d'un spécialiste.
Heureusement, usant de sa baguette magique, Gérard a mis un terme au problème
avant de voir nos nerfs craquer. Si vous lui demandez ce qu'il a fait
avec sa baguette, il vous dira « il suffit de taper juste ce qu'il
faut, là où il faut ».
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Après application des nombreuses couches
de peinture antirouille, le châssis retrouve ses essieux.
Août 2006
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Dans les jours suivants, et pendant 4 semaines, les peintres ont ensuite
appliqué 3 couches de peinture.
Puis vint l'heure de remettre le châssis sur ses essieux, et de remonter
toutes les petites pièces. Un travail qui demande toute la rigueur d'un
Olivier, pour que chaque boulon retrouve sa place dans des trous qui tombent
en face...
C'est chose faite depuis le 20 août, et il ne reste plus qu'à réaliser
le remplissage des bords et du plancher avec le bois que nous avons acheté
en décembre, et qui a juste eu le temps de sécher.
Ce travail a demandé plusieurs samedis à Sylvain, Guillaume et quelques
autres, en dressage, rabotage, toupillage, rainurage, traitement fongicide,
etc.
Rabotage des parois du wagon tombereau.
Août 2006
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La pose proprement dite vient de commencer et elle durera au moins jusqu'à
la fin octobre.
Nous aurons alors une rame de 3 véhicules, en plus de la locomotive, même
si la voiture Ac 21 n'est pas encore terminée. Si on continue comme
ça, le train sera plus long que les voies. Arrêtez...!
C'est presque le point mort pour les travaux sur la voiture Ac 21.
La raison provient de plusieurs choses: les travaux sur le châssis du
tombereau TDS ont été très gourmands en main d'oeuvre, tandis que celle-ci
était bien sollicitée par nos visites d'été. Depuis la mi-juin nous avons
quand même réussi à préparer les pièces de bois qui vont constituer l'ossature
des appuis de sièges, c'est à dire ce qui va soutenir les coussins matelassés.
Début septembre, une séance a tout de même permis de terminer les deux
marchepieds longitudinaux qui sont ainsi provisoirement posés pour les
journées du patrimoine. Sauf imprévu, les travaux vont reprendre en octobre,
notamment avec les sièges et aussi la reconstruction des 4 portières.
Bien évidemment, nous sommes très intéressés pour accueillir toute bonne
volonté, tant dans le travail du bois que celui du fer que dans le travail
tout court...
Après plus de 10 ans de bons et loyaux services, notre brave draisine
Billard connaît un souci important.
Elle n'a plus qu'un essieu moteur sur les deux, ce qui occasionne de joyeux
patinages au démarrage ; surtout que nos rails ont la réputation d'être
gras (il ne faut pas s'en étonner quand on sait que les rayons de nos
courbures nécessitent un graissage constant). Donc, il va sans doute falloir
sortir la boîte transfert : un organe de 500 kg au moins qui nécessitera
peut‑être la dépose de la caisse. L'immobilisation risque de durer
plusieurs mois... Avis aux amateurs de mécanique, retraités ou autres,
membre ou pas, ils seront les bienvenus !
Sitôt le wagon tombereau terminé, et ça ne devrait pas tarder, nous allons
attaquer un nouveau chantier, en parallèle avec celui de la voiture Ac 21.
Ce sera sans doute le wagon couvert dont la restauration
avait été commencée en 2000, et qui avait été arrêtée pour cause de déménagement.
On sait qu'entre temps des événements imprévus, nous ont orientés vers
d'autres travaux, notamment la loco V10C. Là aussi, les bénévoles sont
les bienvenus, notamment ceux qui souhaitent apprendre le rivetage à chaud,
un métier aujourd'hui disparu ou presque...
| Dix huit jours pas comme
les autres : l'évènement de l'été... |
Nous l'avions annoncé dans le bulletin de juin. C'est fait, l'ouverture
de l'été s'est en effet transformée en un véritable événement.
