Page d'accueil: cliquez ici.
Le Petit Anjou: cliquez ici.
L'association:
Présentation: cliquez ici.
Les expositions: cliquez ici.
L'atelier: cliquez ici.
Matériel préservé: cliquez ici.
Projet de musée: cliquez ici.
La boutique: cliquez ici.
Agenda, actualité: cliquez ici.
Abonnement: cliquez ici.
Adhésion: cliquez ici.
Nous contacter: cliquez ici.
Liens: cliquez ici.
Plan du site: cliquez ici.
L'actu du site: cliquez ici.
Copyright
Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 71, décembre 2006

numéro suivant

numéro précédent

Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou", bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement aux membres ou disponible par abonnement.

 

Au sommaire du n° 71, décembre 2006

Edito : le Père Noël est passé à la Maladrie.
Journées du Patrimoine : l'apothéose.
Potins d'atelier et autres travaux en cours.
Une draisine sur le billard... c'est pas du Billard !
Des Deux-Sèvres à l'Anjou... un tombereau tout neuf.
Un couronnement quasi miraculeux mais plein de promesse.
Expositions, salons, forums et autres visites guidées.
Trélazé ou St Jean de Linières... votre avis nous intéresse.
Mazé : le Père Noël en draisine.
Le monorail Lartigue... suite et fin

Bulletin n° 71

 

L'apothéose

Comme vous l'avez découvert à travers le dernier bulletin, nous avons été particulièrement satisfait du succès rencontré à l'occasion de nos ouvertures d'été au public, avec près de 1000 entrées payantes.

Notre satisfaction s'est enflammée en septembre dernier, à l'occasion des Journées du Patrimoine, les 16 et 17 de ce mois là, puisque nous avons comptabilisé 1480 visiteurs en deux jours. Il est vrai que l'accès gratuit, a constitué un facteur attractif, mais, nous avions tout à redouter de la concurrence « effroyable » des mille et un sites inscrits au catalogue, et ouverts aux mêmes dates...
Fort heureusement, nous avons pu jouer à pied d'égalité puisque Cyril a usé de tout son art et de toute son énergie pour nous faire inscrire dans le dépliant des sites à découvrir qui a été diffusé par milliers par le Comité départemental du Tourisme. Il a même réussi à faire passer le « Rallye du patrimoine » par la Maladrie, ce qui nous a gratifié d'une vingtaine d'équipages.
Nous serions curieux de savoir, dans le classement des sites les plus visités du département à cette occasion, quelle est notre place, mais elle ne doit pas être bien éloignée de la tête de liste.
Il faut toutefois signaler l'impact important d'un encart du Courrier de l'Ouest à la page des sites ouverts. Au passage, nous tenons à remercier ce quotidien qui nous a déjà fait les honneurs de beaux articles au fil de l'été.

Notre succès tient certainement à la qualité de ce que nous présentons et aussi à l'intérêt des populations pour le patrimoine technique. Pour preuve, les propos entendus ça et là, comme, « ...ça change des chapelles et des lavoirs » ou encore, « ...on était loin d'imaginer ce qu'on voit. » et surtout « ... il faut absolument faire un circuit de quelques kilomètres... ». Nous avons même eu la visite d'adolescents (ils ne sont donc pas tous « addictes »* des Playstations ou des jeux en réseau) qui ont avoué « ...on dira à des copains de venir ! »
Un petit regret pour la plupart de nos visiteurs « ...y'a pas de loco à vapeur... »
Le succès de notre site, qui est assez statique, démontre bien que l'attrait pour le patrimoine technique devient très vif, et que le train en tant qu'objet ludique qui parcourt de jolies contrées, tel un grand manège, n'est pas fondamental.
D'ailleurs, la preuve en a déjà été faite par le passé par les grands musées européens, comme celui de Berlin ou de Mulhouse (pour ne citer que ceux que je connais), qui ne font rouler aucun train. Cela ne veut pas dire qu'ils n'auraient pas davantage d'impact en proposant de petits trajets.
Avec le succès de nos Portes Ouvertes des 17 et 18 juin dernier, nous totalisons donc plus de 3000 visiteurs dans la saison, alors que c'était la première fois, en dehors des Portes ouvertes habituelles, que nous recevions officiellement du public.

Gérard Dezaire

* néologisme d'origine anglaise, synonyme de "dépendant", c'est-à-dire "accro" en langage populaire qui n'est pas homologué par nos académiciens.

De l'avantage à l'inconvénient et vice-versa

Aussi plaisants et motivants que soient nos succès en matière de réception du public, il faut admettre que nos travaux de restauration en souffrent un peu par les besoins humains qu'ils nécessitent. Ceci n'est pas du tout une surprise, comme l'a dit l'éditorial du numéro 70.
Certains ont pu déplorer que les travaux, notamment sur la voiture Ac 21 et sur le tombereau n'aillent pas à la vitesse voulue. Tout ceci est une affaire de choix, mais, en mesurant l'impact au niveau de notre image et de notre crédit, personne ne regrette le succès de nos portes ouvertes ni celle de nos journées d'été ou des journées du patrimoine.
De toutes façons, ce qui nous anime depuis 20 ans, c'est de mettre à la portée du public une tranche de patrimoine qui nous est chère, celle du Petit Anjou. Tout cela nous fait courir deux lièvres à la fois, mais, y a t il une autre façon de faire ?
De l'inconvénient à l'avantage cette fois, l'investissement en ouverture au public se traduit par un afflux de visiteurs qui a de fortes chances de se traduire par de nouveaux bénévoles. Nous avons bon espoir que les personnes qui ont laissé leurs coordonnées dans cet esprit reprendront contact.

