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Extraits de "La Voix du Petit Anjou" n° 74, septembre 2007

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Les articles ci-dessous sont extraits de "La Voix du Petit Anjou", bulletin trimestriel de l'association. Ce bulletin est distribué gratuitement aux membres ou disponible par abonnement.

 

Au sommaire du n° 74, septembre 2007

Edito : croissance ou explosion ?
Inauguration d'un tombereau ou d'une baignoire... selon le temps...
Portes Ouvertes pour les cirés.
Une draisine qui a la côte.
Ouverture d'été... deuxième saison.
L'Ac 21 va finir en tôle.
Potins et travaux d'atelier... Dons, adhésions et autres menus plaisirs...
De la Touraine à la Corrèze que se passe t-il chez les autres ?
Quand sifflait le P'tit Anjou... aux atelier de Beaupréau.

Bulletin n° 74

 

L'inauguration du tombereau

Avouons que nous avons eu de la chance, car, si le dimanche a été catastrophique, le ciel nous a épargné le pire au moment de couper le ruban. Malgré tout, les personnalités ont apprécié le chapiteau pendant les allocutions. Ce fut l'occasion d'exposer à nouveau nos projets et de recevoir des félicitations et des encouragements à propos de notre projet de ligne muséographique.

Parmi les personnalités, nous avons noté la présence de Rémy Martin, Jean-Claude Gascoin, Robert Audoin, Serge Bardy, et... Marcel Derouet. Ce dernier ne figure pas (encore) dans la classe politique, mais c'est une vraie figure parmi les derniers conducteurs de locomotive du Petit Anjou. C'est d'ailleurs lui qui tenait les ciseaux (pas très bien affûtés), lorsque le ruban tricolore a du se laisser couper pour permettre l'accès à bord du fameux tombereau pour le voyage inaugural.

Durant l'interminable voyage de 5 minutes (en faisant 2 aller-retour !), les discussions allèrent "bon train"sur nos perspectives, ce qui nous amena tout droit au vin d'honneur bien mérité...

 

Portes Ouvertes pour les cirés

L'inauguration du tombereau a été l'occasion d'ouvrir nos portes au public, à la fois le samedi après-midi et le dimanche. Si le temps s'est montré assez clément le samedi, il en fut tout autrement le dimanche. Heureusement, le public s'est montré stoïque, affrontant le déluge en cirés ou armé de parapluies, mais souvent en nu-pieds ou chaussures d'été. Les bottes ou chaussures à crampons eussent été plus de circonstance, et auraient peut-être évité à certains un bain de siège... II faut dire qu'on ne voyait plus guère les traverses de la voie 1 qui avaient l'air de flotter littéralement. Au plus fort de la pluie, un seul visiteur, indifférent au déluge, continuait à photographier notre matériel. II faut dire qu'il s'agissait d'un pilier des Amis de Boutdeville de l'association des Chemins de fer des Côtes-du-Nord. Ce ne sont pas quatre malheureuses gouttes qui vont faire peur à un Breton...

A propos de tombereau, savez-vous que certains appellent ça une baignoire. Désormais on sait pourquoi, mais fort heureusement, les portes n'étant pas étanches, il ne s'est pas tellement rempli.

En tous cas, l'édition 2007 restera dans les annales...

Ajoutons quand même d'agréables participations, comme celle de Jean Cantaloube, avec son remarquable module qui représente la gare de Pruniers, celle de l'association du Chemin de Fer de Rillé, celle de Bernard Gousseau avec son train à vapeur vive, Henri Ménard avec l'ensemble de ses maquettes (dont celle du tramway en cours de finition) et enfin la présence de 3 voitures d'avant guerre : une Citroën C4 de 1925, une Citroën 5CV trèfle amenée par Jacques-Antoine Cesbron et une Peugeot 202 de 1938.

Le clou de la fête, fut peut-être le pique-nique du samedi soir, qui s'est terminé par un train de nuit féerique, grâce à Bernard Gousseau, spécialiste es artifices à poudre. Pour avoir une idée du spectacle, vous devrez venir aux Journées du patrimoine, les 15 et 16 septembre, car le noir et blanc de ce bulletin ne donnerait rien.

 

Une draisine sur la côte

La petite ville balnéaire de Préfailles, sur la côte de Jade, nous a conviés à animer l'inauguration de l'ancienne gare restaurée cette année. Située en terminus, elle appartenait au réseau à voie métrique des chemins de fer du Morbihan dont c'était le centenaire cette année. La ligne fut désaffectée en 1936, et aucun train n'était venu troubler le calme du site avant le 13 juillet dernier, date à laquelle nous avons déchargé dame Billard sur les 100 mètres de voie provisoire que nous avions installés la veille avec quelques employés municipaux.