Les 9 samedis et les 9 dimanches que nous avons vécus en juillet et août
resteront gravés dans la mémoire de l'association. Le pari d'accueillir
le public était audacieux, du fait que notre équipe de bénévoles n'était
pas des plus musclées et que nous n'avons pas de voie pour faire évoluer
notre train, et que notre locomotive n'est pas encore à vapeur.
Le premier de ces handicaps a été surmonté avec plusieurs membres qui
se sont beaucoup investis récemment, et surtout à la ténacité de l'un
d'eux, Cyril, qui s'est démené sans compter pendant plus de trois mois.
On peut aussi citer le concours remarquable de deux dames très sympa,
Annick et Pascale, assez nouvelles toutes les deux en qualité de participation
active, et qui ont joué un rôle énorme, notamment à l'accueil. D'une manière
plus générale, nous pouvons nous féliciter de la mobilisation assez importante
de nos membres puisque les dimanches les plus « chauds » en nombre de
visiteurs ont vu jusqu'à onze actifs mobilisés sur le terrain. Regrettons
toutefois que, malgré notre appel dans le bulletin, mis à part l'aide
de membres récemment inscrits, comme Pierre-Marie ou Aline peu de personne
ont répondu en dehors des habitués de l'atelier et des expos. Nous ferons
mieux la prochaine fois.
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La photo qui a servi a illustrer le prospectus annonçant
notre ouverture estivale : le V10C en tête des voitures
B111 et Ac21.
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Le second handicap a été compensé par une aide précieuse de la part de
la presse quotidienne locale, notamment le Courrier de l'Ouest, et aussi
Ouest France. Rien que pour le Courrier de l'Ouest il nous a consacré
l'équivalent d'une page entière, en quatre ou cinq articles remarquables,
dont un en première page, de la fin juillet à la fin août.
Côté affluence, on a connu les extrêmes : de zéro à 300 visiteurs dans
une même journée pour atteindre le chiffre remarquable, pour une première,
de 1000 visiteurs au total dont une cinquantaine d'enfants. Parmi ceux‑ci,
nous avons pu remarquer quelques personnes venues d'assez loin comme la
côte vendéenne.
Ce qui est le plus intéressant c'est l'impact auprès des visiteurs accueillis.
Là, il y a de quoi être très satisfaits, lorsqu'on s'aperçoit qu'une personne
isolée en a ramené dix le week-end suivant... Et le cas est loin d'être
isolé, si on se satisfait de ceux qui ont ramené 2 ou 3, ou 4 voisins.
Nous avons également été encouragé en constatant que, malgré un accès
payant, le tronc placé à l'entrée a connu un beau succès. Certes, certains
nous reprocheront peut-être cette entrée payante alors qu'habituellement,
la visite est gratuite. A notre décharge, nous signalerons qu'il s'agissait
là de pointer une opération particulière mobilisant beaucoup de personnes
toutes bénévoles, cela va de soi, pendant beaucoup de temps, certains
ayant même donné sept à huit journées entières ce qui n'est pas évident
le week-end. La mobilisation était donc assez exceptionnelle par rapport
aux habitudes. De plus, il nous semblait donner plus de sérieux à l'opération
en demandant une petite contribution somme toute plutôt réduite par rapport
à d'autres lieux (2 euros et gratuite en dessous de 14 ans). Nous pouvons
également dire que la manière de faire la visite était assez exceptionnelle
puisque nous avons compensé le manque d'une circulation ferroviaire telle
qu'elle se présente sur d'autres réseaux, par des visites guidées de très
grande qualité, permettant à chaque personne une visite quasi exhaustive
de nos installations avec description de nos travaux tels que le rivetage
à chaud, le carrossage des voitures, etc. et des explications émaillées
d'anecdotes pour chacun des véhicules préservés ainsi qu'une explication
précise de ce qu'était le Petit Anjou. Cette manière d'accueillir le public
a été très payante en retour, caractérisée par de nombreux signes de satisfaction
et un grand intérêt d'écoute et de curiosité de la part des visiteurs.