Une draisine Billard sur le billard

D'habitude, on vous parle de la draisine Billard. Cette fois elle est dessus...
L'opération, sous anesthésie générale, doit s'achever au moment de la mise en page de ce bulletin. Celle-ci a débuté fin septembre.

Comme le disait le précédent numéro, notre petite chérie souffrait d'un problème de transmission. Plus exactement, il n'y avait plus qu'un seul essieu moteur, ce qui occasionnait de beaux patinages, façon Brian Joubert.
Les plus optimistes espéraient avoir simplement à remettre en place une clavette.
Que nenni ! Au terme d'une journée passée dans la fosse humide à trifouiller les entrailles de la boîte de renvoi qui est accolée à la boîte de vitesse, Gérard (Bekra) et Olivier ont du se rendre à l'évidence : l'arbre de sortie qui porte les pignons entraînant les chaînes, était coupé en deux ! Personne n'a pu en trouver la raison.
En principe, il suffisait de refaire cette pièce d'un mètre de long et de 60 mm de diamètre. Hélas à nouveau, les roulements qui guident cet arbre étaient HS. Hélas encore, ces roulements ne sont plus fabriqués de nos jours et ils se sont révélés introuvables ! Nous avons donc envisagé de prélever une boîte complète sur l'une des draisines qui est au fond de la voie 4. Hélas une fois de plus, après examen, ces ensembles se sont révélés usés ou délabrés.

Réparation draisine

Avant remontage : l'arbre neuf en compagnie de l'ancien cassé en deux et quelques uns des pignons et roulements.

Novembre 2006

Il a donc fallu se résoudre à tout refaire, à l'exception des engrenages coniques, mais sur un principe différent. L'arbre a été conçu par Olivier avec un guidage par roulements à rouleaux coniques, ce qui a entraîné la fabrication de flasques neufs, avec des boites à roulements sur mesure. L'arbre a été réalisé généreusement par un de nos membres bienfaiteurs, Daniel Bricheteau de Pellouailles. Les boîtes à roulements et les flasques ont été tournés par André Marolleau. C'est lui aussi qui a fait les alésages des pignons, et toutes les rainures de clavettes sur l'arbre principal. Enfin les 2 Gérard ont passé près d'une journée à ajuster les clavettes et à monter l'engrenage principal sur l'arbre. Pendant ce temps, Henri a refait les joints.
Au moment où vous lirez ces lignes tout devrait être remonté. Il était temps, car la belle Billard s'est engagée à assurer une prestation pour l'expo de Mazé...! Bref, l'opération nous a occupé plus de 2 mois. Elle nous aura coûté 300 euros, mais il faut s'estimer heureux, car sans le bénévolat et le mécénat, elle aurait coûté 10 à 15 fois plus cher...

En conclusion, tout ça... ce n’était pas du BILLARD !

Et un véhicule de collection restauré de plus...

Lorsque vous lirez ces lignes, notre bon vieux wagon tombereau TDS sera terminé ou presque car il ne lui manquera que ses marquages.
Voici en effet un chantier qui se termine et qui en attend un autre car le savoir faire acquis au fil de sa restauration sera très utile au couvert Anjou dont la restauration redémarre.
Après le sablage de cet été, le remontage de la structure, le découpage des planches de sa caisse, notre wagon tombereau a reçu une première couche d'après suivi de deux couches de peinture. Il a ensuite retrouvé les différentes pièces de sa structure, chaînettes d'accroche des portes, tampons, chaînes et crochets d'attelage, plate-forme de serre-frein, etc.

Alors que la pose alors inachevée des parois boisées ne permettait pas le transport des marchandises, celui des restaurateurs était déjà possible !

Octobre 2006

Pose des parois


Nous avons opté pour une décoration type ANJOU cet à dire brun rouge pour l'intégralité de la caisse à l'exception des côtés de châssis noirs. Comme ce type de wagon TDS a circulé sur le Petit Anjou, nous lui donnerons également un marquage ANJOU afin de ne pas dépareiller avec les voitures voyageurs et le reste du matériel.

Rappelons que le tombereau TDS sera inauguré en grande pompe lors des prochaines Journées portes ouvertes.