La mairie avait bien fait les choses, puisqu'en ce vendredi après-midi, la population s'est attroupée massivement en costume d'époque au moment de couper le ruban. Hélas, bien peu eurent le privilège de monter à bord, puisque très vite après, le maire a entraîné son peuple pour un défilé en ville.

Le samedi et le dimanche ont connu une très modeste affluence, du fait qu'il faisait très beau (hé oui !) et que les gens ont préféré la bronzette à la draisinette...

En tous cas, nous ne regrettons pas ce périple qui a contribué à nous faire connaître et qui a apporté un peu de liquidité dans nos caisses. (que Dieu nous pardonne cette conclusion mercantile...).

La draisine devant la gare de Préfailles.

Juillet 2007

Draisine à Préfailles

A bord de la draisine

Parions que dame Billard n'avait jamais embarqué plus chics passagers !

Juillet 2007

Le souvenir de ces 3 jours restera gravé par une petite anecdote. La draisine était garée chaque soir dans l'ancienne remise à locomotive, mais, les aiguillages ayant disparu depuis des lustres, nous étions obligés de faire une manoeuvre de 90° avec le tourniquet. Or, avec la pente du terrain pour nous contrarier, dame Billard avait fort à faire pour grimper sur la chose. Honni soit qui mal y pense ! Deux heures avant l'inauguration, juste avant de pavoiser, la manoeuvre fut engagée pour mettre madame en ligne. Devant les difficultés de la première tentative, il fut décidé de reculer pour prendre davantage d'élan. Malheur à nous : en redescendant du tourniquet, celui-ci se décala légèrement, envoyant l'essieu arrière "dans le sable"*. En fait de sable, celui-ci était resté sur la plage, et les roues plongèrent dans le vide entre les traverses posées sur de grosses cales. Bref, nous avions une draisine plutôt prête à décoller qu'à pavoiser.

Fort heureusement, le garagiste du coin nous prêta une paire de crics et un jeu de cales qui permirent de sortir la belle de sa fâcheuse position en une petite heure...

Nous ne savons pas si le maire a eu connaissance de cet incident qui aurait pu le priver du voyage inaugural...!

* "dans le sable" : expression cheminote qui remonte à l'époque ou le ballast (sous et entre les traverses) était constitué de sable. Si un essieu sortait des rails, il allait dans le sable.

Ouverture de l'été

La saison d'ouverture estivale au public vient de se terminer. Le premier constat, c'est qu'elle fut à l'image de la météo.

Avec une fréquentation inférieure de 40% par rapport à l'an dernier, (600 visiteurs) nous sommes à la fois déçus et rassurés. Bien évidemment la météo a freiné les visites, mais nous avons également été pénalisés par une médiatisation aussi timide que le soleil : à peine 1/4 des surfaces de l'an passé dans les colonnes des quotidiens locaux. Nous réalisons à la fois la puissance de la presse locale et aussi le fait que la médiatisation gratuite ne peut pas tout nous donner, car nous ne sommes certainement pas les seuls à vouloir qu'on parle de nous sans payer.

Nous avons aussi constaté, grâce à une enquête à l'entrée, que les deux tiers des visiteurs sont venus informés par les médias en question. Ceci nous déçoit à propos de l'investissement que nous avons fait par ailleurs : prospectus, affiches, pavé payant dans un fascicule touristique du département. Par contre, le bouche-à-oreille a bien fonctionné avec une part intéressante.

Nos visiteurs ont été agréablement surpris de la qualité de notre accueil et par l'intérêt de ce qui est présenté, tant au niveau du matériel restauré que par nos techniques de travail : menuiserie, forges, rivetage, fonderie, mécanique, etc. La qualité des visites s'est trouvée accrue grâce à un petit hall d'accueil qui reconstitue l'ambiance du Petit Anjou avec quelques mannequins en costumes d'époque et accessoires rappelant les quais de gare. Cet espace permet, grâce à un tout nouveau poster géant, de voir à quoi ressemblait notre mythique tortillard.

Plusieurs visiteurs ont même fait remarquer que nous n'avons pas grand chose à envier aux grands sites nationaux, si ce n'est le manque de voie...! On s'en serait un peu douté. Évidemment, nous n'avons pas manqué de les rassurer en leur parlant de nos projets.

