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Le cahier des charges prévoyait l'acquisition de 196 wagons de
marchandises pour l'ensemble du réseau ; en fait, leur nombre culminera
à 319 en 1929.
L'augmentation du nombre des wagons fut constante jusqu'en 1926. L'insuffisance du parc obligea même la compagnie à louer 21 wagons à d'autres sociétés et aussi à en acheter d'occasion. Petit à petit, en revanche, à partir de 1938 et jusqu'à la fermeture, l'effectif disponible s'amenuisa. Quelques dizaines de wagons plats resteront en service après 1947, mais tous les autres furent vendus ou démolis à cette époque.
Au total, 130 wagons couverts, numérotés de K 501 à
K 630, furent acquis. Ils se répartissaient en plusieurs types,
différant (selon le constructeur ou l'année de réalisation)
par leurs aménagements, la disposition de leurs ouvertures et leurs
dimensions. Ils étaient surtout destinés au transport des
animaux, mais servaient également à celui des petits matériels
et de marchandises en sacs.
Comme pour les voitures et les fourgons, plusieurs caisses de ces wagons furent vendues à des particuliers lors de la fermeture du réseau. L'AAPA a ainsi pu récupérer les wagons K 509 et K 510 faisant partie de la première série ainsi qu'un exemplaire du modèle le plus répandu mais dont nous ne connaissons pas le numéro (nous l'avons ré-immatriculé K 568).
Les wagons tombereaux étaient de trois types, variant en longueur
et en équipements de freinage. Destinés plus spécialement
au transport des marchandises en vrac de moyenne et faible densité,
telles que le charbon, ils servaient également au transport sous
bâche de blé et de farine en sacs, de graines, au départ
d'Andard, de chanvre dans toute la "Vallée".
Signalons que des essais furent effectués en vue de récupérer quelques-uns des tombereaux des Tramways des Deux-Sèvres (TDS) : une douzaine auraient été loués, mais ils ne furent pratiquement pas utilisés en raison de l'incompatibilité de leurs organes de tamponnement ! Chose curieuse, l'association n'a pas réussi à reproduire ce défaut avec le tombereau Lf 351 des TDS qu'elle a pu acquérir. Peut-être que le problème ne se produit qu'en pleine charge ? La S.E. récupéra par ailleurs 2 tombereaux métalliques auprès du Bordeaux - Cadillac en 1930 ; ils restèrent en Anjou au moins jusqu'en 1935.
Il existait trois sortes de wagons plats : les wagons à ballast (repérés par la lettre "T") ; les wagons destinés au transport de marchandises telles que pierres à bâtir, tonneaux, véhicules, machines, etc. (repérés par la lettre "H") ; les wagons affectés au transport du bois, dont certains possédaient une traverse pivotante pour le chargement de grumes longues et aussi de rails, par couplage de deux wagons (repérés par la lettre "L").
L'effectif de départ comprenait 116 véhicules. Certains étaient équipés d'un frein à vide, les autres seulement d'un frein à main. Plusieurs wagons de la série "T" furent livrés dès avant l'ouverture du réseau afin de participer à la construction. Un certain nombre de wagons plats proviendront de châssis de voitures réformées.
Après 1947, il ne restera que 60 wagons plats pour l'exploitation
de la ligne de Bécon, dont 20 iront peu après à la
ferraille au profit des wagons "girafe".
Quant aux wagons "girafe", constitués d'une benne basculant
sur le côté, ils étaient conçus pour assurer
un déchargement rapide des matériaux de carrière.
Il semble que quelques-uns d'entre eux aient circulé sur le réseau
avant 1947, mais ils sont surtout connus à partir de 1948 puisque
40 unités furent achetées dans un vieux stock américain
à Saint-Denis, à raison de 20.000 francs pièce. Ces wagons devaient ressembler, aux dimensions près, aux berlines des ardoisières de Trélazé achetées par l'association.
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