Ceux-ci étaient entre autre le plus souvent « épatés » par les
milliers d'heures de bénévolat assurées, persuadés qu'ils étaient le plus
souvent que nous employions des salariés à plein temps. Nul doute que
nos 1000 visiteurs se feront de très bons ambassadeurs pour l'AAPA De
ces visites guidées, il nous reste également quelques autres satisfactions
puisque nous avons suscité de nouvelles vocations de guide parmi nos plus
jeunes membres mais aussi parfois chez ceux de la première heure. La douzaine
de guides mobilisée eut souvent un travail à plein temps, quittant parfois
leur groupe d'une vingtaine de personnes pour prendre le manche de la
V10C ou de la draisine, ou assurer la sécurité avant de les retrouver
de nouveau pour la suite de la visite. Car il faut aussi le signaler,
nous nous sommes résolus, étant assez nombreux, à mettre le train en marche
(V10C + B 111) les jours d'affluence, ce qui n'était pas prévu au
départ, notre bonne vieille draisine devant assurer seul les trains.
Un autre élément vient nous rassurer : la durée des visites atteint
fréquemment une heure et demie, voire deux heures, alors que le trajet
en train n'occupe que 10 minutes. En discutant avec les gens en fin de
visite on s'aperçoit qu'ils restent demandeurs, et beaucoup passent volontiers
encore une demie heure à bavarder avec nous. Les commentaires sont du
reste, répétons le, très élogieux, notamment en voyant la qualité des
travaux, et aussi en constatant le dévouement de nos jeunes actifs, comme
Sylvain et Guillaume.
Cette expérience nous a permis de goûter aux contraintes d'une exploitation
d'un train, même si c'est sans rapport avec les exigences d'un réseau
de quelques kilomètres, et surtout si c'est une loco à vapeur...
Ainsi, nous nous sommes trouvés confrontés à ce que nous savions depuis
longtemps, l'exploitation amène des contraintes qui empiètent sur nos
activités traditionnelles de restauration. Ce qui fait dire que ce qui
nous anime depuis 15 ans à l'atelier sera sans doute beaucoup plus difficile
le jour venu. Mais .d'ici là, nos pouvons espérer une équipe consolidée,
pour ne pas perdre ce qui fait notre originalité en matière de restauration.
Ce fut aussi une expérience très riche d'enseignements sur la manière
d'organiser une telle opération puisque au, fil des week-end, ce qui avait
été à l'origine prévu (visites autonomes, draisine seule, pas de discours
sur l'histoire du Petit Anjou, pas d'organisation de groupes, etc.) a
été totalement chamboulé pour une prestation de plus en plus qualitative
au fil des jours. Elle nous aura permis également de mettre en avant les
points faibles, les oublis, etc. et les points forts notamment la « canalisation »
des visiteurs par un parcours balisé, sécurisé et offrant tous les renseignements
nécessaires aux flâneurs qui souhaitaient refaire une visite seuls.
Elle aura permis enfin de conforter les deux promoteurs de l'opération
qui auraient pu craindre un résultat décevant si ce n'avait été leur inébranlable
optimisme, de rassembler le plus grand nombre de membres à cette cause
et d'ajouter un atout certain au dossier déjà conséquent du projet de
future ligne touristique.
Bref, plus que jamais nous sommes convaincus que le patrimoine de l'Anjou
ne s'arrête pas aux chapelles et aux lavoirs, et que le Petit Anjou a
une carte importante à jouer sur la route de la culture et du tourisme.
Une autre vue du V10C et sa rame.
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Ça tombe bien, le conseil général cherche de la matière pour dynamiser
ce secteur, de façon à retenir les touristes en Anjou !
A l'unanimité, le conseil d'administration a donc décidé de rejouer la
même carte en 2007. Nous avons désormais un an pour nous y préparer afin
d'offrir une prestation sinon parfaite, digne de ce que nous voulons offrir
aux Angevins.
Pour terminer, le conseil d'administration et son président tiennent à
remercier vivement la vingtaine de bénévoles qui se sont mobilisés au
cours de l'été, la presse locale et spécialisée comme Loco Revue ou Voie
Etroite ainsi que M. Petit qui a mis à notre disposition l'Algéco qui
nous a été d'une très grande utilité.
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