Cette seconde saison d'ouverture nous aura également permis d'améliorer l'accueil, le bungalow, flanqué de deux solides barnums, a été repeint aux couleurs de l'atelier et doté d'un bureau confortable, la signalisation a été améliorée, les fiches matériel jalonnant le parcours ont été relookées et Jean-Claude nous a même réalisé quelques "pupitres" pour les présenter. Dans le bungalow accueil, une exposition montrait des photos des différents membres de l'AAPA dans leur travail d'atelier et quelques-uns des dessins qui illustreront le livre pour enfants. Cette expo sera toujours visibles lors des Journées du patrimoine.

Un seul regret cependant : malgré la présence cet été d'une quinzaine de membres parmi les plus actifs et malgré deux appels à travers ce bulletin, nous n'avons pas réussi à mobiliser un plus grand nombre de membres, ne serait-ce que pour une demi-journée, investissement personnel pourtant bien maigre au regard des 365 jours d'une année.

Et c'est tassé 21 ? Elle va finir en tôle

Ornicar ! Mais où en est donc cette Ac 21 qu'on nous cache depuis 7 ans ? Sachez qu'elle entre (enfin) dans la dernière ligne droite de sa restauration. Nous venons de terminer les 4 portières, notamment avec la reconstruction quasi intégrale de l'une d'elles. Le vitrage des 20 fenêtres a également été fait au milieu de l'été. D'autre part, le plus gros du tôlage qui a débuté en juillet devrait s'achever vers la fin de septembre, en même temps que l'ajustage des portes. II restera à poser les trumeaux de fenêtre (collage de petites tôles) fabriquer les couvre-joints et à les poser, de même que les gouttières. II faudra aussi refaire quelques serrures et loquets ainsi que des porte lanternes. A ce moment là, il ne restera plus qu'à peindre, mais nous attendrons certainement les beaux jours de 2008 pour éviter les problèmes de condensation (n'est-ce pas, Roger...?). Entre temps, il faudra fabriquer les coussins, les porte-bagages, et revêtir le sol.

Découpe d'ajustage d'une des nombreuse tôles...

1er septembre 2007

tôlage Ac 21

Encore une rustine

Encore une dernière rustine avant de poursuivre le tôlage.

1er septembre 2007

Plus de 10.000 heures de travail auront été nécessaires sur 6 ans...! C'est nettement plus que pour la voiture B 111 que nous avions inauguré en 2000, du fait qu'il a fallu reconstruire un châssis et que l'ossature était en moins bon état.

Bref, nous prévoyons une inauguration en fanfare en septembre 2008. D'ores et déjà, nous mobilisons toutes les bonnes volontés pour que cet événement soit grandiose : songez donc, nous ferons évoluer une rame de 4 véhicules, dont 2 voitures voyageurs... II y a des jours où les convois du Petit Anjou étaient moins étoffés que ça.

Appel aux spécialistes

Nous recherchons avec passion toutes les personnes qui ont des compétences pour la bourrellerie. Nous sommes en effet arrivés à l'étape de la confection des coussins pour la voiture Ac 21, laquelle entre dans sa phase finale de restauration. Que ce soit pour de simples conseils, ou pour coudre les enveloppes, ou pour garnir, nous sommes preneurs de toutes les bonnes volontés.

Nous sommes également à la recherche d'amateurs de la pelle ou de la pioche pour préparer les plots en béton de la future remise qui va être construite bientôt. II faudra aussi des amateurs pour poser le bardage que nous réaliserons par nous mêmes pour une question de finances.

Début du chantier : dès maintenant

Enfin, nous embauchons comme toujours des amateurs de tout poil pour toutes sortes de travaux non rémunérés... Aucune prime de Noël envisageable...

Autres travaux en cours...

Le couvert K 568 commence à retrouver vie. Avec la pose de nouvelles traverses rivetées à chaque extrémité et la greffe, très réussie, de rustines sur les longerons principaux par Guy, le voilà plutôt pimpant le châssis principal.

Quelques séances de rivetage ont encore une fois laissé des souvenirs impérissables...

Pour continuer, il va falloir réparer l'armature de la caisse, avant de l'assembler au châssis. Ensuite, ou pendant, ce sera la reconstitution de toute la timonerie (attelages, freinages) des tampons, puis le décapage, le boisage et la peinture : de quoi nous occuper 2 ans bien tassés.

Une équipe de gros bras pour le démontage d'éléments de barre d'attelage destinés à être remontés sur le K 568.

Eté 2007

K 568

Ainsi, en 2009, nous pouvons espérer une rame de 5 véhicules... Avis à la population : pour ne pas perdre le rythme, il nous faudrait un ou deux amateurs de ferronnerie ou de mécanique qui s'ennuient chez eux ou qui veulent prendre l’air.

 

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