Expo au Pays Nantais

Aucun de nos lecteurs n'ignore que le Petit Anjou se faufilait entre les rangs de vigne au pays du Muscadet, pour rejoindre la capitale de la Bretagne. Holà, j'entends des chaises qui grincent
Enchaînons rapidement pour éviter l'émeute. Donc, les 30 septembre et 1er octobre dernier, notre expo était présentée au Louroux-Bottereau. Elle avait pour cadre la maison des associations qui a remplacé tout récemment l'ancienne gare du Petit Anjou. Cette bâtisse moderne et confortable fait honneur au défunt tortillard avec une enseigne magistrale et avec des éléments décoratifs rappelant le train à cet endroit.

A l'occasion de cette expo, Julien Chesné qui est l'un des nôtres et qui a vécu dans la gare du Loroux dans les années 1940, nous a adressé un courrier ému avec quelques souvenirs. Extraordinairement, il se trouve sur la photo utilisée pour l'une des plaques émaillées qui ornent l'entrée de la salle qui nous accueillait...

Les visiteurs ont été particulièrement intéressés. Quelques-uns nous ont relaté des anecdotes inédites (Voir « Quand sifflait le P'tit Anjou » dans l’édition papier du bulletin). D'autres nous ont confié des documents fort intéressants de 1896 relatant des négociations particulièrement âpres relatives à l'expropriation sur la ferme du Douet-Rouault, avec un plan parcellaire à l'appui.
Comme à chaque fois, les conférences avec notre diaporama ont été plébiscitées, tandis que le train d'Henri a créé l'émerveillement.

Un couronnement quasi miraculeux...

Quinze ans après nos premières démarches*, nous venons d'apprendre que la Commission Nationale des Monuments Historiques a approuvé à l'unanimité le classement de trois véhicules du Petit Anjou. Il s'agit de la voiture voyageurs B 111, de la draisine Billard, et du wagon couvert K 509.
Pour que ce classement soit tout à fait effectif, il nous faut attendre une dernière formalité administrative : la publication de l'arrêté ministériel correspondant au Journal Officiel de la République Française. Une fois fait, ce sera un nouvel argument de poids pour notre projet muséographique.

Comme on sait, les deux premiers de ces véhicules sont restaurés depuis belle lurette et ils vous sont d'ailleurs bien connus.
Quant au troisième, il s'agit d'un wagon repéré par Michel Radin vers 1980 près de l'ancienne gare de St-Macaire-en-Mauges, où il servait de poulailler dans une ferme. Récupéré par notre association en 1986, il a d'abord été entreposé sur un terrain prêté par Marcel Derouet, puis, comme on le voit sur la photo, il a été entreposé à la Forêtrie, avant d'être transféré au Sauloup, et enfin en 2001, à la Maladrie. Comme ses congénères, il a été retrouvé sans organes de roulement. Aujourd'hui encore, il est dans cet état, simplement posé sur un lorry des Ardoisières. Sa toiture en zinc était alors en bon état, mais elle a disparu au fil des tempêtes. Actuellement, il sert à entreposer des barres d'acier.
Malgré son châssis en mauvais état et incomplet, il doit son classement à sa rareté. Il faisait partie de la première série de couvert K 501 à 514 qui se distingue des autres par une porte coulissante située en bout de parois latérale, à raison d'une pour chaque côté. Tous les autres couverts auront été livrés ensuite avec une configuration à portes centrales beaucoup plus classique.
Ce wagon est aussi un témoin de la Grande Guerre puisque, réquisitionné comme ses frères de la série primitive, il a circulé sur le chemin de fer Meusien afin d'alimenter le front du côté de Verdun. Par la suite il est revenu en Anjou.
Avec ce classement, nous voici enfin au rang des principales associations du pays en matière de patrimoine. C'est pour nous un crédit énorme qui nous conforte dans notre action et qui couronne 20 ans d'efforts.

K509 en 1987

Le K 509 à la forêtrie. Derrière, la voiture Ac 21.

1987

* Les démarches concernaient alors la voiture Ac 21. Pour des raisons inexpliquées, ce dossier n'a pas abouti, alors que ce véhicule constitue une pièce unique au monde. A ce propos nous devons ici saluer le remarquable soutien apporté par Claude Touchard, expert ferroviaire auprès du Ministère de la Culture, pendant les trois ou quatre années qu'a duré cette nouvelle série de démarches. Maintenant, il faudrait certainement rouvrir le dossier de l'Ac 21...

Et notre bonne Ac 21 ?

Le chantier a été extrêmement ralenti voire interrompu avec tous les événements de l'été. Pas tout à fait cependant puisqu'à la rentrée, tout seul, comme un grand, notre ami Guillaume a coupé, ajusté, raboté et monté toutes les pièces des banquettes qui sont désormais prêtes, après quelques ajustages avec la caisse, à recevoir leur rembourrages et tissus. A ce propos, nous manquons de détails et plusieurs enquêteurs se chargent d'aller éplucher quelques dossiers aux archives départementales afin de retrouver un descriptif, peut-être dans un cahier des charges.
Après quoi, il nous faudra terminer la caisse, les fenêtres, les portières, le tôlage et la mise en peinture et nous pourrons sérieusement envisager une inauguration en 2008.

Les ossatures de banquette sont en place. Il va falloir bientôt réaliser les coussins.

Automne 2006

banquettes AC21

 

numéro suivant

numéro précédent