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| Historique du Petit Anjou |
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En France, les premières lignes de chemin
de fer sont ouvertes dans les années 1830 dans la région de Saint-Etienne
et entre Paris et Saint-Germain en Laye.
Pour le Maine et Loire, le premier train arrive en 1849
avec l'ouverture de la ligne de Tours à Angers, prolongée jusqu'à Nantes
en 1851. Ensuite, jusqu'en 1880, la compagnie du chemin de fer de Paris
à Orléans et l'administration des chemins de fer de l'Etat ouvrent les
autres lignes dites "d'intérêt général" desservant le département :
Le Mans à Angers, Angers à Cholet et Niort, Château du Loir à Saumur et
Thouars, Angers à Montreuil-Bellay et Poitiers, Angers à Segré et Laval,
etc. En 1938, lors de la nationalisation des chemins de fer, ces différentes
lignes seront intégrées à la SNCF.
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Croisement de deux trains en gare
du Lion d'Angers sur la ligne d'Angers Saint Serge à Segré.
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Malgré un maillage important du département, l'ensemble
de ces lignes laissaient encore à l'écart nombre de régions rurales du
département. Aussi, sous l'impulsion du conseil général, un réseau complémentaire
d'intérêt local est étudié. Après diverses études, la création d'un réseau
à voie métrique est décidée (la voie métrique est caractérisée par un
écartement entre rail de 1 m contre 1,435 m pour la voie normale)
et son exploitation est confiée à la Compagnie des Chemins de fer d'Intérêt
Local de l'Anjou (CFA).
En 1893, la première ligne est alors ouverte entre Angers
et Noyant-Méon en passant par Beaufort en Vallée et Baugé. En 1896, c'est
au tour de la longue artère Saumur à Cholet par Doué la Fontaine et Vihiers.
L'étoile de Beaupréau est ouverte en 1899 et comprend trois lignes :
de Beaupréau à Cholet, de Beaupréau à Nantes par Montrevault et le Louroux-Bottereau
(les 30 derniers kilomètres de cette ligne sont situé dans le département
de Loire Inférieure, aujourd'hui Loire Atlantique) et de Beaupréau à Chalonnes
sur Loire (prolongé à La Possonnière en 1900). Seize ans après l'ouverture
de la première ligne, le réseau nord est prolongé grâce à l'ouverture
de la ligne d'Angers à Candé. Enfin, en 1910 les réseaux nord et sud sont
reliés par l'ouverture de La ligne de la Roche à La Possonnière.
Par ailleurs, dès 1911, la compagnie envisage la construction de
deux nouvelles lignes : une de Beaupréau à Clisson
(Loire Inférieure) et l'autre d'Angers à St Michel de Feins
(Mayenne). Le piquetage de la première était d'ailleurs
fait lors de la déclaration de la guerre de 1914-1918. D'autres
projets visaient à relier le Petit Anjou à ses homologues
des départements limitrophes par des prolongements de ligne de
Noyant-Méon à Rillé-Hommes (Indre et Loire), de Candé
à la Chapelle-Glain (Loire Inférieure) et à La Guerche
de Bretagne (Ile et Vilaine), enfin un raccordement avec le tramway à
vapeur de Saumur. Toutes ces lignes ne seront jamais réalisées,
la première guerre mondiale ayant mis un coup d'arrêt à
tous ces projets. Et l'inflation galopante qui suivra l'armistice ainsi
que l'apparition de la concurrence automobile n'encouragèrent pas
la réouverture de ces dossiers une fois la paix revenue...
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Carte schématique des différents réseaux
ferrés angevins durant l'entre deux guerres, période
de leur extension maximale.
Pour avoir plus de détail sur le tracé
des lignes du Petit Anjou, cliquez ici.
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